28/01/2009

Les mots

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Ce soir, je tourne en rond et je ne trouve pas les mots. Le pourquoi des mots, les mots pour quoi.
L'injuste des mots, les mots pas justes.

Alors, je déroule le silence. Il se vautre sur les mots et les saisit d'un coup. Par la peau du cou.
Les mots sont digérés par le silence. Le silence est d'or.

Et je les aperçois en un corps à corps qui aura raison de l'un d'eux.

Ce soir, je tourne en rond : les mots sont silence et le silence est mots...

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21/01/2009

Vertige

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Je vertige des hauteurs. Des hauteurs d'une montagne, d'un pont, d'une terrasse, d'une échelle, d'un tabouret. Je vertige de la hauteur de mes sentiments, de mon amour, de mes passions, de mes colères.

Une sensation moite qui transpire du dedans au dehors, parce que le dehors veut me prendre le dedans, avant de me saisir toute entière dans ses griffes fourchues. Un vertige insaisissable qui me capture et me maltraite jusqu'à l'abandon : le malaise inconscient de ma conscience qui rend haut ce qui est bas et bas ce qui est haut. Le vertige d'un vertige qui va et vient et puis s'en va.

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16/01/2009

On est bien peu de chose, me dit la rose...




Le petit Prince avait bien raison de vouloir lui trouver un abri ...

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13/01/2009

Il n'y a pas de mots....


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J'ai volé cette photo sur un blog ami. Le blog d'un ami.
Sa dernière photo, postée il y a quatre jours, intitulée : l'hiver est dur...
Tu ne pensais pas si bien dire, tu sais car depuis cette photo, tu es entre la vie et la mort.

Que ces oiseaux que tu as saisi au vol t'apportent le message d'espoir que j'ai dans le coeur, pour toi.

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08/01/2009

Petit conte d'hiver

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L'hiver venait de chasser l'automne mais l'automne avait tardé à quitter les lieux et il faisait déjà terriblement froid. Depuis quelques jours, le vent était piquant et la ville baignait dans une luminosité annonciatrice de chutes de neige.
Les bourrasques glacées figeaient l'humidité, couvrant trottoirs et maisons d'une pellicule blanche.
Le décor était hivernal à coup sûr et en cette période de vacances de Noël, les enfants guettaient le moindre flocon, les gants, bottes et traîneaux fins prêts à affronter les frimas pour quelques instants de glisse.

Il apparut timide, tâta l'air et se dit qu'il faisait vraiment trop froid. Il se ravisa, se gonfla de courage et se persuada qu'il était temps. Il fit un pas, puis deux, puis trois et il se jeta dans le vide. Une chute lente, vertigineuse, faite de hauts et de bas, d'écarts à gauche, de loopings à droite mais avec au fond du cœur la détermination du débutant.

Il vit de beaux paysages, des sommets, des vallées, des clochers, des toits, des arbres, des buissons, des chats, des oiseaux, des herbes gelées et le trottoir. Il s'assit dessus et se reposa un moment.
Le vent l'emporta et il le déposa sur le rebord du chapeau de madame Gertrude qui ne le vit pas.
Hugo, son neveu, sauta de joie en l'apercevant tout à coup sur la coiffe de la vieille dame :
- "Taty, Taty, il neige ! " et le petit flocon de neige fondit d'émotion.

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01/01/2009

Tout simplement


Ce soir, je ne prendrai pas la plume pour écrire un mot
Je fermerai les yeux, j'écouterai le silence et je ferai un voeux

Qu'importe, vous n'êtes pas curieux...

Mais il m'importe, à moi, de partager ce souhait et de penser tout haut
Si l'authenticité pouvait désormais noyer le monde !


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28/12/2008

Ainsi va la vie

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Tout petit le radis. Tout penaud l’artichaut.

Dans un plat à hors-d’œuvre, le premier dragua le second.
Imaginez un radis promettant le paradis à un artichaut encore chaud !
Et l’artichaut de prendre cela de haut : pour qui ce radis pas cuit se prend-t-il donc ?
Le radis se vautra dès lors dans le sel, tandis que l’artichaut s’endormit dans la vinaigrette.

Tout petit le radis salé. Tout penaud l’artichaut vinaigré.

Une bouche gourmande les engloutit soudain, sans même leur laisser le choix.

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25/12/2008

Non, je ne l'ai pas oublié




Il a bercé tous les Noëls de mon enfance, il n'a pas pris une ride à mes yeux...

