19/07/2016

Continuons ensemble




Nous avons fait un bon bout de chemin.

Afin de poursuivre l'aventure, je poste ce petit message qui, je l'espère, permettra la survie de ce blog.

A bientôt ... smile

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17/11/2012

L'envie d'avoir envie



Ecrire ou ne pas écrire ? Là est la question !
Sur une feuillle blanche, se penche un crayon. Il a déjà bien vécu, sa mine n'a de mine qu'une pointe ronde à l'allure grossière et sa gomme n'est plus que l'ombre d'elle-même. Qui donc l'a ainsi mordillée ?

Ecrire, qu'écrire ? Là est la question !
Sur la feuille blanche, une main tient le crayon. Elle a déjà tant vécu, sa mine est défaite et son imagination n'est plus ce qu'elle était. Qui donc l'a ainsi perturbée ?

Suis-je ce crayon ou cette main ?

Au clair de la lune, mon ami Pierrot, je vais bien écrire un mot que je sois main ou crayon : il me reste mon autre main pour saisir le taille-crayon et puis n'ai-je pas mille autres trésors dans mon plumier rangé depuis tant d'années sur le coin de la table ? Il n'a pas changé, juste un peu déformé par le temps. Le taille s'y trouve encore et sous un gros marqueur rouge un peu séché, je découvre une gomme toute neuve. Alors, je l'écris ce mot ?

Ecrire ou ne pas écrire? Là n'est plus la question !
Soudain avec une avidité inattendue, la main serre fortement le crayon et ensemble ils tracent sans plus attendre quatre mots magiques sur la feuille blanche : Il était une fois...

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10/10/2011

Retour peu attendu



Il est arrivé sans même que je m'en rende compte. Sur la pointe des pieds. Il m'avait bien semblé sentir son odeur mais je me disais qu'il était trop tôt pour qu'il revienne. Il est revenu en laissant quelques traces de son passage. Il n'est pas resté. Il est passé et m'a laissé l'assurance qu'il allait revenir. Il est comme ça, timide puis avec le temps, il s'affirme, ses traces devenant des marques, des empreintes indélébiles qui mettent des mois à disparaître.

Ne cherchez pas à le retenir. Ne tentez pas de le chasser. Il va et vient comme il l'entend, sans crier gare, sans violence, avec juste une pointe de fermeté.

Il est beau gosse. Il est sauvage et capricieux. Il aime la liberté, le calme et le chaos en même temps. Il est artiste quand il utilise sa palette de peintures pour vous offrir son plus beau tableau. Il est fort, avec un rien nostalgique. Il est tonique, avec un tout anarchique.

Il est passé chez moi, incognito et de nuit : les matins s'en souviennent mieux que les soirs. Il semble désormais sur le point de s'installer, il est prêt, à l'affût d'un signe, d'un geste, d'une date anniversaire car il aime la ponctualité même si parfois il est en avance ou en retard.

Il est arrivé sans même que je m'en rende compte. Sur la pointe des pieds. J'ouvre ma porte, je respire à pleins poumons : l'automne est de retour, qu'on se le dise !

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12/04/2011

Le papillon et l'enfant



L’enfant contemplait le papillon. Son regard le caressait tandis que l’insecte survolait la nature du printemps. Le petit garçon n’avait jamais pris la peine de le regarder ainsi et on aurait dit que l’animal, sentant son admiration, dansait une danse des fleurs rien que pour lui : une marguerite par-ci, un bouton d’or par-là et les deux nouveaux amis s’en donnaient à cœur joie.

Survint alors un gros bourdon qui, de son air bougon, toisa le petit papillon et fit mine d’attaquer le petit garçon. Va-t-en sale bête !, hurla l’enfant effrayé mais l’insecte peu sympathique fit le tour de sa tête en prenant bien soin de bourdonner au creux de ses oreilles, des mots que seuls les insectes piquants peuvent comprendre. Sous la menace, le petit garçon se mit à pleurer si fort que le papillon en sentit son cœur se briser. Va-t-en vilaine créature !, vociféra le copain de l’enfant mais en vain car cela eut pour effet d’augmenter son agressivité, si bien qu’il fonça la tête la première vers son rival volant.

Le choc fut violent et le bourdon, après un virage à gauche, s’envola vers l’horizon où il disparut rapidement. Nos deux amis restèrent quelques instants dans le doute d’un retour possible mais le calme était revenu. Alors, le papillon redressa ses ailes pliées, le petit garçon sécha ses larmes et tandis que l’un survolait à nouveau la nature du printemps, l’autre le contempla, le sourire aux lèvres.

