31/08/2008

La nouvelle du dimanche


Chaque dimanche, durant cet été, je vous propose une nouvelle signée Azero.
Cliquez sur l'image pour découvrir Escale ...

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28/08/2008

Pour le plaisir et l'émotion


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25/08/2008

Réalité verte ou fiction rouge ?


J'ai croisé une petite vieille avec un chapeau vert, hier. Un drôle de petit chapeau, ni boule, ni pointu sur la tête d'une dame, ni belle, ni laide. C'est le chapeau qui a retenu mon regard, pas la dame. Elle aurait pu être un homme d'ailleurs ou même une autruche et pourquoi pas un kangourou en habits du dimanche ? Il semblait bien enfoncé. Il ne bougeait pas d'un poil. De toute façon, rares sont les chapeaux à poils !
Missing imageQuand j'ai croisé ce chapeau vert, sur la tête de cette dame, j'ai senti monter en moi comme un sentiment étrange. Un étrange sentiment ni bon, ni mauvais, probablement de l'étonnement. Bien sûr, cela m'étonnait de croiser ainsi une dame avec un chapeau vert qui traversait au rouge la place Verte. Quelle drôle d'idée !

Je me suis senti pousser des ailes et une envie folle de lui prendre son chapeau s'est emparée de moi. Vous savez comme cette envie soudaine et irrésistible, enfantine et ludique de donner un coup de pied dans une cannette abandonnée au milieu d'un trottoir, juste pour le plaisir de l'entendre rouler dans un bruit de métal vide. Bien sûr, le vol de ce chapeau n'aurait fait aucun bruit, à moins que les cris de la vieille...

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J'ai donc fait demi tour. Je me suis approché d'elle. J'ai tendu le bras puis la main et enfin les doigts. Il ne manquait que quelques centimètres quand un cri strident venu de nulle part vint couper mon élan : Monsieur, vous traversez au rouge !

Le vert se brouilla, le rouge s'imposa et je ne fus plus qu'un passant pris en défaut sur les lignes jaunes d'un passage pour piéton. Le charme fut rompu et le chapeau avait disparu.

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16/08/2008

Liberté volée

Vole, vole l’oiseau.
De branche en branche, d’arbre en arbre, d’arbre en toit, de toit en clocher et de clocher en village, toujours plus haut, toujours plus loin, libre.

Marche, marche l’homme.
De rue en rue, de quartier en quartier, de quartier en ville et de ville en pays, toujours plus vite, toujours plus loin, prisonnier.

Puis, l’homme qui marche capture l’oiseau qui vole.
L’homme prisonnier enferme dans une cage l’oiseau libre.

L’homme vole à l’oiseau sa liberté. Pourquoi ?

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05/08/2008

Histoire de pères et de mères




Pour savourer de visu ce texte, cliquez ICI

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28/07/2008

Fatale étreinte



Elle s'est allongée nue à ses côtés. Tout près, très près, trop près.
Il s'est approché d'elle et l'a caressée de ses lèvres amoureuses. Effleurement doux puis de plus en plus fort.

Elle s'est laissée bercer par ses baisers, victime consentante.
Elle a glissé en son sein. Progression lente puis de plus en plus rapide et s'est donnée à lui pour l'éternité.

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25/07/2008

Le pouvoir des mots

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L'écrit qui rit
L'écrit qui pleure
L'écrit qui se moque
L'écrit qui instruit
L'écrit qui condamne
L'écrit qui libère
L'écrit qui appelle
L'écrit qui rappelle
L'écrit qui meurt

L'écriture de chaque instant...

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21/07/2008

En d'autres mots...


Si vous cliquez sur cette image, vous découvrirez un univers aux sons, aux mots et aux vibrations qui vous transporteront loin, si loin que vous en reviendrez différents.

J'ai découvert Etnias sur la digue à Blankenberge, ce week-end et j'ai rarement vu un public aussi en communion avec une musique itinérante.