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15/12/2008

Le sapin de Mylène


Depuis quelques jours, le sapin se dresse dans le salon. Il est petit, artificiel, déplumé et poussiéreux. Il sent la cave et Mylène l'asperge régulièrement avec sa bombe de Dove. Curieux mélange qui donne à la pièce une odeur toute particulière d'un Noël qui se perpétue.

Un seul cadeau au pied du sapin. Il est discret, tellement discret qu'on le distingue à peine entre les quatre branches du socle de l'arbuste.
Une minuscule crèche complète le décor. Elle est là plus par habitude que par conviction et l'enfant Jésus ne tend désormais plus qu'un bras, sans que Mylène ne sache pas trop ce qu'est devenu le second.
Il n'y a pas d'étoile, pas de bougie, pas de musique. Le silence, la pénombre et puis Mylène qui asperge son sapin car la nuit de Noël, c'est pour demain.

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Il en a vu des réveillons, ce petit conifère de plastique !

Elle en a passé des nuits saintes, Mylène, sans jamais vraiment réveillonner car quand on a presque 100 ans, on ne réveillonne plus, on guette. On guette la porte, dans l'espoir de la voir s'ouvrir. On guette la fenêtre, dans l'attente d'un Noël blanc. On guette la pendule, dans l'attente de minuit, encore un minuit avant le dernier, avant l'ultime et l'on ouvre le petit cadeau que l'on s'est fait, on le déballe, on contemple les chocolats qu'il contient, à moins qu'il ne s'agisse de massepain ou de marrons glacés et puis on en mange un bout avant de se dire : joyeux Noël Mylène !

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03/12/2008

Une vie pour voir le jour

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J'ai vu le jour sous la neige de l'hiver. J'ai ouvert les yeux sous un ciel lourd et gris, sans autre horizon qu'une ville aux immeubles serrés les uns contre les autres pour avoir chaud, les pieds dans l'eau et la tête dans la tempête. J'ai fait mes premiers pas à l'aube du printemps, bourgeons sur les branches et brise légère taquinant les mèches blondes de mon bonnet plus nécessaire.

J'ai grandi durant un été banal où l'on ne partait pas en vacances, dans l'attente de l'automne et de sa chasse aux marrons. Je les ai ramassés, collectionnés et enfin jetés car ils étaient tout séchés.

Mes quatre premières saisons, mes empreintes, mon avenir. Je suis bercée de ces premiers instants, à tout moment de ma vie. Je les respecte, je les affectionne, ils sont mes racines.

J'ai vu le jour, jour après jour. Je vois le jour, au jour le jour.

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27/11/2008

A tous les amoureux de l'Amour




Parce que l'amour n'a pas d'âge, pas de frontière
Parce que l'amour ne se lasse pas d'être mis en musique
Parce que l'amour vaut la peine que l'on croie en lui, sous peine de vivre dans la peine...

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Les doigts mécontents

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Depuis ce matin, les cinq doigts de la main droite sont en dispute avec ceux de la main gauche : le pouce et l'index droits n'ayant rien trouvé de mieux pour s'amuser que de s'unir pour chiquenauder le pouce gauche qui, un peu maladroit, avait raté la page 25 du magazine à feuilleter. Cela n'aurait eu aucune conséquence si ce dernier ne venait pas de se couvrir d'un superbe verni laqué. La secousse propulsa le pouce sur l'index qui ricocha sur le majeur qui à son tour s'effondra sur l'annulaire qui, en réaction, s'accrocha sur le l'auriculaire furieux, car pas encore sec non plus.

Quelle pagaille ! Et ce n'est pas tout... Pour tenter de garder bonne figure, les doigts de la main gauche se raidirent à l'unissons ce qui provoqua une crampe générale. Ensuite, le coup parti. Sous l'effet de la crampe, les doigts se recroquevillèrent, tous pour un, un pour tous et l'upercut du gauche vint atteindre la main droite qui, entre temps, avait saisit le pot de verni afin de réparer les dégâts. Celui-ci vola en l'air et l'air de rien se renversa sur le dos de la main gauche pas encore remise de ses émotions. Ce fut le coup de trop...