Cette histoire n’est pas possible, me direz-vous : jamais on n’a vu un papillon tenir tête à un bourdon, résister à un tel choc d’attaque et enfin lisser ses ailes pliées comme s’il ne c’était rien passé. Ah bon ? Ce n’est pas possible, ça ? Mais, vous répliquerai-je, dans le monde imaginaire tout est possible ! La preuve, le petit papillon vient de se poser sur mon clavier et le petit garçon m’appelle, au fond du jardin…

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24/03/2011

Le petit bonhomme jaune

Il était une planète bleue où vivait un petit bonhomme jaune. Amoureux du soleil, il se baladait gaiement dans la campagne.

En ce temps-là, la campagne était terne et cela attristait le petit bonhomme jaune. La campagne était son amie et il aurait tant aimé la voir heureuse sous ses pas.

Un matin, alors qu'il traversait une vallée sans tons, il se mit à courir. Il courut loin, loin, loin, jusqu'à la ligne d'horizon. Là, il gonfla ses poumons et il se mit à souffler, souffler, tant qu'il put. Dans un premier temps, il ne se passa rien puis, son souffle coula tel un ruisseau dans la vallée grise qui, petit à petit, se colora de la brume jaune qui jaillissait de ses poumons.

Du jaune en quantité se déversait de ses lèvres en une multitude d'éclabousures qui, au contact du sol bleu, rebondissaient en des milliers de gouttelettes jaunes se teintant de vert, pour finalement ne plus former qu'une immensité verte.

Le petit bonhomme jaune s'essuya la bouche, le nez et des larmes de joies tombèrent sur ce tapis vert qui, imposant, se déroulait devant lui, . Pris de panique, le petit bonhomme crut avoir tout gâché mais très vite, il réalisa que sa création était parfaite : il venait de peindre la plus jolie vallée verdoyante où brillaient ça et là de merveilleux boutons d'or.



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17/03/2011

Le doute de l'indécision



Si j'avais dit oui, je l'aurais eu. Si j'avais dit non, je ne l'aurais pas fait. J'ai dit peut-être et tout s'est envolé.

Si j'avais dit non, je ne l'aurais pas eu. Si j'avais dit oui, je l'aurais fait. J'ai dit peut-être et rien n'est arrivé.

Alors, j'ai peut-être murmuré oui mais je n'ai pas été entendue puis, j'ai finalement prononcé non en hochant de la tête... Imaginez mon interlocuteur qui, sans un oui, sans un non, mais avec un oui qui voulait dire non est sorti de la pièce en me disant : à une autre fois, peut-être...

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26/02/2011

L'attente chez le médecin



Deux heures d'attente chez le médecin. Pas question de saisir un de ces magazines infectés ! Que faire alors ?
J'ai oublié mon GSM à la maison. Incroyable, il me suit partout. Deux heures d'attente sans pouvoir rien faire. C'est long !

J'observe. C'est fou ce que les gens ont peur de se regarder : le regard fuyant des salles d'attente... Bizarre !
Sept personnes avant moi. Tous des hommes. Ils n'ont pas laissé de siège vide entre eux. Secrètement, j'espère que certains sont ensemble. Le petit jeune là, il ressemble fort au monsieur plus âgé, à ses côtés... Peut-être son grand-père ? Cela me ferait gagner une place !

Encore un homme qui entre... Ils n'ont pas honte : tous jouent avec leur GSM qu'ils n'ont pas oublié chez eux, eux ! Je sens que quelqu'un va m'appeler... En plus, je voulais vider ma mémoire, c'est toujours dans la salle d'attente du médecin que je fais ça. Ah, voilà une vieille dame. Elle choisit un magazine. Ils sont donc trois à lire : deux, un bouquin perso et puis cette dame, un magazine infecté.

Le jeune homme va aux toilettes. Quelle horreur, en voilà encore un de nid à microbes ! Il ne se lave même pas les mains en sortant. Le monde est fou... Allez, ça diminue : plus que deux personnes avant moi. Finalement, il y avait deux paires. Pfff, que c'est long !

Je pense à ne plus penser tellement l'ambiance silencieuse m'accable. Il fait chaud. J'avais un livre à terminer moi aussi. Pas pris... C'est vrai ça, il est presque 17h... L'horodateur ! Je n'ai pas mis assez de monnaie, l'angoisse me gagne : si la fliquette passe, suis foutue, elle m'a déjà eue deux fois. On se calme, elle a autre chose à faire en cette fin de journée. Quelle barbe, tous ces bips de GSM ! Tiens, la dame en face de moi a une filante à son bas... Ce n'est pas vrai, voilà que son sac sonne aussi. A son âge ? Elle parle à sa fille que j'entends comme si j'avais l'oreille collée à l'appareil. Pourquoi crie-t-on si fort dans les GSM ? Elle sera en retard pour le souper. Moi aussi ! Bizarre, elle parle en français mais quand son interlocutrice lui demande combien de personnes sont encore avant elle, elle répond : cinque !

