30/08/2007

Crayon-papier




Par delà les mots, la solitude...

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

24/08/2007

Une journée particulière

Une fois par an, il m’est coutume de m’offrir l’un de mes cadeaux personnels favoris : une journée à la mer. Prendre le train de bon matin, me laisser bercer par les roulis des voies, l’esprit en vagabondage parmi les mots du bouquin glissé dans mon sac à main. Jeter un œil sur le paysage qui défile à flan de wagon et puis me dire que je vais la retrouver encore une fois.

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Guetter le soleil, craindre la pluie, malgré l’imper rangé au fond de mon sachet, débarquer maladroite dans la gare de la station choisie cette année et faire quelques pas ou plus, afin de l’apercevoir. Déambuler dans la foule d’un jour ou d’un séjour prolongé, sentir les effluves sucrées et salées ne faisant plus qu’une à nulle autre pareille, m’éloigner de la civilisation, profiter de l’air, me remplir d’iode, me gonfler du vent, me fatiguer d’en profiter et puis regarder, humer, écouter jusqu’à revenir vers la gare, remonter dans le train, replonger dans le livre abandonné l’espace d’une journée et rentrer me coucher dans l’attente de déjà y retourner.

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

22/08/2007

La dispute

Missing imageBic rouge et Bic bleu se disputaient au fond du plumier. La discussion, au départ sereine et complice, avait rapidement dégénéré car Bic rouge avait une fois encore abusé de son autorité. Bic bleu parlait d’amour, de tendresse et de Bic vert qui le matin même s’était vu refuser l’entrée de la trousse à deux places du sac à main de Mirza.
C’est vrai, que peut-on faire avec un bic vert, dans la vie de tous les jours ? déclara hautain, Bic rouge.
Offusqué et un rien aveuglé par ses sentiments, Bic bleu s’en étrangla presque. Son encre se mit à perler à l’entrée de sa pointe métallique et il argumenta à son tour que l’on pouvait tout écrire avec du vert, à condition de rester dans la douceur.
Bic rouge n’en croyait pas ses oreilles. Sectaire et sanguin, il affirma qu’il n’existait que deux couleurs valables : le bleu pour écrire et le rouge pour le corriger. Cette dernière remarque fut la goutte qui fit déborder le vase : le bleu n’était-il pas la couleur de l’apprentissage et le rouge celle de la domination ? Bic rouge fut traité de tyran, tandis qu’il donnait à Bic bleu des noms d’oiseau.
Les deux bics s’agitaient : Bic bleu en avait assez d’être raturé, Bic rouge exigeait des excuses. Tout occupés à se chamailler, ils ne se rendirent pas compte que leur encre se mettait à couler de honte et de rage. Il en résulta une énorme tache bicolore au fond du fourre-tout.
Soudain, la pochette s’ouvrit et un cri perçant fendit l’air : Mirza venait de découvrir la catastrophe. Aussitôt, elle fouilla son tiroir et en retira un superbe bic noir qui toisa les deux compères en dispute. Il se coucha à leurs côtés dans le plumier et la petite fille retira les bics fautifs avant de refermer la tirette.

Écrit par Hollynx   |     |   |   1 passage(s)

17/08/2007

Nouveauté

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Un peu de moi dans ce papillon...
Plus encore à cette adresse, site qui résume bien mes différentes facettes :

http://hollynx.googlepages.com/

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13/08/2007

Fin de vacances

Missing imageLes vacances se sont sauvées à grands pas. Elles ont filé entre mes doigts sans même que je m’en rende compte. Au diable mes listes, mes projets et mes envies, il ne me reste que les souvenirs ! De beaux souvenirs certes, mais alors pourquoi ce sentiment d’inachevé ?
Il faut toujours qu’il arrive à grand pas, celui-là. Il déboule sans même crier gare. Mon Dieu quel pique-assiette, il se sert de mes vacances pour ternir leur éclat ! T’as pas fait ceci, t’as pas rangé cela, tu n’es pas allée ici, tu as oublié cela. Sans parler des poussières qui s’y mettent aussi pour me rappeler à l’ordre de ne pas leur avoir fait la chasse. Les carreaux également, ils semblent se ternir de jour en jour pour me donner des remords de les avoir oubliés.
Vraiment, l’après-vacances n’est pas une vie quand , commme moi, on a préféré sentir la chaleur du soleil plutôt que celle du fer à repasser…

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06/08/2007

La détresse du réveil-matin

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Je suis le vieux réveil qui se lève tôt. Toujours de bonne humeur, je laisse échapper ma joie dès l’aube du jour. Que les hommes sont étranges : ils y répondent par un solide coup de poing.
Quelques instants plus tard, je chante à nouveau mon allégresse de voir se dessiner une si belle journée et, à nouveau, ils s’énervent et me lancent leur oreiller. Pourtant la veille, c’est avec mille et une précautions qu’ils avaient réglé mes aiguilles et chatouillé mon dos à tours de remontoir.
Vraiment, le monde des humains a des raisons que le monde des objets ne peut comprendre…

Écrit par Hollynx   |     |   |   0 passage(s)