Les dix doigts se mirent alors à gigoter dans tous les sens, chacun voulant défendre la main à laquelle il appartenait. Une vraie pagaille, en effet et la bataille terminée, ils durent se rendre à l'évidence : ils ne faisaient plus partie du même monde. Mais comment faire pour ne pas se rencontrer quand, à chaque instant de vie, ensemble vous devez travailler ?

Point de solution, allons chercher nos moufles !

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24/11/2008

Quand tombe la neige


Un petit flocon tournait en rond. Il vint se poser sur mon front
Il glissa le long de mon nez et se fixa sur le coin de ma bouche
Mon souffle l’aspira et il se perdit sur ma langue où il fondit rapidement.

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Une nuée de flocons apparut ensuite, elle voltigea autour de moi et s’écrasa de plein fouet sur mon visage. Trempés, mes cheveux se collèrent sur mon crâne tandis que mes cils tentaient en vain de protéger mes yeux inondés.
A ce moment, je me rendis compte que je venais de dévorer l’un d'eux. Je voulus m’excuser mais ils n’entendirent rien tant leur manège était vif. Alors je pris mes jambes à mon cou et j’interrompis ma balade.

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17/11/2008

Passe le temps...


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08/11/2008

Le petit monde des chiffres (suite)


Episode 2


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3 est donc sur la route, ne sachant pas trop bien s'il est lui ou eux.
Très vite, cela agace 2 qui décide de s'arrêter.
- Quoi, rouspète 1, tu ne vas quand même pas nous abandonner ?

Sans un mot, 2 baisse la tête se retire tristement de la balade.

3 moins 2 font donc 1 et c'est seul que ce dernier poursuit la promenade. Bonsoir !

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07/11/2008

Le petit monde des chiffres


Episode 1 :


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Petit 1 se balade dans le parc, il s'ennuie car il est seul.
Petit 2 se promène au bord de l'eau, il aperçoit son reflet et se déprime de se trouver gros.

1 croise 2 et ensemble ils décident de suivre le chemin : dorénavant, ils seront 3 !
- Mais ils ne peuvent être 3 à 2, c'est bien malheureux...
- Bien sûr que si : 1 + 2 ne font-ils pas 3 ?

Je n'ai jamais rien compris aux mathématiques, bonne nuit !

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31/10/2008

La danse des os




Superbe animation de derrière ... le tombeau mais sans une ride !

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30/10/2008

Le petit fantôme apprend la vie

Le petit fantôme n’en crut pas ses oreilles : sa maman venait de lui dire que, désormais, il était assez grand pour fêter Halloween avec ses cousins et cousines.
Surtout, insista-t-elle, ne te mèle pas aux squelettes, sorcières et autres morts-vivants de la pire espèce et, en aucun cas, ne va vers le cimetière car tu connaîtrais les plus terribles ennuis.
Peu rassuré mais très excité, il lui fit la promesse de rester sage et obéissant.

Vint le soir du grand jour. Il faisait déjà nuit depuis longtemps quand notre apprenti spectre quitta ses parents. Confiant, il longea les façades de sa rue puis sa robe frémit quelque peu quand il tourna le coin. Le spectacle qu’il découvrit l’émerveilla : les boutiques avaient décoré leurs étalages à son image et y avaient joint différentes citrouilles et mascottes de films d’horreur.
Très vite, il aperçut deux de ses cousins qui filaient vers le sud puis une voisine qui, comme lui, hésitait à quitter le rebord d’une fenêtre où elle avait trouvé refuge. Notre ami resta indécis quelques instants quand, soudain, apparut un groupe de joyeux fêtards qui, lanternes à la main, se dirigeaient vers l’épicerie toute proche. Il se joignit à eux et marcha d’un pas glissé, sa robe flottant au vent et ses manches un peu trop longues lui tombant sur les mains. Il avait le cœur léger et l’humeur à l’amusement.
Le petit groupe s’engouffra dans la boutique. Le commerçant fit mine d’avoir peur quand l’un des fantômes lui donna l’ordre de lui céder des bonbons ou la vie. Le petit fantôme n’y prèta que peu d’attention et suivant le mouvement, il se retrouva sur le trottoir, une forme ronde et colllante dans la paume de la main.
Trois magasins furent ainsi visités puis le petit groupe se souhaita une bonne nuit et chacun retourna chez lui.

