24/04/2008

Spirale

Le monde tourne en rond
La terre tourne en rond
Nous tournons en rond
Rond et rond petits patapons !

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Rond sans fin
Rond de terriens, rond d’humains
Rond sans nom, sans prétention
Blancs et noirs dans le même bain
Tous en quête d'un chemin

Ils tournent en rond, heureux
A la queue-leu-leu, parfois malheureux
Une ronde faite de ronds, de lendemains
D'ambition et de destins qui tournent rond...

Écrit par Hollynx   |     |   |   3 passage(s)

16/04/2008

Promesse printanière

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Ce matin, j'ai découvert un bourgeon qui semblait tendre une tête timide vers la lumière du ciel, encore gris.
Ce midi, il paraissait avoir grandi. Il avait un long cou, un fin duvet recouvrait sa forme brune allongée et une sorte de sirop collant le faisait luire au soleil.
Ce soir, à la lueur de la lune, il avait désormais un corps en plusieurs couches, d'un vert délicat, qu'une fine brise caressait comme pour mieux les faire vibrer, prometteuses à la sortie d'une léthargie humide.
Cette nuit, que deviendra le bourgeon de mon jardin ? Nous le saurons demain...

Écrit par Hollynx   |     |   |   0 passage(s)

13/04/2008

Mon œil dans vos yeux

Les murs ont des oreilles. S'ils avaient des yeux, ils en verraient des choses!

Il y en a qui les fermeraient, c'est certain. D'autres lanceraient des regards francs, des regards perçants, des regards vicieux, aussi. Tous les murs ne sont pas borgnes !
Voilà un clin d'œil aux regards indiscrets mais, croyez-moi, mieux vaut tenir l'œil...

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Les yeux sont les fenêtres sur le monde, c'est pourquoi ils s'ouvrent curieux à la naissance et se referment à la dernière seconde de notre existence, après avoir appris, pleuré, cherché, observé, ri, surveillé ou que sais-je encore ?
Durant toute cette vie, ils ne nous quittent pas une seconde, sans qu'il n'y ait ni bon, ni mauvais œil car ils ne sont que le reflet de ce que nous sommes.
Les yeux parlent à notre place, qu'ils soient bruns ou bleus, pochés ou pétillants, à lunettes ou à lentilles. Ils ne cessent de jeter des regards fous, des regards amoureux ou des regards vides. Ils espionnent, ils admirent, ils vous transpercent. Il y a les regards louches et puis, ceux qui louchent.

Bref, ne fuyez aucun regard, il cherche à vous dire quelque chose.

Écrit par Hollynx   |     |   |   0 passage(s)

10/04/2008

Inconnus

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Inconnu vivant quelque part, inconnue ne vivant nulle part
Inconnu du monde, inconnue d'entre ciel et terre
Inconnu homme d'ailleurs, inconnue femme d'ici
Inconnu drapé de mystères, inconnue noyée de misères
Inconnu d'aventures et de voyages, inconnue d'errances et de hasards

Inconnus, méconnus, reconnus, qu'êtes-vous devenus ?

Écrit par Hollynx   |     |   |   0 passage(s)

03/04/2008

Combat de pâtes

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Un spaghetti s'étirait de tout son long dans l'eau frémissante d'une marmite. Il était entouré de congénères mais n'y prêtait aucune attention, préoccupé qu'il était d'être al dente à la sonnerie de la minuterie. Alors qu'il plongeait pour la seconde fois au fond de la casserole, il croisa le regard médusé d'un macaroni. Mais que diable faisait cet intrus dodu dans son bain chaud ?

Le spaghetti, quelque peu dédaigneux, s'approcha du macaroni déconfi. Frétillant dans le courant du bouillon ou tremblant dans les remous de l'étonnement, celui-ci se dressa à la verticale. Le spaghetti le contourna, l'enlaça puis, de toutes ses forces, tenta de le faire remonter à la surface afin d'attirer l'attention du cuisinier distrait. Déséquilibré, le macaroni bascula à l'horizontale et fut pris, de plus belle, dans le tourbillon de l'eau en ébullition. Il entraîna avec lui le spaghetti peu ravi.

La minuterie se mit à retentir. Il s'ensuivit un branle-bas de combat hors du commun : surprises par tant de précipitation, les deux pâtes n'eurent pas le temps de se séparer et c'est enlacées qu'elles se mêlèrent aux autres dans l'égouttoir, dont le mouvement de va-et-vient les rapprocha davantage encore, avant que le macaroni n'engloutisse le spaghetti et tombe dans l'assiette creuse que le cuisinier noya de sauce rouge, avant de la présenter à une énorme dame blonde, affamée.

Celle-ci, armée de sa fourchette et de sa cuillère, se jeta sur les pâtes. Elle découvrit soudain une anomalie dans son met préféré. Illico, de ses faux ongles, elle saisit le macaroni trop peu cuit qui, dans un cri, entraîna le spaghetti en une chute libre vers la bouche béante d'un affreux caniche gourmand.

Écrit par Hollynx   |     |   |   1 passage(s)