29/02/2004

Ponctuation

Point rencontra Poing et ce dernier lui tapa sur le nez. Cela lui donna l'air d'un point-virgule mais ce ne fut point le point final de leur aventure. Le regard en point d'interrogation, il n'en revint pas mais mit un point d'honneur à ne pas riposter, le coquin ayant tourné le coin.
Point, tout en rondeur, regarda ses mains: deux mains, dix doigts mais impossible d'en faire des poings. Qu'ils plient ou qu'ils se nouent, ses doigts restaient aussi raides que des points d'exclamation.
Le lendemain, Point les mains sous les bras, revint au point d'impact de la veille: plus de Poing, rien. Jouant avec ses mains, il s'impatienta. Il s'impatienta si bien qu'il ne vit point le temps passer et le surlendemain, plus de mains, plus de poings car était née la parenthèse.
Point, tout étonné, n'en crut pas ses yeux : ses mains devenues courbes, quelle aventure!
C'est à ce moment qu'apparut Poing. Celui-ci ricana quand il aperçut Point puis, il analysa point par point la nouvelle situation. Il tapa du poing sur le mur, tant il la trouvait drôle, ce qui ne plut pas à Point qui bondit les deux mains  (pardon: les deux parenthèses) en avant.
Point d'hésitation, point de remords, il enferma Poing dans son étau. Poing ruait poings et pieds liés mais il ne put se libérer.
 
Ne voyez aucune morale à cette histoire, il n'y en a point.
C'est l'histoire de deux points qui ne voulurent pas finir en tréma, écrite de ma main, le poing en poche avec entre parenthèses mon humour et ma joie.


Écrit par Hollynx   |     |   |   10 passage(s)

25/02/2004

Théière

Je dois en avoir une vingtaine. Peut-être plus. L'une d'entre elles, minuscule, est en plastique. Elle date de mon enfance et faisait partie de ma dînette verte dont plus rien ne subsiste. Les côtés sont griffés, devenus mats et le couvercle si usé qu'il ne tient plus en place.
J'en ai préparé des mixtures dans son ventre quand je recevais des copines de mon âge. Nous dévalisions la pharmacie de ma mère, le mercurochrome faisant office de fruits des bois et le talc de sucre impalpable. Nous accompagnions le tout de biscuits faits sable et eau que nos poupées dégustaient sans joie.
Quarante ans plus tard, je cherche encore en vain les traces de ces tisanes improvisées.
Je ne vois désormais en mes week-end que les brocantes éventuelles afin de toujours enrichir ma collection. Elle est devenue le sujet de toutes mes conversations, le but de tous mes loisirs, l'engloutissement de mon argent de poche mais rien n'y fait: ma théière verte reste ma préférence.
A quoi bon de véritables théières, j'ai toujours détesté le thé.

Écrit par Hollynx   |     |   |   10 passage(s)

19/02/2004

Crayon

L'écrit qui pleure.
L'écrit qui rit.
L'écriture de chaque instant...
 
Tout commença à la vitrine d'un papetier. Depuis des mois, couché dans mon étui, je rêvais du plumier douillet d'un écolier quand, un jour, la maman de Tanguy m'acheta.
L'enfant fut tellement content de ce cadeau inattendu qu'il préféra ne pas me mêler aux crayons usés de son plumier. J'étais magnifique, coiffé de ma gomme et le corps couvert des drapeaux du monde entier. Le petit garçon me manipulait avec soin et me taillait à peine, de peur de m'user, moi aussi.
Deux jours plus tard, il m'emmena à l'école. J'allais enfin connaître la vraie vie. Eclatant de beauté, à côté du plumier défraîchi et de la règle griffée, je ne perdis pas une minute de la leçon de calcul, ni de la dictée du jour. Hélas, en fin de journée, fatigué, je n'avais plus guère la même allure et Tanguy me jeta sans précaution dans la poche extérieure de sa mallette. Qu'il y faisait noir, sale et humide! C'est avec difficultés que durant tout le trajet du retour, je luttai contre les cahots violents qui me dirigeaient dangereusement vers un trou béant, au travers duquel j'apercevais le trottoir. Quelle angoisse! Arrivé dans ce que je croyais être la chambre de l'enfant, je me vis propulsé dans un horrible placard jouxtant l'escalier. Une nuit terrible!

