29/03/2008

L'Amitié


Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

22/03/2008

Joyeuses Pâques !

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Un petit poussin poussa la tête hors de la coquille de son oeuf. Il avait travaillé dur pour en arriver là. De toc en pic et de poc en tic, il avait enfin réussi à voir le jour.
Le monde qu'il découvrit ne le combla pas de bonheur : que se passait-il donc car rien ne ressemblait à ce que sa mémoire collective lui avait dicté au fond de son nid douillet. Il regarda à gauche et aperçut un frère bleuté. Il tourna le cou à droite et une soeur violette lui sourit. Il n'osa pas regarder les plumes de son fin duvet mais supposa qu'elles devaient être roses ou bien vertes, tant les deux autres le regardaient d'un air inquiet.

Il fit un bond et se dégagea des fragments de son oeuf, puis fit quelques pas encore indécis sur la terre qui lui serait désormais sienne. Il croisa un autre poussin qui se mit à se moquer de lui, il pouvait bien se marrer celui-là, à quoi diable ressemblait-il avec ses ailes orangées ? Et celui-ci qui le toisait, le bec bizarrement pâlot dans sa robe kaki !

Enfin, il courut de façon plus assurée et ne se priva pas d'une petite promenade au fond de la pièce. Soudain, il s'arrêta net devant un volatile tout simplement jaune. Il lui sourit et celui-ci lui rendit le même sourire satisfait. Il existait donc encore des poussins jaunes ! Il voulut s'approcher et lui parler à l'oreille mais son bec se heurta à une surface dure et froide, peu agréable. Il en sortit tout ébouriffé et s'aperçut que l'autre était dans le même piteux état. Il voulut s'excuser quand, soudain, il réalisa que celui qu'il voyait en face de lui n'était autre que son image dans un miroir oublié au fond de la grange.

Il poussa un ouf de soulagement, lissa son duvet tout frais et s'en alla pattes fermes vers d'autres horizons.

Écrit par Hollynx   |     |   |   3 passage(s)

14/03/2008

Temps pluvieux

Il pleut. Les gouttes inondent la rue qui, rapidement, se transforme en torrent. Comment est-il possible qu'une petite goutte plus une petite goutte puissent faire autant d'eau?

J'ai les pieds trempés, les mollets éclaboussés, le dos frigorifié d'humidité. Les doigts serrés sur son manche, je m'accroche désespérément à mon parapluie. Mon parapluie à pois rouges sur toile noire, véritable gageure contre les gouttes de pluie s'écrasant, meurtrières, sur l'étoffe tendue de mon protecteur qui, intrépide, les assassine en filets dégoûlinants.

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Nous ne faisons qu'un lui et moi car tandis que je dirige son armature, afin que jamais l'eau n'atteigne mon visage, très fier de son rôle, il se garde de protéger ma nouvelle permanente. Il ne me quitte jamais, c'est mon plus fidèle compagnon. Par temps sec, il repose au fond de mon sac, bien installé dans sa housse élastique. A la première gouttelette, je le saisis d'une main rapide et de l'autre je le retire de son étui. Je presse le bouton et sans plus attendre, il s'étale à mon service. S'il venait à disparaître, si je le perdais ou si on me le dérobait, je n'ose imaginer ma détresse. Il n'est pas neuf, il doit dater des années 80. Nous en avons connu des balades, des villes, des aventures, des intempéries, des hivers et des soirées tardives. Quelques étés particulièrement arrosés aussi. Jamais il ne me fit défaut.

Toute à mes pensées, je marche d'un bon pas. Il est tard et j'ai un rendez-vous important. Ce soir, il m'emmène au restaurant. Nous nous retrouvons de l'autre côté du pont. Il pleut.

Il pleut davantage encore. La nuit commence à tomber et le vent accentue la sensation d'humidité. Je le tiens maintenant à deux mains. Je ne sais pas  qui dirige l'autre dans cet affrontement de septembre et ses caprices. Au seuil du pont Kennedy, une bourrasque plus violente nous attaque sans préambule. Mon parapluie tressaille puis glisse un peu entre mes doigts crispés qui, pour rien au monde, ne lâcheraient prise. Soudain, il se retourne en un bruit sourd déconcertant. Je n'ai plus en main qu'un pauvre diable informe, sans plus la force ni la volonté de se relever, ridiculement ébourriffé de sa toile détendue, éventrée par trois baleines pliées. Nous sommes lamentables d'eau et de vent. J'avais un rendez-vous important. Il m'attend. J'irai sans mon parapluie, tant pis. Il m'aime. Il comprendra les cheveux mouillés. Il essuiera le maquillage étalé. Il consolera mon moral décomposé. D'un geste brusque, je dépose la carcasse de mon parapluie sur la poubelle la plus proche, à l'autre bout du pont et j'accélère le pas. Il reste là. Seul. Démantibulé sur le tas de sandwishes non achevés et de cannettes cabossées. 