La voilà qui chipote dans son sac. Elle fouille. Elle a faim car elle en retire un speculoos qu'elle débale bruyament avant de le grignoter sans complexe. Et crac et crac et crac ! Ce bruit m'énerve... Je n'entends plus que lui et le bruit de pages que mon voisin de droite tourne violemment. Peut-être pour couvrir le bruit Lotus grignoté. Ouf, c'est fini mais la voilà qui replonge avec détermination dans son énorme sac. L'air satisfait, elle en retire un second engin de torture. Et recroque !

Je me demande si la plume de mon stylo qui gratte ses mots sur du mauvais papier les dérange. Je l'espère secrètement et je me mets volontairement à écrire plus vite, d'une pression plus forte. Bien fait ! La porte du cabinet médical s'ouvre : bientôt mon tour... Ils seront trois après moi : 7 + 3 = 10, plus les patients que je n'ai pas vus, à la première heure de consultation... Du travail à la chaîne. Quel drôle de système que ces malades qui se suivent à la queue leu leu.

Allez, suis en bout de queue ou presque, suis la malade suivante, l'angine rouge ou peut-etre la blanche, on verra. Je range mon carnet et mon stylo. La porte s'ouvre : l'au revoir au monsieur, le bonjour à la dame, et je suis avec le médecin. Enfin !

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24/02/2011

Où étais-je donc ?



Le silence était tellement fort qu'il en devenait un bruit. Un drôle de bruit comme un écoulement. L'obscurité était tellement forte, qu'elle en devenait parsemée de points colorés. Des points aux formes changeantes comme des étoiles. L'odeur était si forte, l'humidité si humide que l'on se serait cru dans une grotte. Où étais-je donc ?

Le silence devint bruit, l'obscurité s'illumina, l'odeur disparut et l'humidité devint glaciale. Plus de grotte mais une grande solitude dans un univers hostile et pourtant si aimable. Ou aimant, c'est selon. Où étais-je donc ?

Certains diront : dans un rêve, à coup sûr. D'autres plus timides : au bord d'une falaise, peut-être.... A moins qu'il ne s'agisse du récit d'un accidenté, il parait qu'en cas de coma... ou d'une noyade, pourquoi pas ? Alors, où étais-je donc ?

Mes oreilles me firent mal à cause du frottement, mes yeux brulèrent à cause de la luminosité, on me coinça le nez, on me tordit le cou, on me secoua de tout mon être et on me ficella d'une douceur inconnue. Où étais-je donc ?

En vie, tout simplement... J'aime imaginer ainsi ma naissance puisque la mémoire ne m'autorise pas à m'en souvenir.

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19/02/2011

L'imaginaire perdu et retrouvé



Un mot m'inspira une phrase puis tous les mots se donnèrent la main et m'entrainèrent dans de belles aventures. Ensuite, il n'y eut plus de mots, plus de chaîne et encore moins d'aventure.

La spirale de la vie m'aspira dans l'oral et l'écrit s'envola laissant choir les phrases sur le tapis de mon existence. A regret.

Je viens de trébucher sur l'une de ces phrases. Je l'ai ramassée et elle m'a souri. Ne riez pas, une phrase peut sourire, dans le monde de l'imaginaire ! Le monde de l'imaginaire ? Voilà le mot qui me manquait, le mot ayant laché les autres, rompant de la sorte la chaîne de mes phrases créatrices de mes belles aventures.

Alors, l'imaginaire sous le bras, je m'en vais dès ce soir au gré des mots ! A bientôt...

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30/01/2011

Le temps et rien d'autre...



Un beau matin, j'ai rencontré le temps sur la route de la vie. Il m'a dit de le suivre, sans jamais me retourner. C'est ce que j'ai fait mais après quelques mètres, j'ai cherché à le rattraper pour lui demander de m'expliquer pourquoi je devais marcher toujours droit devant et il a accéléré le pas. J'ai alors tenté de l'arrêter mais là non plus, je n'y suis pas parvenue.