7h30. La porte s'ouvrit. Ballottements indescriptibles, lancer sans ménagement sur le pavé de la cour de récréation puis, contre toute attente, une chaleur douce: nous étions en classe. Tanguy m'oubliait-il que sa mallette restait fermée? Après un long moment, le soulagement: une main me saisit.
La première leçon fut un contrôle de math. Le gamin n'avait pas étudié. J'en fis les frais car il me mordit, me tordit et troua ma coiffe de son compas sadique qui n'y trouva sans doute pas son compte car il me perça de trous jusqu'à la pointe. C'est ainsi que quand se termina l'exercice, je gisais anéanti dans la rainure du banc, tandis que les enfants quittaient la pièce en des cris perçants. Nous restions seuls, tous dans le même état: bics, marqueurs, stylos, épuisés d'avoir trop couru de gauche à droite.
Au bout d'un moment qui me parut bien court, la sonnerie retentit et Madame Lapointe, le professeur de dessin, fit son entrée. Tanguy détestait le dessin. Je pris peur. Ne sortirent dès lors de moi que de pâles traits minces. Furieux, l'enfant redoubla la force de sa pression et ce qui devait arriver arriva: je perdis la tête.
Afin de sauver sa production artistique, il m'introduisit plein de rage dans le taille meurtrier. Quelle douleur! Mon supplice dura cinquante minutes, du bloc de dessin rêche à la lame coupante.
Quand enfin Madame Lapointe sortit,  je me laissai glisser, fourbu, dans la rainure du banc qui comme la première fois m'accueillit les bras ouverts. Lamentable, méconnaissable, je gisais sans force et finis par m'abandonner à un sommeil réparateur bien mérité.
Ce bien-être fut de courte durée car les lumières se firent tout à coup violentes et un vacarme insoutenable me sortit de mon état de béatitude. Avec stupeur, je découvris qu'une dame au regard mauvais et aux gestes brusques empoignait tout ce qui traînait. J'étais de ceux-là et sa main froide me jeta dans une énorme boîte de fer blanc qui sentait la rouille. Comme dans un cauchemar, cet endroit résonnait des plaintes inutiles de bics, stylos, gommes, compas et autres objets abandonnés.
C'est ainsi que moi, le beau crayon, chéri pendant seulement deux jours, je dus partager le lit de fortune de pauvres diables oubliés.

Écrit par Hollynx   |     |   |   15 passage(s)

Solitude

Ce n'est pas un hasard si ce soir j'ai choisi le mot "solitude" dans ma boîte à mots.
Dans une de mes nouvelles, Stéphane perd Emma.
Nous avons tous une mère disparue, un enfant mort-né ou un frère décédé.
C'est pour eux et pour d'autres qui se reconnaitront que je reprends cette lettre de Stéphane.
 
