28/08/2005

Au rythme des marées...

Le gardien du phare veille à sa lumière
La lumière qui guide le bateau
Le bateau qui inspire le poète
Le poète qui écrit des vers
Les vers que lit le gardien du phare

Écrit par Hollynx   |     |   |   5 passage(s)

23/08/2005

En vacances



On se retrouve lundi, des mots plein la plume...

Écrit par Hollynx   |     |   |   3 passage(s)

17/08/2005

Souvenir

J’ouvre la boîte.
Une petite boîte bleue, jadis écrin d’un quelconque bijou. Je l’ai découverte l’autre soir, au fond d’un tiroir. J’en avais oublié l’existence jusqu’à ce jour où je la retrouve avec une joie intense.
Elle me semble familière et étrangère à la fois, une impression mélancolique, baignée d’un bonheur d’amertume.
C’est une toute petite boîte dans laquelle se trouve, couchée en spirale, une mèche de cheveux. Une boucle blonde, endormie à jamais depuis tant et tant d’années.
Pour elle, le temps s’est arrêté, elle n’a vécu que quelques ans, sans avoir à affronter la marque des époques. Elle n’a connu que l’amour de mes parents, la joie de mes jeux d’enfant, mes lectures d’images et mes chansonnettes câlines.
Elle est là, vierge de tout, brillante et soyeuse, intemporelle et inerte et ne connaîtra jamais la maturité et la grisaille, ainsi protégée dans son coffret, pour l’éternité.
Une existence sans espace et sans temps. Une vie sans vie. Je la regarde avec le plus grand respect.
Je referme la boîte.

Écrit par Hollynx   |     |   |   11 passage(s)

11/08/2005

Tête-à-tête

Je n’ai ni rêve ni grandes envies, j’ai des coups de coeur et de petits désirs comme cette journée passée seule à la mer.
J’aime la côte entre amis, en famille ou en amoureux mais je la préfère en tête-à-tête, lorsqu’elle se dévoile à moi seule, sans retenue.
Aujourd’hui, elle s’est livrée à moi : j’ai humé la senteur de sa marée, j’ai senti sous mes pieds le moelleux de son sable humide, j’ai découvert et admiré les trésors de son être et j’ai goûté aux fruits de sa chair.
Nous avons communié dans un sentiment de simplicité, sans la complicité du soleil qui, jaloux peut-être, s’amusait avec les nuages, sans même se soucier de nous.

J’ai des coups de coeur et de petits désirs comme cette envie, déjà, de la retrouver alors que le train m’éloigne d’elle et que mon stylo la fixe sur papier.

Écrit par Hollynx   |     |   |   7 passage(s)

10/08/2005

Morale des pauvres gens qui...


Lumière d’un soir, pionnière d’aventures et en soif de savoir, elle délaissa sa devanture.
Mignonne de la nuit et d’une robe peu vêtue, seule, elle partit et ne revint jamais.
Les anges de la mort l’enlevèrent à nous. C’était là son sort : ils apposèrent leur courroux.

Sombre légende de village, triste fin d’une enfant facile, peut-être moins sage qu’il n’y paraissait, en cette soirée de printemps.
Ne croyez pas ces histoires, elles se veulent morale et ne trahissent que la peur des pauvres gens envieux.

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

04/08/2005

Tic-tac

Tic-tac fait le gros réveil, tournant tantôt les yeux à gauche, tantôt à droite. Tic-tac, répète-t-il inlassablement, tout en pivotant ses aiguilles sans que jamais elles ne rebroussent chemin.
Tic-tac, tic-tac, tic-tac !
Est-ce son coeur qui bat, un hoquet, un rire, un soupir ? Tic-tac, tic-tac, tic-tac... Il résonne dans le noir, il fait écho dans la nuit, chiffres fluo et yeux rouges. Tic-tac.
Les voilà qui s’emballent. Tic-tac, tic-tac, tic-tac ! Ils délirent, clignotent, m’effrayent, m’absorbent. Des yeux ronds aux paupières saillantes, tic-tac.
J’approche et j’observe, quand tout à coup, tic, le tac disparaît. Un tic sans tac, un regard à gauche, pas à droite, une sorte de clin d’oeil en un seul tic.
Je m’approche, j’écoute, quand soudain, tac, le tic disparaît à son tour. Plus de regard à gauche pas plus qu’à droite, un réveil aux yeux clos, sans tic-tac, les aiguilles en bataille, le fluo bien palot et puis le silence et l’arrêt du temps.
Un bruit, un cri, je bondis.
Les yeux me fusillent. Le tic m’agresse. Le tac me houspille. Le fluo m’aveugle. Les aiguilles trépignent : IL EST 7 HEURES, debout, ma fille !

Écrit par Hollynx   |     |   |   10 passage(s)