Le temps filait, sautait les obstacles, toujours plus vite, toujours plus rapide, tandis que je le suivais essoufflée, sans pouvoir rien savoir. Sur le bord de la route, il y avait des tas de gens qui avaient réussi à arrêter le temps : ils étaient blèmes, le regard fixe. Alors, j'ai continué à lui ai emboîter le pas, sans perdre une seconde, sans chercher à comprendre. Nous sautions presqu'ensemble les obstacles sur un chemin qui me paraissait désormais si facile.

Soudain, le temps s'est retourné, il m'a souri et a ralenti l'allure. J'ai freiné moi aussi avant de jeter un regard en arrière. Puis, j'ai repris la route sans me presser et sans plus me poser de questions, le laissant me devancer vraiment.

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07/12/2010

Promenade hivernale


Le froid me rougit les joues et me glace les narines mais je poursuis ma route. Les semelles alourdies de neige, les orteils s'engourdissant de gel, je marche. Les bois sont magiques en cette saison, ils regorgent de paysages cartes postales qui feront la joie des prochains calendriers que l'on distribuera une fois l'an nouveau officiellement installé. J'avance. Le silence fait crisser le creux de mes empreintes sur le tapis blanc immaculé de la clairière qui m'accueille à bras ouverts. Je progresse. Où vais-je de si bon matin ?

Deux skieurs de fond me dépassent. Ils sont rapides et souples mais je n'accélère pas le pas. Je marche. Sur la droite, un oiseau agite quelques branches et la neige s'en sépare en un merveilleux brouillard de poudre presque scintillante, sous le timide soleil qui tente désespérément de percer la couche nuageuse de ce frisquet dimanche. Je continue, le sourire au lèvres. Pourquoi m'arrêterais-je de si bon matin ?

Tiens, les traces d'un animal ! Un chat peut-être, ou plutôt un chien. A moins que ce ne soit un animal sauvage. Peu importe, je poursuis mon rythme. Le chemin monte puis tourne, redescend puis se perd à nouveau dans une forêt plus serrée d'arbres gigantesques. Ils s'élancent sveltes et élégants vers le ciel mais ne semblent pas souffrir du froid qui les entoure. Moi non plus. Je marche. Pourquoi frissonnerais-je de si bon matin ?

Tout à coup, la chaleur. L'arrêt brutal. Le bruit. Quel bruit ? Je regarde à droite : l'oiseau a disparu. Il n'y a plus ni skieurs, ni forêt profonde mais mon réveil strident qui me rappelle qu'il est grand temps de me lever...

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16/11/2010

A chaque saison, son microbe


La valse des microbes s'en donne à coeur joie : une petite grippe par-ci, une petite toux par-là et moi et moi et moi !

Le nuage se faufile à travers la ville, sur les dessus des poignées de portes, sous les paumes des mains ou encore aux commissures des lèvres des victimes choisies. C'est l'automne qui en a décidé ainsi car l'été est trop gentil, l'hiver un peu lent et le printemps bien trop préoccupé à faire valser les semences d'un autre ordre.

Il était une fois un petit virus, tout étonné de se trouver là, qui ne parvint jamais à s'accrocher à rien.
Très jeune encore, il avait peu d'expérience et découvrant le monde, il se laissa porter un peu trop loin, manquant ainsi le bébé nouveau-né, la mamy centenaire et l'asthmatique diabétique souffrant d'herpès labial. Il appréciait ce voyage et n'avait dès lors absolument aucune envie de tout gâcher en se fixant sur quelqu'un. Il oublia donc les ordres de l'automne et se retrouva en hiver.

Très vite, il se mit à avoir froid. Il grelotta, il grelotta à tel point qu'il gela. Le nez rouge et les pieds bleus, il se trouva tout penaud au milieu d'un hiver qui ricanait. Alors, il perdit ses forces et tomba dans l'oubli d'une campagne au manteau blanc, sans avoir revu l'automne son maître ou le printemps qui aurait pu lui donner une seconde chance.

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09/11/2010

Il était deux fois

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La vieille dame redressa son chapeau mou, étira sa nuque quelque peu engourdie, mis en place son corsage et poussa la porte. Un homme attablé se redressa sur sa chaise, remonta la monture de ses lunettes et replaça d'un geste rapide une mèche rebelle qui lui barrait le front.

Elle sut directement vers quelle table se diriger et il n'hésita pas une seconde à lui rendre le sourire qui éclairait son visage de mamy bien mise. Elle s'assit en face de lui, comme si elle l'avait fait la veille. Pourtant, 40 ans séparait cette scène banale de celle qui lui avait précédée.