Comme tu me manques...
Une fois encore, je prends la plume pour te parler. Je sais que jamais tu ne liras ces lignes et pourtant, c'est à toi seule que je les dédie. Toi, mon unique amour.
Ce monologue épistolaire me fait tant de bien: j'écris pour ne pas pleurer.
Quand je pense à toi, Emma, j'effleure le papier comme je voudrais que mes doigts effleurent encore ton corps. J'y trouve le même bonheur, la même ivresse. Les mots sont mes baisers, les métaphores, mes inavouables fantasmes. Je te les envoie par-delà la syntaxe, par-delà les frontières, par-delà notre passé, notre présent, notre futur.
Plus je caresse cette feuille, plus mes yeux se brouillent. Au bout de l'ultime effort pour les garder secs, mes larmes jaillissent et inondent ma prose comme, jadis, mon amour ruisselait en toi.
Emma, j'ai encore tant de choses à te dire et tant de choses à t'offrir. Je ne vis que par toi, comme ces mots sont à l'encre qui les anime. Certains diront qu'il est stupide d'ainsi perdre son temps à écrire des mots tant usés qu'ils sonnent creux. Mais, je sais que si d'aventure ton regard se pose sur eux, tu liras entre les lignes, tu te laisseras bercer et ils redeviendront nôtres, messagers de mon coeur, témoins de notre bonheur.
Ces mots sont la racine de notre idylle dont plus rien ne subsiste que ces traces d'encre, dessinées avec amour de la main qui, pendant des années, te rendit heureuse.
Je reste seul dans un désert de tendresse aux dunes de tristesse. Où sont tes oasis de caresses?
Je marchais heureux, rassuré par ta présence. Un superbe voyage aux paysages  pastels. Maintenant, tout est gribouillage de par ton absence.
Emma, tu vis bien quelque part. Je refuse pour toi le nulle part. Notre amour était tellement beau, tellement fort, tellement vrai.
Comme tu me manques...

Écrit par Hollynx   |     |   |   5 passage(s)

13/02/2004

Amour

Je suivais le long et froid couloir de ma vie sans véritable destination quand tout a basculé.
Un matin, le couloir était mal éclairé et mes pensées si obscures, j'errais dans mon intemporalité intérieure et j'ai croisé votre regard. Plus tendres qu'un aveu, vos yeux m'ont regardée; plus douce qu'une caresse, votre voix s'est fait sourire. Sans rien demander en retour, vous avez fait face à mon âme endormie qui ne cessait de voyager à travers misères et chimères.
Les années s'étirent depuis cette rencontre et jamais le gouffre qu'elle creusa ne se comblera. Il reste béant en mon coeur, aussi désert que ce quai qui ne voit arriver que nostalgie, sans nulle trace de convoi quotidien.
Statique, je reste là à attendre silencieusement mon train, tandis que mes pensées vagabondent bruyamment sur les rails de mes souvenirs. Votre visage, plus beau qu'une photo jaunie, habite ma mémoire; plus réelle qu'un banal enregistrement, votre voix résonne encore en moi. Fantasque mémoire qui rend subjective, avec l'aide du temps, les circonstances de notre rencontre. Parfois, je la sens défaillir: comment vous ai-je rencontré? Le flou cherche à s'imposer inlassablement à moi. Vous passiez par là. J'allais par ici. Deux routes qui se rencontrent, qui se croisent, qui se séparent.
Le doute va-t-il épouser le flou? Vous ai-je vraiment rencontré, entre deux portes, deux quais, deux rails, deux êtres, deux moi?
L'écho de ces lieux est soudain le seul témoin de mon hurlement, il en perd la voix alors que je m'époumonne, désespérée: je n'ai pas fini de vous aimer!
Je n'ai pas fini de vous aimer...
J'ai croisé votre regard, pénétrant et noir. J'ai serré votre main, sans penser au lendemain. Puis, demain est venu et jamais je ne vous ai revu. J'ai entendu votre voix et j'ai désiré vos bras. Vous m'avez remarquée et je ne vous ai pas oublié.
Non, je ne vous ai pas oublié...
Vous hantez mes heures quand il m'arrive de rêver de bonheur. Je ne vous ai pas dit combien vous me plaisiez car vous êtes un amour impossible, votre coeur ayant d'autres cibles.
Que Dieu me vienne en aide. Il sait à quel point je vous aime mais, vous êtes son serviteur et il préfère garder votre coeur.

