28/10/2006

L'amour à tous les temps


Écrit par Hollynx   |     |   |   8 passage(s)

26/10/2006

Halloween

Le petit fantôme n’en crut pas ses oreilles : sa maman venait de lui dire que, désormais, il était assez grand pour fêter Halloween avec ses cousins et cousines.
Surtout, insista-t-elle, ne te mèle pas aux squelettes, sorcières et autres morts-vivants de la pire espèce et, en aucun cas, ne va vers le cimetière car tu connaîtrais les plus terribles ennuis.
Peu rassuré mais très excité, il lui fit la promesse de rester sage et obéissant.

Vint le soir du grand jour. Il faisait déjà nuit depuis longtemps quand notre apprenti spectre quitta ses parents. Confiant, il longea les façades de sa rue puis sa robe frémit quelque peu quand il tourna le coin. Le spectacle qu’il découvrit l’émerveilla : les boutiques avaient décoré leurs étalages à son image et y avaient joint différentes citrouilles et mascottes de films d’horreur.
Très vite, il aperçut deux de ses cousins qui filaient vers le sud puis une voisine qui, comme lui, hésitait à quitter le rebord d’une fenêtre où elle avait trouvé refuge. Notre ami resta indécis quelques instants quand, soudain, apparut un groupe de joyeux fêtards qui, lanternes à la main, se dirigeaient vers l’épicerie toute proche. Il se joignit à eux et marcha d’un pas glissé, sa robe flottant au vent et ses manches un peu trop longues lui tombant sur les mains. Il avait le cœur léger et l’humeur à l’amusement.
Le petit groupe s’engouffra dans la boutique. Le commerçant fit mine d’avoir peur quand l’un des fantômes lui donna l’ordre de lui céder des bonbons ou la vie. Le petit fantôme n’y prèta que peu d’attention et suivant le mouvement, il se retrouva sur le trottoir, une forme ronde et colllante dans la paume de la main.
Trois magasins furent ainsi visités puis le petit groupe se souhaita une bonne nuit et chacun retourna chez lui.

Notre petit fantôme regarda sa récolte : il n’avait pas bien compris le sens de ce rituel mais il s’était bien amusé et rentra satisfait auprès de sa maman.
Celle-ci l’accueillit d’un gros bisou lancé qu’il attrapa avec peine, tant il avait les mains pleines de victuailles sucrées. Il déposa sa moisson sur la table et vit sa maman partir d’un rire tonitruant dont seuls les fantômes ont le secret. Toute la maisonnée trembla, tandis que le petit fantôme resta muet d’étonnement quand sa maman lui annonça qu’un fantôme ne pouvait manger ni bonbons, ni sucreries.
Alors, sous son drap blanc légèrement défraîchi, il retint un sanglot car il aurait tant aimé être, l’espace d’un soir, un petit garçon comme les autres.

Écrit par Hollynx   |     |   |   5 passage(s)

22/10/2006

L'Amitié en paroles et musique


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Des mots si simples chantés par une voix si pure c'en est, je trouve, un vrai bonheur.


Pour profiter de cet instant hors du temps, cliquez sur l'image.
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Écrit par Hollynx   |     |   |   1 passage(s)

21/10/2006

Petit conte à méditer

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d'une perche qu'elle transportait, appuyée derrière son cou.
Un des pots était fêlé, alors que l'autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d'eau. À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n'était plus qu'à moitié remplid'eau.
Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes,alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu'un pot et demi d'eau.Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Maisle pauvre pot fêlé lui avait honte de ses propres imperfections, et sesentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pourlequel il avait été créé.

Après deux années de ce qu'il percevait comme un échec, il s'adressa unJour à la vieille dame, alors qu'ils étaient près du ruisseau. " J'ai hontede moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l'eau s'échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison. " La vieille dame sourit :
" As-tu remarqué qu'il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu'il n'yen a pas de l'autre côté ? J'ai toujours su à propos de ta fêlure, doncj'ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais.
Pendant deux ans, j'ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pourdécorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n'aurait puy avoir cette beauté pour agrémenter la maison. "


Pour l'instant, je me sens comme le pot fêlé car je ne remplis plus ces pages de mes mots personnels. Le temps me manque et l'inspiration aussi peut-être, car la vie me prend par la main pour toutes sortes d'aventures. Mais qu'à cela ne tienne, je n'abandonne pas ces pages qui me tiennent tant à coeur et je remplis mon esprit de sensations et de sentiments qui nourrissent mon imaginaire au jour le jour pour mieux écrire dans un avenir peu lointain...

Comme le pot fêlé, j'arrose, j'arrose ma route de pensées, de perceptions et de souvenirs.

Écrit par Hollynx   |     |   |   3 passage(s)

18/10/2006

QDS, le retour



Question de style est de retour après quelques mois d’absence.

QDS avec son noir et son blanc, avec ses mots en noir et ses mots en blanc, on aime ou on n’aime pas, mais il ne laisse pas indifférent…
Pour découvrir la nouvelle version de ce blog alliant mots, illustrations et photos, cliquez sur l’image.

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

La petite écrevisse

Ce soir, je ne prendrai pas la plume et donnerai la parole à notre ami Pierrot de Dparoles, un super site commun de 66 auteurs (à visiter absolument si vous ne connaissez pas) qui publie des textes glanés ça et là chez différents blogueurs attirés par l’écriture.
Pierrot cherchait une eau confortable pour sa petite écrevisse et c’est avec plaisir que je l’accueille aujourd’hui dans les flots de mes mots.