Ils se mirent à parler comme s'ils s'étaient vus le jour d'avant et leur complicité retrouvée effaça toutes ces années où chacun avait vécu sa vie. Ils se souvenaient de tout. De rien. Quelle importance ? Ils étaient bien. Le temps n'avait plus de minutes ni de secondes, il était une bouffée d'oxygène qui remplissait leurs poumons en vue d'une seconde vie.

Passé, présent et avenir se bousculaient en des mots simples : ils étaient encore en vie, sur la même terre, pour quelques années encore...

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02/11/2010

La différence



L'arbre vit ses feuilles jaunir et tomber à ses pieds. Il pensa à l'hiver qui l'attendait, il frissonna et se réjouit d'accueillir à nouveau le printemps.

L'homme vit ses cheveux blanchir et tomber sur ses épaules. Il pensa à l'hiver qui l'attendait, il soupira et accueillit ses petits-enfants.

L'arbre ne put que regarder les saisons qui passaient mais l'homme en profita pour les compter, les vivre, les chanter, les pleurer et les partager avec ceux qu'il aimait.

C'est là, toute la différence...

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16/10/2010

Le détour

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Il avait toujours envisagé sa vie comme un long chemin rectiligne, parfois pentu mais très souvent plat. Il s'y promenait les bras ballants, un pas puis l'autre, sans jamais se retourner.
Sur les bas-côtés, il découvrait ci et là de bien belles choses et s'y attardait, à l'occasion. Il n'avait pour bagage qu'un petit sac sans formes où il glissait de petits souvenirs glanés au fil des jours.
C'était un solitaire. Il avait bien emboîté le pas d'un ou l'autre marcheur mais sans plus.

Un matin, il décida de ralentir le pas, un peu las. Il prit alors un raccourci, juste sur la gauche, sans trop savoir pourquoi. Cette bifurcation l'amena face à une rivière. Il la reconnut sur le champ : jadis il y avait trempé les pieds. Aussitôt, il se déchaussa et s'y enfonça jusqu'à la taille, ce qu'il n'avait jamais osé faire auparavant.
Il fut surpris de l'effet salutaire que cette eau fraîche apportait à son corps fatigué. Il était bien, en toute complicité avec cette amie d'autrefois que jamais il n'avait oubliée, malgré les kilomètres de route qui les avaient séparés durant des années.

Il resta de longues minutes à profiter du bienfait des remous du cours d'eau puis il enfila à nouveau ses chaussures de marche.
Il reprit la route, le sourire aux lèvres et dans le coeur, l'espoir de pouvoir suivre la rivière le plus longtemps possible.

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08/10/2010

Penser ou ne pas penser ?

Il m'arrive de penser à ce que je n'ai pas accompli. Parfois, il m'arrive d'accomplir ce que je n'avais pas pensé.
Et puis, il m'arrive d'accomplir ce que j'avais pensé. Je me demande ce qui est le meilleur...

Ce matin, je n'ai pas regardé le soleil. Ce soir, j'ai vu la pleine lune en sortant les poubelles.
Et puis là, j'écris ces mots que je choisis, juste avant de m'endormir : le soleil était radieux, ce matin et la lune cachée, ce soir...



Chaque instant n'appartient qu'à lui, profitons-en sur le moment, tout simplement.
Et puis, n'y pensons plus !

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01/10/2010

Une drôle d'idée

VOID

Une idée traverse mon esprit, je l'attrape au vol et décide illico de la fixer sur papier. Plus de papier ! Restons in, voyons.
Ah, bon...

Une idée surgit donc de nulle part et hop, se retrouve décortiquée, dépecelée sur les touches de mon clavier.
Quelle drôle d'idée !

La voilà qui se lance en lettres tapées, en syllabes composées, en mots unis au bout de mes doigts.
Où est-elle mon idée parmi ces voyelles, ces consonnes, ces points et ces Delete ou encore ces Ctrl-V Y ou Z ? Elle n'est rien. Elle n'est pas là...
Ah, la voilà... Je tape à nouveau, je regarde, je cherche, je vérifie, j'Escape et, surtout, je Ctrl-S mais je n'ai plus le temps de vivre mon idée, de vivre tout ce que j'écris. De toute façon, je n'écris pas, je tape !

Au diable ce clavier, une fausse manœuvre et tout a disparu ! Où se cache mon idée ? Qui a vu mon idée ? Retrouvez mon idée !
Comment ça, elle s'est effacée ?... Je n'ai plus d'idée ?...

Une idée traverse mon esprit, je me lève, je sors un bloc tout neuf de mon tiroir, j'empoigne mon plus beau stylo, je lui souris et j'écris (avec une tendresse infinie) ces quelques mots, sur la première ligne : Il était une fois...