Écrit par Hollynx   |     |   |   13 passage(s)

10/02/2004

Illusion

Assis sur le haut tabouret d'un bar minable, il était seul. Face à lui, un whisky ordinaire, quelques bouteilles à moitié pleines, des verres gras et puis quelques autres poussiéreux.
Il noyait sa solitude dans cet endroit car être seul dans un lieu public lui paraissait beaucoup moins pénible que dans la solitude étroite de sa chambre mansardée.
Il noyait son ennui dans l'alcool car il n'était pas assez lâche pour la noyer dans l'eau de la rivière toute proche.
Il l'aperçut dans le miroir qui lui faisait face. Elle était encore jeune, ni belle ni laide. Sa robe noire était stricte, sans plus. Elle ne portait aucun bijou et ses yeux cernés de brun étaient nus de maquillage. Elle lui sourit mais il tarda à se retourner tant son reflet le fascinait. Il lui emboîta le pas et ils remontèrent la rivière. La berge était calme. Le décor était calme. Tout semblait calme. Il sentait sa présence et cela le rassurait. Elle était discrète, complice et tendre.
Il rejoignit le bord, les pieds au ras de l'eau. Le courant était inexistant à cet endroit.
Assis, il était seul. Face à lui, une rivière ordinaire, quelques rochers à moitié recouverts, des plantes aquatiques et quelques insectes aussi.
Il noyait sa solitude dans cet endroit car elle n'avait pas voulu qu'il reste seul dans ce lieu public, aussi péniblement seul que dans sa chambre mansardée.
Il noyait son ennui dans cet instant car il n'était pas assez courageux pour le noyer davantage dans son whisky abandonné sur le comptoir du café sordide qu'il venait de quitter.
Il l'aperçut dans le reflet que la lune faisait à la surface de l'eau. Elle était vieille, belle et laide à la fois. Sa robe blanche était décolletée, sans manches. Elle portait une chaînette en or et ses yeux bleus étaient joliment maquillés.
Elle lui sourit et il ne tarda pas à l'étreindre. Ils firent l'amour à plusieurs reprises et, au petit matin, il n'y avait plus trace de leur passage.

Écrit par Hollynx   |     |   |   6 passage(s)

07/02/2004

Féérie

Par une douce fin d'après-midi de septembre, je me promenais le long de l'Amblève. J'étais seule et le bruit de la rivière réchauffait mon coeur et mon âme. La nature s'était déjà vêtue de ses habits d'or et les derniers rayons de soleil ne la rendaient que plus belle dans une telle parure. Je me délectais de ce spectacle de sons et de lumières quand soudain, venu de nulle part, un gnome m'emboîta le pas.
Inquiète, la tête encore remplie de ces légendes peu rassurantes qu'on vous raconte les soirs d'hiver, je ne pus faire un pas de plus. Il me dépassa, sauta sur la roche la plus proche, s'y assit et me dévisagea de ses petits yeux vifs. Vieux, quoique sans âge, barbe et cheveux blancs, il paraissait plus curieux que dangereux. Tentant de garder mon sang froid, je lui jetai un regard anxieux avant de poursuivre ma route, d'un pas plus rapide, je l'avoue.
Imaginez ma stupéfaction quand, tout à coup, je le découvris quelques mètres plus loin, assis à califourchon sur une souche d'arbre. Il ne pouvait être à ce point rapide et la seule explication qui me vint à l'esprit fut qu'il avait le pouvoir de disparaître et de réapparaître à loisir.
Que me voulait ce petit génie, gardien de ces lieux isolés, qui m'observait et me suivait sans mot dire? Quand arrivée au bout de l'allée des Fonds de Quarreux, je me décidai à rebrousser chemin, je m'aperçus qu'il n'était pas seul. Ils étaient dix, peut-être vingt, à me dévisager en silence. Certains avaient un bonnet vert, d'autres un bonnet rouge mais tous portaient une énorme barbe taillée en pointe.
Les oiseaux se sont tus, la rivière s'est arrêtée de couler, la nuit a étendu son rideau gris, j'ai senti mon coeur s'emporter et j'ai vu leur regard briller de mille feux. Alors, l'un d'eux s'est approché de moi et m'a offert un collier d'étoiles. Je l'ai passé autour de mon cou et en redressant la tête, j'ai découvert que tous ces petits hommes étranges avaient disparu.
La rivière a repris vie, un hibou a ululé et la fraîcheur du soir m'a enveloppée. C'est à la lueur de la lune que je suis rentrée chez moi.
J'ai accroché le collier d'étoiles à ma fenêtre, avant de m'endormir en des souvenirs féériques. Le lendemain, il n'y avait plus trace du bijou.
A maintes reprises, je suis retournée sur les berges de l'Amblève: jamais plus je ne revis ces mystérieux habitants de la forêt.
Toute cette histoire n'avait-elle été qu'un rêve comme beaucoup ont cherché à me le faire croire? Si vous en doutez, par une douce fin d'après-midi de septembre, allez vous promener aux Fonds de Quarreux: vous en reviendrez le coeur et l'âme à jamais transportés.