Destin ?

Dans l’embouchure de la Vilaine, vivait une jeune écrevisse orpheline.Elle s’ennuyait, elle s’ennuyait et peu à peu se recroquevillait sur elle-même. Pourtant le courant qui passait près de son abri lui colportait d’étranges visites parlant d’un ailleurs mystérieux. Elle qui se morfondait entre quelques pierres, la rumeur de l’eau lui murmurait l’existence d’un autre monde infini aux bleus édeniens.

Notre petite écrevisse voulait changer sa vie, voyager et rencontrer les peuples de la mer. A chaque jusant elle se disait : « Voilà je pars, je sors de mon trou et je pars. » Mais le courage lui manquait encore. C’est qu’il fallait se placer dans le lit du grand inconnu pour se laisser ensuite entraîner sans retour. L’auriez-vous fait si aisément ?

Mais un jour un petit crabe, arrivé là par la coque d’un voilier, eut le temps – avant de mourir- de lui raconter la mer, son goût salé et iodé, ses vagues roulant sable coquillages et cailloux, ses algues chamarrées, ces grandes marées qui découvrent et recouvrent les paysages marins jamais monotones.

Elle n’y tint plus, quitta son repaire d’un grand coup énergique de sa palette, décidant ainsi de son destin.

Une main enfantine alors l’attrapa.

La petite écrevisse ne vit jamais la mer, ne connut jamais d’ailleurs.

Pierrot (17/10/2006)

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17/10/2006

Prendre le temps

Le temps ne me laisse pas le temps de prendre mon temps ! Prendre mon temps à bras-le-corps, le rouler sous mon bras, pour ne pas le perdre. Mais que diable alors en ferai-je ? Je n’ai pas encore eu le temps d’y penser que déjà il me dépasse. Attends, le temps d’une pause… Le temps n’a pas le temps, il s’éfiloche ou il file loin de moi. Je voudrais tant qu’il me laisse le temps : arrête-toi, tant qu’il est temps ! Le temps n’écoute que sa course, il passe et me dépasse sans même me remarquer, moi et mon essouflement de tenter de l’apprivoiser. Le temps ne s’arrête pour personne et même quand on croit qu’il se repose, il ne s’agit que d’une pause car il redémarre de plus belle. Le temps est éternel, pourquoi se fatiguerait-il dans une course poursuite dont il sortirait gagnant ? Le temps est là pour la nuit des temps, il le sait et c’est probablement pour ça qu’il refuse que je le capture.

Écrit par Hollynx   |     |   |   28 passage(s)

13/10/2006

Le bonheur

Découvrez avec humour le poids des mots...
Cliquez sur le mot magique : je suis un homme HEU-REUX.

(Une vidéo à ne rater sous aucun prétexte !)

Écrit par Hollynx   |     |   |   5 passage(s)

12/10/2006

Une cage pas comme les autres

Ouvrons la cage aux oiseaux. Ouvrons et regardons-les s’envoler. A moins qu’ils ne restent à nos côtés, afin de nous remercier de leur avoir rendu la liberté.
Et si la porte de ma cage s’ouvrait, que se passerait-il ? Si l’on ouvrait ma cage à moi, jusqu’où mes ailes m’emporteraient-elles ? Oserais-je seulement les déployer pour m’éloigner ou resterais-je cette prisonnière volontaire aux plumes de plomb ?
Le doute s’installe sous un flou anesthésiant : elle est ouverte, ma porte, et aucun barreau ne freine mes mouvements si ce n’est la peur, la peur d’avancer, la peur d’exister.
Je suis ma propre cage et le cadenas en est encore plus fort. Il suffirait pourtant de si peu de chose pour ouvrir ma prison et m’envoler. Bien sûr, je resterais à vos côtés mais je serais libre et je ne cesserais de vous remercier de m’avoir rendu la liberté.

Écrit par Hollynx   |     |   |   0 passage(s)

04/10/2006

Silence de rêve

Le silence de ma chambre est si fort que je l’entends se fondre dans mon oreille. Il tapisse mon conduit auditif en une progression lente qui, à son tour, me procure une impression de resserrement à gauche et à droite de ma tête.
Le silence s’installe, il glisse vers mon tympan, je le sens, je l’entends, je le prends. Tout à coup, mes neurones s’en emparent et mon cerveau l’englobe. Il est à moi, en un léger sifflement diffus et caressant dans la totalité de mon crâne, dans la globalité de mon être. Je suis bien.
Cela me détend d’entendre le silence. Il devient mon compagnon de chambrée, il me guérit des bruits du jour et me construit un monde de nuit, un monde nouveau de sensations, d’impressions, d’imagination.
Allongée sur le lit, avec pour seule parure ce silence, je crains qu’on ne me le vole, qu’on me le sabote. Il suffirait d’un train qui passe, d’une porte qui claque, d’un chien qui aboie. Mais je n’ai pas de chien, les portes sont verrouillées et les trains passent à plus de vingt kilomètres. Je savoure mon silence, je ferme les yeux et je me perds dans le rêve.

Écrit par Hollynx   |     |   |   4 passage(s)