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10/09/2010

Pomme de terre et nous et nous et nous !

VOID

Que fait une patate qui n'a pas la patate ?

Elle pourrait, me direz-vous, pédaler dans la purée, plonger dans l'huile pour trouver la frite ou encore se coucher en paillasson.

Personnellement, j'en connais qui s'enfermeraient dans le four, qui resteraient allongées des heures sur le grill ou qui risqueraient les 3 minutes au micro-ondes.

Et vous, que faites-vous quand la morosité vous accable ?

Je pédale dans mes pensées, je plonge dans le frigo pour trouver le chocolat ou encore, je me roule en boule.

Il m'arrive de m'enfermer dans ma chambre, de rester allongée des heures sur mon divan ou de me risquer à une balade de 5 kilomètres, le long des quais.

Comme quoi, nous ne sommes pas si différents des pommes de terre !

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31/08/2010

Passé, présent, futur



Un souvenir remonta à la surface. Il reprit vie, un beau matin et, de souvenir, il devint réalité.
Il chassa la réalité qui, à son tour, devint un souvenir.

C'est à ce moment que le projet se manifesta timidement : Et moi alors, qui se soucie de moi ?
Tout étonné, le souvenir se retourna, tandis que la réalité se mit sur la pointe des pieds pour voir qui osait interrompre de la sorte son quotidien. Ils échangérent un sourire complice, qui ne plut qu'à moitié au souvenir, qui se sentit si... loin.

La réalité accéléra subitement le pas, le projet tenta de rester sur place, malgré le temps qui le pressait et le souvenir ne put que constater qu'il ne faisait plus partie du même voyage.

C'est ainsi que la réalité emboîta le pas du projet, laissant derrière elle le souvenir à ses pensées.

Mais très vite, elle eut des remords et revint le chercher. Elle le souleva de terre et le plaça délicatement bien en sécurité dans sa poche.

Tous trois reprirent alors le chemin de la vie car l'un sans l'autre, ils ne pouvaient exister.

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26/08/2010

Comme la rivière

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Il m'arrive certains jours de me pencher en avant au-dessus d'une eau limpide, d'une eau rapide, d'une eau vivante. Elle s'écoule selon le terrain, selon son rythme, selon la saison. Je la regarde et elle me transporte avec elle, dans son lit de quiétude.

Il m'arrive certains jours de me pencher en arrière, sur ma vie. Elle n'est pas si limpide que l'eau de la rivière. Elle s'écoule selon les saisons, elle aussi. Je le regarde et elle me laisse sur place, dans mon lit de souvenirs et d'espérances...

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03/08/2010

Les passants

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Une petite vieille passa par là. Elle la remarqua et lui sourit. Un vieux monsieur à chapeau gris l'évita de justesse et lui jeta un regard plein de mépris. Une demoiselle l'enjamba sans réaction, tandis que le garçon suspicieux qui l'accompagnait se retourna trois fois comme pour mieux la dévisager.

Un petit garçon chercha à la pousser du pied mais entraîné par sa maman, il ne put que la frôler. Une petite fille à la robe immaculée en fit le tour en sautant sur un pied, sous l'oeil agacé de son papa.

Un chien boîteux la reniffla sans rien y comprendre et le jeune chiot du marchand de frites du coin chercha en vain à la mordiller.

Je me demande ce que vous auriez fait si par hasard vous étiez passé par là ? Peut-être l'aurais-je ramassée, si j'étais passée par là. Ou piétinnée car que peut-on faire d'une idée qui passe ?

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26/07/2010

Le cri du loup

J.jpg


Pourquoi le loup crie-t-il à la lune ? Il s'époumonne, tendant le cou et tient le coup en s'époumonnant.
Pourquoi le loup hurle-t-il à la mort ? Solitaire parmi les hommes, il crie la vie la gueule ouverte.

Le loup fait face, animal de l'ombre. Le loup fait peur, animal de légendes.

Certains soir, je l'entends crier en moi, il s'époumonne en silence dans le noir de mon coeur...

 

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16/07/2010

Un mot rencontre des mots

Message.jpgTiens, qui voilà !

On se connait ?

Mais, c'est bien sûr : Hollynx, vous vous souvenez ?

Point du tout...

Hollynx et ses mots. De bien petits mots, certes mais des mots de tous les jours qui s'enfilent sur le fil de la vie pour en faire un collier de souvenirs, de projets ou de tranche de vie.

Je me disais bien que votre style me rappelait quelqu'un... et, que me vaut cette interpellation ?

Mon retour... Je reviens. Je reviens du silence pour parler un peu à qui voudra bien m'entendre.

