31/12/2007

Cela part d’un tout petit rien

Une porte qui s’entrouvre, un sourire lointain, une main qui se tend, une voix qui résonne, une heure qui passe, un jour qui se couche, une page de calendrier qui se tourne et l'année nouvelle est déjà là.

De tout coeur, je vous souhaite une très bonne année 2008, remplie de tout ce qui vous fait plaisir, du sourire à la porte qui se referme sur vos pas rassurés...

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

30/12/2007

Ce matin, il pleut

Regarder tomber la pluie et se noyer dans les gouttes. Regarder tomber les gouttes et se noyer dans ses pensées. Quel genre de pensées peut-on trouver dans une goutte ?
Une pensée humide à coup sûr, une pensée triste. Rien à voir avec les pensées dans lesquelles on se noie quand, dehors, tout est inondé de soleil.La pluie vous coule et le soleil vous transporte.

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Je regarde tomber la pluie. Une pluie d’automne, humide plus que mouillée, froide, malgré la température ambiante encore douce, grise et lourde.
Je regarde tomber la pluie et je me sens couler dans des flots de nostalgie.

Qu’il est bon de rester ainsi le nez collé à la vitre quand tout est détrempé hors de chez soi !

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25/12/2007

Cadeau pour lendemain de veille

« Brrr, dit la carotte, que cette eau est froide ! »
« A qui le dites-vous, lui rétorqua la forme noire gisant à ses côtés, l’humidité me transperce le corps et je ne serai bientôt plus qu’une boule de boue. »
« Vous ne pouvez mal, ma chère, vous vous trempez mais vous ne ramollirez point. »
« C’est vrai, reprit la carotte, si nous avions été prisonnières de ce vieux feutre mou, nous serions toutes trois dans une situation pire encore. »
« Pourquoi, pourquoi donc a-t-il fallu qu’il montre son nez ? soupira la première boule noire, désespérément trempée. »
« C’est le printemps, pardi ! l’agressa sa jumelle. »
La carotte tenta de changer de position, ne réussissant qu’à s’enfoncer davantage dans la gadoue du talus. Elle se lamenta une fois encore mais eût la parole coupée par la boule numéro deux.
« Ecoutez, au lieu de vous plaindre, pensez à vos consoeurs qui se meurent cuisinées dans une potée ou un ragoût fumant. Préfériez-vous leur sort : cuire à petit feu, avant de finir dans le gosier d’un gourmet gourmand de fortune ? »
« Assurément non, osa le légume déconfit. »
La première boule noire ricana : « quant à nous, nous aurions pu brûler vives dans le foyer d’un petit vieux ou la cuisinière d’une petite vieille, quelle horreur !

Un jeune garçon passa par là. Il vit la gadoue, un vieux chapeau, une carotte et deux morceaux de charbon. Il ne restait plus rien du bonhomme de neige qu’il avait construit, trois jours plus tôt, avec son père. Il sourit. Il se souvint de ses doigts glacés, de ses pieds trempés et il se remémora la bataille de boules de neige qui suivit. Le soleil printanier estompait déjà tous ces souvenirs.
Le gamin saisit le chapeau. Il le mit sur sa tête. Il shoota dans la première boule noire, qui alla se noyer dans une flaque profonde, tandis que la seconde décolla du sol, sous la force du pied sec qui l’expédia dans un bosquet voisin. Il prit la carotte dans sa main, la frotta sur son pantalon et s’en alla gaiement en la mordillant.
Du fond de son feuillage d’infortune, la boule de charbon ne pût s’empêcher de penser : « Cuites ou crues, les carottes finissent toujours par être mangées... » puis, elle ferma les yeux et se mit à rêver d’une charbonnière douillette et tiède, au coin d’un feu.

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24/12/2007

Magique nostalgie de Noël

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23/12/2007

Perpétuel calendrier


Quand approche la fin de l’année, déjà les mois de l’année suivante se bousculent au portillon : janvier veut rester le premier, avril voudrait prendre sa place, février cherche à le dépasser, tandis que juillet trépigne d’impatience d’un jour connaître les frimas de l’hiver.

C’est alors que le calendrier se fâche : un peu d’ordre, que diable ! Que chacun regagne son rang, sinon j’arrête le temps et vous ne serez plus qu’un, vos jours s’effilochant à la queueleuleu, sans lumière, sans chaleur, sans nuit et sans froideur. Vous serez rien et vous déambulerez à tout jamais dans le néant.

Aussitôt, janvier se mit en place, le sourire aux lèvres suivi par février, l’air crispé et les 10 mois restant les bras ballants.

