30/06/2008

Tourne rond

Le rond de fumée s'évapore, il spirale, il s'élargit.
Le rond dans l'eau tourne, il s'étrangle, il s'évanouit.

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Les pas du prisonnier qui tourne en rond, ronronnent. Ils se suivent et se ressemblent, à la queue leu leu, sans sens, sans mouvement, automatiquement rond, sans grandir, sans rétrécir, sans partir.

Ils tournent en rond, un rond que la fumée de cigarette que l'homme fume tente en vain de suivre, tandis que les traces d'eau qu'il laisse sur le sol, ses larmes et sa sueur, n'étranglent que le bonheur qu'il aurait de marcher un jour en carré.

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29/06/2008

La nouvelle du dimanche


Chaque dimanche, durant cet été, je vous propose une nouvelle signée Azero.
Cliquez sur l'image pour découvrir Évanescences ...

27/06/2008

Quand les mots reprennent vie

Il fut un temps, où j'écrivais des nouvelles, elles dorment presqu' oubliées dans un tiroir.
Une envie soudaine de vous les faire partager me traverse l'esprit, histoire de leur rendre vie, de les relire et de vous les faire partager au gré des jours, des paragraphes et des virgules.

Serez-vous de la partie ?

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Rendez-vous dans quelques jours pour la première d'entre elles...

En bonus, une surprise : la (re)découverte de Azero.

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25/06/2008

Sur la route

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Il arriva au carrefour sans trop y croire. Deux possibilités s'offrirent à lui : prendre à droite ou prendre à gauche.
A droite, la route était en pente légère, rectiligne, jusqu'à perte de vue. A gauche, elle serpentait. D'un côté, la plaine et de l'autre les bois. Il opta pour les bois sans trop savoir pourquoi. Il se mit à accélérer le pas. Il trottina puis se mit à courir, sans trop s'en rendre compte.

Soudain, il s'arrêta et s'assit quelques instants sur le bas-côté. Reprenait-il son souffle ? Attendait-il quelqu'un ? Rêvait-il d'un autre monde ?
Il reprit sa marche et traversa la route, le geste sûr : il se promenait, tout simplement. S'il en avait eu l'occasion, je suis certaine qu'il aurait sifflé mais il était silencieux et semblait heureux. Il était libre. Il était libre sur une route de campagne et cela lui suffisait.

Il stoppa à nouveau. Il s'approcha d'une souche. Il l'observa longuement puis la contourna et au moment où il m'aperçut, il leva la patte pour se soulager.

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22/06/2008

Feu rouge

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Je vertige des hauteurs. Des hauteurs d'une montagne, d'un pont, d'une terrasse, d'une échelle, d'un tabouret. Je vertige de la hauteur de mes sentiments, de mon amour, de mes passions, de mes colères.

Une sensation moite qui transpire du dedans au dehors, parce que le dehors veut me prendre le dedans, avant de me saisir toute entière dans ses griffes fourchues. Un vertige insaisissable qui me capture et me maltraite jusqu'à l'abandon : le malaise inconscient de ma conscience qui rend haut ce qui est bas et bas ce qui est haut. Le vertige d'un vertige qui va et vient et puis s'en va.

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12/06/2008

Folie maîtrisée

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11/06/2008

Tape, tapez, tapons

Missing imageLe temps passe. Les soucis s'estompent. Les joies se succcèdent. Tout va trop vite, bien plus vite que ma plume, que dis-je ? ... que mon clavier, et les événements se bousculent, plus rapidement que mon loisir ou, dirai-je, mon désir d'écrire ici quelques lignes. Juste quelques lignes...

Est-ce une fatigue, une lassitude, un manque d'intérêt, d'énergie, de plaisir ?
Point du tout. Le temps passe et puis les jours, les semaines, les mois, ma vie. Toute ma vie. Celle que je voudrais décrire, écrire, lire, relire, poster, riposter, reposter et emporter.

Quelques mots, moi à travers ces mots et puis vous de l'autre côté à m'attendre, à m'apprendre, à me lire. Quelques mots entre vous et moi à taper, à cliquer, à envoyer.

Voilà, c'est dit, écrit, tapis, souris. Visualiser, poster, cliquer.

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05/06/2008

Coquelicot comme autrefois

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04/06/2008

Gentil coquelicot

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Dans le talus jouxtant la ligne de chemin de fer, un joli coquelicot s'ébroue de la fraîcheur de la nuit. Il étale ses pétales au soleil encore frais de ce petit matin et découvre à ses côtés un curieux personnage , peu grâcieux, la robe épaisse et la coiffure ébouriffée au vent.

Le coquelicot est stupéfait : comment est-il possible d'ainsi prendre plaisir à se laisser décoiffer ? Tout en inclinant vers son voisin son corps svelte et souple, il s'aperçoit rapidement que l'inconnu reste indifférent à son approche et, pire encore, qu'il ignore tout simplement sa présence trop occupé qu'il est à rester cheveux au vent.

Ne pouvant retenir plus longtemps son courroux, notre végétal rouge se met à gesticuler d'indignation, ce qui a soudain le pouvoir d'enfin faire réagir l'autre qui, de sa position haute dans l'herbe folle longeant les rails, se laisse distraire l'espace d'un instant, si bien que ne pouvant plus résister à la force du vent, sa coiffe moutonneuse s'effiloche et enveloppe notre ami le coquelicot qui se met à toussoter d'étonnement et à éternuer de chatouillement.
Que diable me faites-vous là ? clame-t-il aussitôt ne voyant plus se dresser devant lui qu'une tige verte sans aucune importance.

Écrit par Hollynx   |     |   |   4 passage(s)