30/04/2006

Liberté

Je pense vraiment que pour rêver de liberté il faut être libre.... dans sa tête.
Qu'importe alors les chaînes et les barreaux : on est déjà libre.
Celui qui n'est pas libre dans sa tête ne pourra jamais rêver de liberté :
il ne sait pas ce que c'est !

Écrit par Hollynx   |     |   |   6 passage(s)

28/04/2006

Tailler sa vie

Je regarde ma vie au passé, tandis qu’elle me dévisage au présent. Au futur, nous serons de parfaits reflets. Avant, pendant, après.
Elle est pour moi et moi pour elle, toutes les deux sans accrocs et la main dans la main, pour du temps encore.
Puis un jour, elle prendra la fuite. Je ne sais où. Je ne sais quand. Je la laisserai s’en aller alors qu’ici-bas, on me retiendra.

Écrit par Hollynx   |     |   |   3 passage(s)

16/04/2006

16/4/2006

Un œuf, deux œufs…
Quoi de neuf ?
Des nœuds.
Vous comptez les œufs ?
Non, je défais des nœuds.
Quels nœuds ?
Vous ne les voyez donc pas, sur les œufs ?
Mais, pourquoi défaites-vous les nœuds des œufs ?
Pour en faire des œufs sans nœuds ! Voilà, il n’y a plus de nœuds…
Et les œufs ?
Les œufs ?
Que faites-vous des œufs ?
Je les mets dans mon panier neuf. Un panier neuf rempli d’œufs.
Un œuf, deux œufs…
Pourquoi diable les comptez-vous ?
Il m’en faut neuf.
Neuf œufs ? Mais pourquoi faire ?
Arrêtez donc de me poser toutes ces questions et courez sur le Pont Neuf.
Sur le Pont Neuf ?
Filez je vous dis : il paraît que, ce matin, on y a vu des lapins.
Des lapins sur le Pont Neuf ?
Des lapins ! Ils couraient en tous sens, des nœuds autour du cou.
Un lapin, deux lapins...

Écrit par Hollynx   |     |   |   12 passage(s)

13/04/2006

Quand les mots se font ratures

Qu’écrire sur la page blanche ?
Mon stylo griffonne des mots qui sonnent faux. Des mots qui sonnent creux. Ils finissent bien par former une histoire, mais voilà que les personnages refusent le scénario, les sentiments échangent leurs rôles, les lettres et les sons se bousculent, les ratures remplissent l’espace et, pour couronner le tout, ce désordre m’accable au point que je manque par deux fois de m’endormir.
Qu’écrire sur une feuille rebelle ?
A présent, les idées refusent de se mettre en place, tandis que mon imagination n’a d’égal que le blanc du blanc de la feuille. Qu’écrire quand tout va bien ? Quand les vacances vous aspirent, quand le beau temps vous appelle, quand tout est gai et que l’amour vous fait face ?
Je n’écrirai pas ce soir...
Je ne remplirai pas la page blanche, je refermerai mon stylo et je m’en irai dormir afin que, demain, l'encre bleue s’accouple avec la feuille blanche et qu’en jaillisse un texte, fruit de leur complicité retrouvée.

Écrit par Hollynx   |     |   |   5 passage(s)

05/04/2006

Petit microbe, grande maladie...

Lisette a 45 ans et beaucoup de choses encore à faire et à connaître. Mais la vie en a décidé autrement : elle est atteinte d'une forme de cancer nécessitant un traitement onéreux et sans intervention de la sécurité sociale.
En un mot, Lisette a besoin de 15000 euros afin d'avoir une chance de vivre. C'est pourquoi nous lançons une grande opération de vente de fleurs afin de récolter des fonds.

Si cela vous intéresse, ne traînez pas : les commandes seront clôturées le 10 avril et livrées dès le 15.
Tarif : 5euros pour 20 pensées et 20 euros pour 100.
Pour passer commande : hollynx@skynet.be

Un tout grand merci pour votre générosité.

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

03/04/2006

Un tout petit microbe

Je suis un tout petit microbe. Si petit qu’on me croirait inoffensif. N’ouvrez pas grand les yeux, vous ne me verrez pas. Ne dressez pas l’oreille, vous ne m’entendrez pas. Comme vous ne me sentirez pas lorsque votre main, ou toute autre partie de votre corps, se posera sur mon être.
On pourrait penser que je n’ai ni forme, ni couleur, ni rien et pourtant je suis. Je suis sur cette poignée que vous avez saisie, ce matin. Je suis sur ce robinet que vous avez ouvert, ce midi. Je suis sur cette barre de bus que vous avez empoigné, ce soir.
Vous m’en avez détaché. A moins que ça ne soit moi qui me sois lancé à votre rencontre… Nous étions des milliers sur cette surface métallique. Beaucoup trop de monde pour une surface si froide !
Quand j’ai senti la caresse et la chaleur de votre paume, je n’ai pu résister à l’envie de m’y blottir avec tendresse. Vous ne vous y attendiez pas. Vous ne vous êtes d’ailleurs douté de rien, durant quelques jours. Alors, afin de mieux profiter de votre hospitalité, je me suis manifesté.
Tout d’abord, j’ai creusé un peu votre peau afin de m’y loger mais vous avez réagi par un processus d’inflammation des plus désagréables. Pourquoi ainsi me rejeter ?
Ensuite, j’ai migré par vos voies internes et lymphatiques. Là aussi, vous avez réagi en développant une hausse subite de chaleur intolérable. Je n’avais donc plus qu’une solution, si je voulais rester en vous quelques temps : j’ai plongé. J’ai plongé dans les tissus spongieux de votre estomac. Vous avez bien entendu essayé de m’en éjecter par des soubresauts antipathiques et violents, mais je me suis accroché, avant l’attaque ultime et meurtrière des antibiotiques.
Oui madame, vous m’avez trahi en faisant appel à la médecine ! Par cette drogue, vous m’avez anéanti et détruit. Je ne suis plus, désormais, qu’un simple souvenir.

Écrit par Hollynx   |     |   |   6 passage(s)