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16/12/2007

Le Père Noël se fait vieux

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Le Père Noël se regarda dans le miroir. Décidément, pensa-t-il, je commence à me faire vieux. Ma barbe blanche jaunit, mon costume est élimé, ma hotte est plus lourde chaque année et ma vue baisse de mois en mois. Il serait temps que je pense à ma succession.
Mais voilà, le Père Noël n’avait pas d’enfant. A qui, dès lors, confier cette lourde tâche de satisfaire tous les enfants sages, les parents attentifs, les amis fidèles, tous les hommes en général, la veille de Noël.

Le Père Noël convoqua son conseil et lui exposa le problème.
Vous n’y pensez pas, s’exclama un renne de son convoi, qui pourrait mieux que vous distribuer les cadeaux le 24 décembre ?
C’est vrai, ajouta un lutin au bonnet trop large, qui pourrait reprendre votre tournée sans oublier ça et là, l’un ou l’autre petiot ?

Le Père Noël caressa doucement le dos de ses mains rongées par l’arthrite, puis il sourit. Il prit une inspiration inquiétante et se prépara à parler à l’assemblée qui le scrutait, bouche bée. J’avais pensé que… mais il ne put ajouter un mot, car soudain la porte s’ouvrit violemment et deux nains au regard perçant pénétrèrent dans la pièce, sans y avoir été invités. Ils jetèrent aux pieds du Père Noël un énorme sac rempli de lettres et de dessins d’enfants du monde entier.
Le vieillard se baissa pour en ramasser une poignée, qu’il découvrit sans tarder. Il regarda ceux qui lui faisaient face et déclara d’une voix forte : En route, nous commençons notre distribution de cadeaux dès ce soir !


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09/12/2007

L'étincelle

Missing imageCela part d’un tout petit rien : une porte qui s’entrouvre, un sourire lointain, une main qui se tend, une voix qui résonne.

Cela se transforme en un petit rien qui, de découvertes en découvertes et d’aventures en aventures, entoure votre île déserte de la plus belle couverture.

Cela devient tout, le but de votre vie, la destination de votre voyage, l'issue de votre existence et vous qui pensiez être le Robinson de votre univers, désormais bien installé au chaud de sa couette, vous devenez l'aventurier le moins solitaire de la terre, bravant avec courage les intempéries de sa vie.

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05/12/2007

Saint-Nicolas, me souvenir

En cette période de Saint-Nicolas, j'aime me souvenir...

L'insouciance, l'imaginaire, les espérances, les déceptions aussi. Je revois la table dressée aux mille reflets de jouets. Je sens à nouveau le parfum tout particulier de ce matin plein de saveurs mêlées de mandarines et de speculoos. Je perçois encore les battements rapides de mon coeur au moment de m'approcher afin de découvrir ce qu'il m'avait apporté et ma gène, au moment de crier : merci Saint-Nicolas !

J'aime me souvenir, cela m'entoure d'une nostalgie qu'aucun Noël ne pourra jamais égaler.

Vous souvenez-vous des jours qui précédaient sa venue ? L'ambiance devenait de plus en plus électrique. Surtout à l'école quand l'institutrice nous mettait au diapason afin que nous ne le décevions pas, lorsqu'il frapperait à notre porte. Il y avait cette chanson...
Chantons, chantons ensemble comme au bon vieux temps, quand nous appelions ce vieux monsieur à la barbe blanche qui, chaque année, nous rendait visite et que nous accueillions dans un mélange de crainte et de respect émerveillé.

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02/12/2007

Tout en houhouhou

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- Monsieur Hibou, qui êtes-vous? Vous, l'animal curieux qui régnez sur ces lieux?
- Je suis le vieux hibou, le hibou tout doux, animal de la nuit, l'ami des chats gris.
- Monsieur Hibou, regardez-vous, pourquoi de tels yeux ronds et cet air grognon?
- Je suis si âgé et tu m'as réveillé! Le jour est mon sommeil à nul autre pareil.
- Monsieur Hibou, écoutez-vous, pourquoi cette drôle de voix?
- Mon enfant, il y a si longtemps... pourquoi diable tant de questions?
- Monsieur Hibou, on m'a parlé de vous avec des poux et des joujoux, des bijoux et des cailloux mais je ne les vois pas. Et des genoux, vous n'en n'avez pas! Je voulais juste devenir votre chou, le préféré de maître Hibou.

- Mon enfant, ne t'en va pas. Attends! Je t'offre ma sagesse, mon amitié et ma tendresse. Je n'ai pas, il est vrai, de joujou, encore moins de pou ou de bijou mais un trop plein de bisous, à te donner dans le cou.

Écrit par Hollynx   |     |   |   1 passage(s)