Notre petit fantôme regarda sa récolte : il n’avait pas bien compris le sens de ce rituel mais il s’était bien amusé et rentra satisfait auprès de sa maman.
Celle-ci l’accueillit d’un gros bisou lancé qu’il attrapa avec peine, tant il avait les mains pleines de victuailles sucrées. Il déposa sa moisson sur la table et vit sa maman partir d’un rire tonitruant dont seuls les fantômes ont le secret. Toute la maisonnée trembla, tandis que le petit fantôme resta muet d’étonnement quand sa maman lui annonça qu’un fantôme ne pouvait manger ni bonbons, ni sucreries.
Alors, sous son drap blanc légèrement défraîchi, il retint un sanglot car il aurait tant aimé être, l’espace d’un soir, un petit garçon comme les autres.

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24/10/2008

Les mots sont nos vies


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23/10/2008

Distraction

Une paire de lunettes abandonnée sur une table de café. Un journal ouvert sur un banc du parc public, effeuillant au vent ses derniers articles. Un trousseau de clefs figé dans la serrure d’une porte fermée, une pièce de dix cents au fond d’une poche, un mouchoir au creux d’un fauteuil, un enfant à la grille d’une école, un être cher seul dans un cimetière sans âge.
Tous ces objets oubliés, tous ces êtres négligés ont le point commun d’avoir compté pour nous, un moment, un jour, une saison, toute une vie.
Ne laissons pas le vide s’emparer de ces choses et de ces personnes, restons vigilants de toujours les avoir au fond de soi.
Les lunettes sur le nez, le journal sous le bras, les clefs à la ceinture, les dix cents dans le porte-monnaie, l’enfant par la main et le défunt dans mon coeur, je traverse la rue et je rentre chez moi, l’esprit tranquille…

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21/10/2008

Toute une vie


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Des paroles, des idées, une vision du monde à découvrir une fois encore...

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15/10/2008

La naissance de l'automne


Une petite fille demanda à sa poupée : Dis, pourquoi les arbres perdent-ils leurs feuilles en automne ? La poupée, quelque peu embarrassée, se mit à raconter...

Dans le monde des jouets d’où je viens, on raconte qu’un jour, l’arbre le plus puissant de la forêt tomba amoureux du soleil. A cette époque, il n’y avait pas de saison, tous les jours étaient pareils, les heures se superposaient et les secondes ne faisaient pas les minutes.
On dit même que les nuits étaient si courtes que la lune n’avait jamais le temps d’être pleine.

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Cependant les jours se mirent à raccourcir et les nuits commencèrent à s’allonger. La lune passa du croissant à la demi-lune et parfois même elle dessinait un cercle parfait. Certains prétendirent que c’était pour plaire au soleil.
Cette remarque ne laissa pas l’astre de feu indifférent et, très rapidement, le bruit d’un rendez-vous entre les deux intéressés courut.
Pendant ce temps, sur la terre, au fond de la forêt, l’arbre le plus puissant n’arrêtait pas de pousser et de s’étoffer car il avait, en son cœur, le désir secret d’atteindre un jour le zénith afin d’épouser le soleil. C’est ainsi que quand la rumeur de l’idylle des deux astres lui parvint aux oreilles, une colère terrible s’empara de lui.
Rien n’y fit : le rendez-vous des amoureux eut lieu en une magnifique éclipse, dont tous les habitants du monde imaginaire dont je te parle se souviennent encore aujourd’hui. La lune enlaça le soleil qui l’étreignit de ses plus beaux rayons, dans une étreinte qu’ils croyaient éternelle.

Mais dans sa forêt, l’arbre hurlait, trépignait et gesticulait comme un forcené : la folie l’avait gagné et il criait vengeance, les bras levés au ciel et ses feuilles tombant à ses pieds, en des larmes de sang.
Un dieu en eut assez de ce chaos : il stoppa l’éclipse, sévit et dicta sa loi : dorénavant, le temps serait répartit en saisons afin que chacun y trouve son compte et lui, le calme. Le soleil fut promu maître du jour, la lune maîtresse de la nuit et l’arbre, roi de la forêt.

Mais le nouveau roi n’accepta pas cette sentence et il transmit à sa descendance une rancœur puissante et indestructible. Et c’est ainsi, vois-tu, qu’à chaque fois que les jours raccourcissent, l'automne revenu, les arbres deviennent mélancoliques et pleurent des larmes de sang aux reflets d’argent.