Écrit par Hollynx   |     |   |   6 passage(s)

04/02/2004

Bus

Un bus, rien de plus. Je ne suis qu'un bus de la ligne Picpus.
Coiffé de ma destination, je porte le numéro zéro car je roule dans l'imagination de personnes essayant de chanter ma vie.
Que dire d'un bus de la ligne Picpus?
Pas facile de me repérer avec mon numéro zéro car la société des transports n'a pas prévu d'arrêt à mon intention. Plus on me cherche, moins on me trouve! Je connais une fille qui tomba endormie le stylo à la main, avant même d'avoir pu m'imaginer en mots.
Un bus, on le voit mais en parler, c'est autre chose. C'est pourquoi moi, le bus de la ligne Picpus, j'ai décidé de hanter les pensées de Hollynx. Toute la nuit. Rigolo, macho, au petit trot, j'ai sillonné ses neurones et elle a eu beaucoup de mal à s'endormir. Cependant, une fois couchée sur papier, dans quelques instants (si Hollynx tient le coup!) mon âme rentrera au dépôt. Mon dépôt à moi, le bus numéro zéro.
Quant à vous qui lisez ce blog, ce texte et ce post qui m'est dédié, quand vous monterez dans un bus de la Tec ou autre compagnie, qui que vous soyez, pensez à moi: votre trajet en sera plus court...  

Écrit par Hollynx   |     |   |   7 passage(s)

01/02/2004

Océan

Elle s'est allongée nue à ses côtés. Tout près, très près, trop près. Il s'est approché d'elle et l'a caressée de ses lèvres amoureuses. Effleurement doux puis de plus en plus fort. Elle s'est laissée bercer par ses baisers puis emporter en victime consentente, de tant de bonté. Elle a glissé en son sein. Progression lente puis de plus en plus rapide. Elle s'est laissée engloutir par son étreinte et s'est donnée à lui pour l'éternité.
 
Entre ciel et terre, elle avait senti sur sa peau chaude et bronzée le désir qu'il avait de l'emmener. Elle était restée immobile à regarder ses vagues taquiner sa chair encore jeune, l'écume l'entourer sans jamais la recouvrir, le courant devenir plus puissant et puis le calme retrouvé. Paisible entre deux eaux, elle avait regardé le fond, un autre monde dont elle était désormais la frontière, une moitié de son être à la terre et l'autre à la mer.
 
Elle avait choisi l'océan parce que la terre l'avait déçue. La vie qu'elle y découvrait valait bien la mort qu'elle redoutait. Elle se laissa glisser, glisser, glisser. La caresse des courants l'accompagnait dans sa gracieuse descente. Sa chevelure épaisse s'éparpillait au-dessus d'elle, tandis que de petites bulles virevoltaient à ses côtés. Elles donnaient à cette scène des allures de ballet céleste que quelques poissons curieux venaient perturber de leur présence aquatique. Une méduse s'approcha d'un peu trop près et d'un mouvement de main, la jeune femme la poussa sur le côté. Ses pieds touchèrent un rocher, sa poitrine s'enfonça dans le sable moëlleux, elle se retourna sur le dos, elle contempla le décor qu'elle avait choisi et ferma les yeux de bonheur sur le fond de l'océan .

Écrit par Hollynx   |     |   |   11 passage(s)