Je vous entends bien et... j'aimerais vous écouter à nouveau.

Alors voilà... Vous revenez ici demain ou après, vous oubliez tout ce qui s'est dit avant car cela date d'une autre plate-forme qui a modifié la forme puis vous formez le voeu d'y trouver un mot ou deux, deux idées ou plus, cela dépendra des jours ou plutôt des semaines car je ne pense pas venir m'asseoir tous les jours sur le banc de Skynet.

Le banc de Skynet ?

Vous ne pouvez pas comprendre.... Vous reviendrez ?

Pour moi, le rendez-vous est pris !

Alors à très bientôt mais chuuuut, parlez-en autour de vous !!!

 

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13/01/2010

Petite halte salutaire

Salut-bis
Je mets ce blog en repos pour quelque temps....

Ecrire des textes ou des petites histoires m'amusait jusqu'à il y a peu mais au fil des années, cela est devenu une obligation me demandant un effort.
Ce blog est mon plus ancien et je pense qu'il ne correspond plus ni à la mentalité des blogs d'aujourd'hui, ni à mes motivations personnelles.

Je ne le ferme pas et je ne le laisserai pas mourir de sa belle mort si toutefois belle mort il peut y avoir !

Je fais juste un break et je vous reviens dans quelques temps avec une autre formule me permettant de retrouver mon amusement d'antan...

Écrit par Hollynx   |     |   |   1 passage(s)

24/12/2009

Tout simplement...

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Peu importe les mots
Peu importe l'orthographe
Peu importe la syntaxe
En ce jour de Noël, la magie des mots est l'amour

Joyeux Noël à toutes et à tous...

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20/12/2009

Il neige

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Tombe la neige sur le petit village. Elle recouvre le paysage lui donnant ainsi un air de carte postale. Tout se fige sous le frima, à l’exception des fumées s’élevant des cheminées.
Depuis midi, les flocons tombent du ciel, tandis que les fumées y montent lentement. Un croisement subtil, un échange des dieux vers l’Homme et des hommes vers Dieu.

Le silence règne. Tout se transforme sous la baguette de Dame Nature sans qu’aucun bruit n’altère l’impression de plénitude que ce spectacle crée en moi.Je suis en dehors du décor que je pourrais, si je le voulais, dessiner du bout du doigt sur la vitre de ma cuisine. Mais, pourquoi gâcher l’œuvre qui se crée devant mes yeux, pourquoi y apporter un subjectif mouvement qui le ferait basculer dans le réel de ma conscience ?
Je veux garder en moi ce sentiment étrange qui me prend à l’estomac, comme à chaque événement exceptionnel.
Serait-ce cela le Bonheur ?
Je suis seule et je n’ai pas envie de partager ce moment. Egoïstement, je veux le voler, le garder, le calfeutrer dans ma mémoire, afin qu’il rejaillisse lors des moments difficiles, de joies intenses, de nuits sans sommeil.

Un oiseau traverse le ciel. Ses ailes caressent, l’espace d’un instant, les volutes de fumée de la maison de mon voisin. On dirait qu’il prend plaisir à y planer quelques secondes, avant de s’éloigner.
Le voici qui revient. Peut-être se réchauffe-t-il le bout des plumes. Cette pensée me fait sourire. Je suis bien.
Comme j’aime ces moments de solitude où, telle cet oiseau, je suis libre. Libre de caresser des yeux la beauté de la nature, vierge des Hommes et de leurs contraintes.

Un bruit me fait sursauter. Des lumières colorent d’orange l’horizon. Une masse sombre macule mon étendue blanche, jusque là immaculée.
Le camion d’épandage a tout gâché, me faisant brutalement tomber du sublime au réel quotidien : il me reste deux mannes de linge à repasser !

Écrit par Hollynx   |     |   |   1 passage(s)

13/12/2009

Une vie de papier

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Tout commence par un faire-part de naissance que suivent les photos d'anniversaire, les emballages cadeaux, les cahiers d'école, les cabanes en carton, les dessins pour maman, les cocottes en papier, les copions oubliés, les pense-bêtes improvisés, les premières lettres d'amour, les copains éloignés, le diplôme souhaité, les photos de vacances, le CV envoyé, la lettre d'embauche, l'invitation au mariage, les premières factures, le tonton oublié, les cartes postales et le courrier amical, les livres dévorés, le premier bébé, le procès mal digéré, l'achat de la maison, le dico consulté, la note du super-marché, le concours gagné, l'héritage de mémé et le lotto raté, les dossiers au boulot et le journal dans le métro, la serviette au resto, la boîte à chaussures qui ennuie et la caisse à souvenirs qui enivre et puis, le testament, la liste des médicaments, un faire-part de décès, un billet perdu l'année précédente que l'on retrouve soudain en feuilletant l'album photo d'une vie en papier mâché.