La poupée regarda la petite fille qui restait sans réaction : elle s’était endormie…

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08/10/2008

Ouvre les yeux

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L’homme partit à la recherche du bonheur, il ne ramena que désillusion.
Il chercha la fortune, il revint démuni.
Il se mit en quête du grand amour et il ne rencontra qu’aventures d’un jour.
Alors, il chercha l’erreur.

Le bonheur était dans son âme, la fortune à portée de sa main et l’amour dans le cœur des autres hommes mais il n’avait jusque là jamais ouvert les yeux, il n’avait jamais tendu le bras, il n’avait jamais entendu le monde, trop occupé qu'il était à tout vouloir posséder.

Il ferma les yeux.
Il visionna sa vie, il prit le temps d’arrêter le temps, il huma la senteur de la vie, il goûta au plaisir d’être là et il caressa l’idée d’être un homme parmi les hommes.

Il ouvrit les yeux et il se sentit enfin heureux, riche et amoureux pour la première fois.

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07/10/2008

Sur le chemin de l'étoile


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30/09/2008

Lueurs d'automne


Profitons de ces derniers jours de douceur vagabonde..
.
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Le soleil bas torture les feuilles des arbres qui se séchent sur les branches, se détachent et s’en vont mourir sur le sol encore tiède de l’été.
J’aime les écraser du pied et entendre leur crissement quand, telles de grandes mains gantées, elles griffent la terre du chemin et tentent de camoufler les marrons trop vite tombés à la grande joie des enfants étonnés.

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27/09/2008

Aviation, aviateur et moi


Farman ne m'inspire guère. Qu'il soit aviateur, scaphandrier, prêtre ou bourreau me laisse tout à fait indifférente. Et pourtant... 

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Attachez vos ceintures, le décollage est annoncé !
Offusquer ayant deux F, mon avion aura deux ailes. Offusquer commençant par un O tout rond, agréable à contourner à loisir, mon envol se fera en un décoiffant looping qui, non seulement aura l'audace de vous secouer mais vous laissera pantois de par son altitude utopique et sa vitesse incommensurable.

Parée pour le départ !
J'attends impatiente, en début de ligne, que mon imagination, tour de contrôle de ma vie, me donne le feu vert.

Que se passe-t-il ?
Des turbulences ? Une nuée d'oiseaux migrateurs prévue pour aujourd'hui ?

Le départ est reporté.
Il est annulé.  Farman et son avion, offusquer et sa conjugaison resteront au sol, ce soir. Je quitte les commandes, un rien déçue, je prends soin de ranger mes instruments et je lance un regard réprobateur à mon imaginaire pour l'annulation de ce voyage prometteur.

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22/09/2008

Espace-temps

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Tic tac fit le réveil. Tactique fit la boussole.
J'indique le temps, se vanta le réveil. J'organise l'espace, répliqua la boussole.
Mes aiguilles tournent, renchérit le réveil. Et la mienne pivote, ajouta la boussole.
Vous n'avez pas de trotteuse, s'offusqua le réveil. Non, précisa la boussole mais je possède une tête magnétisée.
Où donc mettez-vous votre remontoir, si toutefois vous en avez un ?

Vous me semblez bien aigri pour vouloir à ce point avoir le dernier mot, s'étonna la boussole. Est-ce de voir filer le temps, de tourner sans cesse en rond que vous devenez aussi agressif ? Seriez-vous jaloux de mes 4 points cardinaux alors que vos 24 heures s'égrainent de jour en jour ?
Ce discours ne plut pas du tout au réveil qui de rage déclencha une sonnerie d'enfer.

Le garçon se retourna brusquement, frappa violemment le réveil, se leva du mauvais pied et emporta la boussole et son sac de voyage.

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Enfance volée


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12/09/2008

Les 4 saisons et l'amour

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Amour au présent, passion, été ardent. Amour au passé, nostalgie, hiver glacé.
Amour au futur, promesse, doux printemps.

Que faire de l'automne, ni chaud, ni froid, ni prometteur ?
Cet amour-là n'est-il donc pas ?
C'est l'amitié diront certains...

A moins qu'il ne s'agisse de ma tendresse,
Pénombre rassurante sur un lit de feuilles aux reflets de mystère.

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03/09/2008

L'alphabétisation, un droit de l'homme

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Il est de ces gestes que seuls les hommes peuvent apprendre, étendre, comprendre, de l'enfance à l'âge adulte. Il est une époque de la vie où seuls le courage et la persévérance conduisent celui qui n'a pas appris ces gestes à la connaissance qui les rendra universels.

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