Il pleut moins. Les gouttes se font plus rares, les gouttières se vident et les rigoles s'affinent du courant d'eau. Je remonte mon col, je replace une mèche rebelle et je souris à la soirée qui m'attend.


Il ne pleut plus. Tout sèche, seuls quelques pois rouges sur une toile noire dépassent désespérément humides d'un tas d'ordures à l'abandon.

 
 


Écrit par Hollynx   |     |   |   3 passage(s)

06/03/2008

Le plaisir des mots



Tout savoir sur la Foire du livre, en images et en mots, c'est lireestunplaisir ...

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

03/03/2008

Livres en fête

Du 5 au 9 mars, sur le site de Tour et Taxis, la Foire du Livre vous propose pour la 38e fois cette année et sur 17 000 m² une foule d'activités tournant autour de l'écrit et de l'édition : 175 exposants, 1400 éditeurs représentés, des auteurs, des dessinateurs qui vous y attendent pour une dédicace, un débat, une animation ou tout simplement pour découvrir l'actualité de l'édition.

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Voici les moments à ne pas rater :

Bernard Werber, les 6 et 7 mars de 20.00 à 22.00 (Albin Michel);
Henri Vernes, le 5 mars de 16 à 18.00, le 6 mars de 18 à 21.00 et le 7 mars de 15 à 17.00 (Castor Astral);
Pié Tshibanda, le 8 mars de 16 à 17.00 (Luc Pire);
Bernard Tirtiaux, le7 mars de 20 à 22.00 (JC Lattès);
Laurence Tardieu, le 8 mars de 15 à 16.30 (Stock);
Eric-Emmanuel Schmitt, le 7 mars de 19 à 21.00 et le 8 mars de 15 à 18.00 (Albin Michel);
Patrick Roegiers le 8 mars de 15 à 16.30 et le 9 mars de 14 à 15.30 (Perrin);
Patrick Rambaud, le 9 mars de 11.30 à 12.30 et de 16.30 à 19.00 (Grasset);
Michel Quint, le 6 mars de 20 à 22.00 (Luc Pire);
Amélie Nothomb les 8 et 9 mars de 14.30 à 17.30 (Albin Michel);
Guillaume Musso le 7 mars de 17 à 21.00 et le 8 mars de 14.30 à 17.30 (XO);
Nana Mouskouri le 9 mars de 14.30 à 17.30 (Robert Laffont);
Nadine Monfils du 6 au 9 mars 16 à 18.00 (Belfond);
Françoise Mallet-Joris, le 8 mars de 15 à 16.00 (Grasset);
Pierre Kroll, le 9 mars de 15 à 19.00 (Luc Pire);
Jean Hatzfeld, le 7 mars de 18 à 19.00 et 8 mars de 15 à 16.00 (Seuil);
Philippe Geluck, le 7 mars de 17 à 19.00 (Luc Pire);
Fred Jannin, le 7 mars de 19 à 21.00 ;
Vincent Engel le 7 mars de 20 à 22.00 et le 8 mars de 17.30 à 19.00 (JC Lattès);
Michel Drucker le 7 mars de 17.30 à 19.00 (Robert Laffont);
Francis Dannemark du 5 au 9 mars (Robert Laffont);
Sorj Chalandon, le 6 mars de 14.30 à 16.30 (Grasset);
Pascal Bruckner, le 7 mars de 17.30 à 19.00 et le 8 mars de 14.30 à 16.00 (Grasset);
Philippe Besson, le 7 mars de 19 à 21.00 et le 8 mars de 16 à 18.00 (Juliard);
Tahar Ben Jellon le 7 mars de 14 à 17.30 et le 8 mars de 13 à 15.00 (Gallimard);
Pierre Assouline le 5 mars de 12 à 13.00 (Gallimard);

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