Écrit par Hollynx   |     |   |   3 passage(s)

23/11/2009

D = D = D

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Le dé se dandine sur la table : il n'a pas envie de jouer. Les doigts contrariés de Dany le saisissent et le lancent violemment sur le plateau de jeu. Le dé se dit qu'il en a plein le dos de se faire secouer ainsi et s'arrête net, à cheval sur l'arête du jeu. Cassé, hurle une voix d'enfant !

A demi étourdi des tours et détours que le petit garçon lui fait à nouveau subir, le dé se repose un instant sur le deux. Perdu, crie une petite fille tandis que le Dany, furax, empoigne le dé et le jette à nouveau comme si personne n'avait vu qu'il trichait.

S'enchaînent ensuite des cris, des pleurs, des coups de pieds et notre ami le dé termine la partie seul au milieu de la table désertée.

Il n'est pas bon d'être dé, dites-moi !

Écrit par Hollynx   |     |   |   0 passage(s)

15/11/2009

Microbes sur le D

Le temps passe, le temps file et je n'ai pas encore jeté les dés !
Je m'en vais faire dodo et je reviens demain avec sous le bras, un tas de D plus fous les uns que les autres...
Dites donc, vous ne croyiez pas que je vous avais oubliés ?

Et pour vous faire patienter, ces quelques mots de saison...




Je suis partout, votre vie est mon univers. Si l’été je somnole, aux premiers signes de frima, je me réveille avec entrain.
Je rampe sur les surfaces dures, je gigote dans les liquides, je m’enfonce dans les crevasses et je me cramponne sur les étoffes. J’adore l’humidité de vos aisselles, la chaleur de vos replis, l’intimité de votre bouche.

Vous ne pouvez ni me voir, ni me sentir, ni même m’entendre car la nature m’a fait si petit. Pourtant, je suis partout avec vous, sur vous, en vous.
Si vous saviez comme cela est triste de ne pas pouvoir communiquer avec vous qui partagez ma vie. Alors, dès que je le peux, je m’active afin que vous sachiez que je suis là à vos côtés. Je gonfle vos tissus, je rougis votre peau, je fais battre votre pouls ou encore je me loge au fond de votre gorge mais jamais vous ne semblez satisfaits de ces marques d’attention et vous cherchez à vous débarrasser de moi. Vous éternuez, vous toussez, vous expectorez, vous désinfectez, vous arrachez, vous opérez, vous arrosez de produits brûlants ou encore vous m’atteignez en plein cœur, par voie lymphatique ou sanguine, à l’aide de je ne sais quelle substance médicamenteuse.

Avez-vous déjà pris la peine de chercher à me connaître ?
Jadis, vous avez inventé un superbe instrument à cet usage et l’électronique vous apporte désormais la possibilité de me voir en couleurs, en trois dimensions, en mouvement ou en coupe transversale.
Si vous saviez comme j’aimerais être reconnu mais la nature est ainsi faite, je mets en péril votre vie et c’est vous qui, pour sauver la vôtre, à chaque occasion, m’assassinez : les microbes n’ont pas droit de vie dans le monde des hommes.
À chaque mutation, à chaque attaque, à chaque épidémie, vous réagissez. Parfois même vous anticipez. Le combat n’est pas équitable et c’est pourquoi, au bout du compte, nous nous avouons vaincus et disparaissons à tout jamais.

À moins que, quelque part, nous attendions notre heure, tapis dans une cellule congelée d’un pôle ou encore au fond de l’épuisette d’un chercheur fou…

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30/10/2009

Panique chez Halloween

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Le fantôme a troqué son drap blanc et se promène désormais sur le balai de Dame sorcière. Celle-ci a préféré le regard de feu de la citrouille qui, à son tour, s'est emparée de la toile de l'araignée que la chauve-souris initie en vain au vol de nuit.

C'est la révolution au monde d'Halloween : aucun n'est satisfait car tous voudraient faire la fête d'une autre façon mais les cauchemars ne l'entendent pas ainsi. Il est vrai qu'un fantôme sur un balai est rigolo, une sorcière aux yeux de citrouille est plutôt jolie, une citrouille aux cheveux toile d'araignée est ridicule et une chauve-souris découragée de remettre une araignée sur ses pattes ne fait peur à personne.

Vraiment, il n'est plus bon d'être sujet à faire peur la nuit d'Halloween !

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