24/02/2007

Le prix fixe du livre en Belgique...

Voilà un débat qui remue quelque peu les esprits, pour l’instant.
On est pour ou on est contre mais ce sujet ne laisse pas indifférent.
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Écrit par Hollynx   |     |   |   0 passage(s)

20/02/2007

Conquérir la liberté

J’ai découvert cette vidéo chez XYperman.
Alors, je me suis dit : les mots sont superflus.

Découvrons ensemble la liberté, un mot et le plaisir des yeux.

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

12/02/2007

L'amour en flèche

Il ajusta son tir, sortit la langue comme pour mieux viser, ferma un œil, ne bougea plus d’un millimètre et lâcha la flèche d’un geste sûr. Celle-ci vint se planter dans le mollet d’une vieille dame qui lisait tranquillement un roman sur un banc, non loin du lac. Machinalement, elle se frotta la jambe.
Il réajusta son tir, pinça la bouche et, concentré, lâcha à nouveau la flèche qui se mit à tourner sur elle-même avant de piquer du nez dans l’herbe fraîchement coupée de la pelouse municipale.
Ne se décourageant nullement, il entreprit un troisième essai. Cette fois, la flèche se dirigea sans hésiter vers un balayeur du parc qui la reçut dans l’épaule. Il sursauta à peine et tendit le bras comme pour reposer son articulation endolorie par l’effort.
Cupidon haussa les épaules et soupira : l’amour n’est plus ce qu’il était…

Écrit par Hollynx   |     |   |   7 passage(s)

08/02/2007

Flocon de neige

Un petit flocon tournait en rond. Il vint se poser sur mon front. Il glissa le long de mon nez et se fixa sur le coin de ma bouche. Mon souffle l’aspira et il se perdit sur ma langue où il fondit.
Une nuée de flocons apparut ensuite, elle voltigea autour de moi et s’écrasa de plein fouet sur mon visage. Mes cheveux se collèrent trempés sur mon crâne tandis que mes cils tentaient en vain de protéger mes yeux.
C’est à ce moment que je me rendis compte que l’instant d’avant j’avais dévoré l’un des leurs. Je voulus m’excuser mais ils n’entendirent rien tant leur manège était vif. Alors je pris mes jambes à mon cou et j’interrompis ma balade.

Écrit par Hollynx   |     |   |   3 passage(s)

06/02/2007

Crêpes et chandelles


Vendredi, c’était mon anniversaire.
Hormis ce jour, pour moi un peu moins ordinaire que les autres, c’était aussi le 2 février et savez-vous ce qu’est le 2 février ?
Vous avez gagné, c’est la Chandeleur ! Voici, il est vrai avec un peu de retard mais rien ne nous empêche d’aimer les crêpes toute l’année, un petit retour aux sources concernant ce jour pas ordinaire…

Inscrite dans le calendrier des fêtes chrétiennes depuis 472, la Chandeleur se fête tous les ans le 2 février. Elle tire son nom des “chandelles” ou cierges bénits que l’on portait lors de la procession en l’honneur de la présentation de Jésus au temple et de la purification de la Sainte Vierge. Les pèlerins qui se pressaient à Rome à cette occasion amenèrent le Pape à organiser des distributions d’oublies ou de galettes.

Mais avant de devenir une fête mariale (en l’honneur de la Vierge Marie), la Chandeleur, appelée aussi “Fête de la lumière”, était une fête païenne. Les “Parentalia romaines” étaient des fêtes annuelles, célébrées en l’honneur des morts, au cours desquelles on veillait, à l’aide de cierges et de torches, en honorant les dieux et Pluton en particulier.

Dès lors, pour cette fête devenue “Fête de la Lumière”, des bougies étaient allumées dans toute la maison et des cierges bénits étaient ramenés au foyer pour assurer protection et veiller sur les prochaines récoltes. La survivance d’un mythe lointain se rapportant à la roue solaire expliquerait également la coutume des crêpes (ou des beignets de forme ronde, dans le sud de la France) que l’on se doit de faire à cette période.

On retrouve des sortes de galettes ou crêpes dans toutes les civilisations de l’Ancien et du Nouveau Monde, qu’elles soient faites à partir de farine de blé, de riz, de maïs ou d’autres céréales.

C’est au XIIème siècle que les croisés rapportèrent le sarrasin d’Asie. Cette plante céréale fleurie trouva sur les terres acides de Bretagne un milieu favorable à son développement.

Pourtant, il fallut attendre encore plus d’un siècle avant que le sarrasin moulu en farine n’entre dans la composition des galettes. Au début du siècle, le froment (farine de blé) apparut et on ajouta le lait dans la composition de la pâte. La galette devint crêpe.Les galettes de sarrasin (farine de blé noir) sont encore de nos jours le plus souvent utilisées avec des garnitures salées alors que les crêpes sont servies au dessert.

Crêpes ou galettes donnèrent lieu à bon nombre de coutumes qui jalonnèrent l’histoire du terroir breton.

On raconte que sur l’île d’Ouessant, un jeune homme qui désirait épouser sa belle venait rendre visite aux parents de celle-ci afin de demander sa main. La mère de la jeune fille préparait alors galettes et lard qu’elle tenait enfermés dans l’armoire. S’il était agréé, la mère de la jeune fille posait ses galettes sur la table et tout le monde s’en régalait. Les jeunes gens comprenaient alors qu’ils étaient promis.

Mais si l’armoire restait close, il n’était pas besoin de mots pour comprendre que la demande était rejetée. Dans d’autres régions de Bretagne, la jeune épousée venant occuper la maison des ancêtres devait jeter la première crêpe de sa fabrication sur le haut de l’armoire, marquant ainsi son respect à la mémoire des anciens.

Une autre coutume, bien connue de tous, dit qu’il faut faire sauter les crêpes à la Chandeleur en tenant une pièce de monnaie dans la main. La crêpe qui se retourne dans la poêle assure chance et richesse toute l’année ou réalise le souhait du cuisinier !

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01/02/2007

Le chapeau gris

Le vieux chapeau était resté suspendu au portemanteau. Il avait bien vécu et dans un premier temps, il se dit que ce repos était bien mérité. Le vieux chapeau resta longtemps suspendu au portemanteau. Tellement longtemps que dans un deuxième temps, il se dit qu’on l’avait oublié. Le vieux chapeau ne voulait pas finir sa vie ainsi, suspendu au crochet d’un portemanteau. Il voyait les imperméables et les vestes se succéder à ses côtés et il avait lui aussi envie d’aller promener.
Au fil du temps, le vieux chapeau se racrapota. Il se racrapota si bien que cela lui donna un drôle d’air de vieux, très vieux chapeau.
Par un bel après-midi d’hiver, un jeune garçon vint à passer et remarquant l’objet abandonné, il poussa un cri de joie, sauta à pieds joints pour l’attraper, le secoua vigoureusement pour lui faire reprendre forme et l’emmena illico dans le jardin.
Le vieux chapeau n’en croyait pas ses yeux : il découvrait à nouveau un autre horizon que celui du crochet qui lui rentrait dans le corps.
La lueur du jour l’éblouit, le froid crispa son étoffe, il frissonna puis se glaça d’un seul coup quand le gamin le hissa haut et fort sur la tête de son bonhomme de neige.
Il avait fière allure notre vieux chapeau et il se dit qu’il trônerait ainsi au regard de tous jusqu’aux premiers rayons du printemps.

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