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14/07/2008

Une vie de solitude


Farandole de solitudes - Feuille de route évolutive

Mimi et bien d'autres avant elle nous entraînent à tour de rôle dans une folle farandole sur une initiative originale de Traces. A mon tour de prendre la main à Loren.
Serez-vous la ou le prochain à me saisir la main dans cette solitude ô combien partagée ?

Plus de tendresse dans sa vie. Où donc la douceur s’est-elle enfouie ?
Il a tant de choses à donner, à recevoir et à partager.
Deux bras pour travailler, pas pour enlacer.
Une bouche pour parler, pas pour embrasser.
Un corps pour vivre, pas pour jouir.
Une vie sans bonheur, il n’en veut plus.
Il a peur.
Son miroir le voit vieillir, sans personne à qui sourire.
Sans personne vers qui partir.
Il l’a voulue, cette solitude mais il n’y trouve pas la plénitude.
L’a-t-il seulement vraiment désirée ? La vie ne la lui a-t-elle pas imposée ?
L’ermite se pose ces questions et ne fait que tourner en rond...

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09/07/2008

Le baume au cœur

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Face à la mer, je laisse s'échapper mes pensées au vent: mes soucis s'envolent, d'agréables images colorées envahissent mon esprit, mes tracas se noient dans les flots, tandis que d'étranges énergies positives violent agréablement mon imaginaire, mon cœur et mon corps.
Je suis bien, les pieds dans l'eau, les cheveux gonflés de l'air marin, les yeux au large et les oreilles dans le bruit de l'immensité ondulante.
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Une mouette, à moins que ce ne soit un goéland, crie non loin de moi. Elle me ramène sur le rivage car, l'espace d'un moment et sans même m'en rendre compte, pour de plus mystérieuses aventures, j'avais quitté le sable, clone du coquillage que le courant emporte par delà la réalité de la côte, minuscule crustacé sans âme que rien n'arrête, pas même le cri d'une mouette.

Et voilà que soudain mes pensées reprennent possession de mon esprit, mes soucis reviennent, la lumière diminue, mes tracas sortent des vagues et pourtant je suis bien, les pieds dans l'eau, avec l'impression d'avoir touché au bonheur à l'état pur.

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03/07/2008

Histoire d'une vie... retrouvée

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30/06/2008

Tourne rond

Le rond de fumée s'évapore, il spirale, il s'élargit.
Le rond dans l'eau tourne, il s'étrangle, il s'évanouit.

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Les pas du prisonnier qui tourne en rond, ronronnent. Ils se suivent et se ressemblent, à la queue leu leu, sans sens, sans mouvement, automatiquement rond, sans grandir, sans rétrécir, sans partir.

Ils tournent en rond, un rond que la fumée de cigarette que l'homme fume tente en vain de suivre, tandis que les traces d'eau qu'il laisse sur le sol, ses larmes et sa sueur, n'étranglent que le bonheur qu'il aurait de marcher un jour en carré.

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27/06/2008

Quand les mots reprennent vie

Il fut un temps, où j'écrivais des nouvelles, elles dorment presqu' oubliées dans un tiroir.
Une envie soudaine de vous les faire partager me traverse l'esprit, histoire de leur rendre vie, de les relire et de vous les faire partager au gré des jours, des paragraphes et des virgules.

Serez-vous de la partie ?

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Rendez-vous dans quelques jours pour la première d'entre elles...

En bonus, une surprise : la (re)découverte de Azero.

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25/06/2008

Sur la route

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Il arriva au carrefour sans trop y croire. Deux possibilités s'offrirent à lui : prendre à droite ou prendre à gauche.
A droite, la route était en pente légère, rectiligne, jusqu'à perte de vue. A gauche, elle serpentait. D'un côté, la plaine et de l'autre les bois. Il opta pour les bois sans trop savoir pourquoi. Il se mit à accélérer le pas. Il trottina puis se mit à courir, sans trop s'en rendre compte.

Soudain, il s'arrêta et s'assit quelques instants sur le bas-côté. Reprenait-il son souffle ? Attendait-il quelqu'un ? Rêvait-il d'un autre monde ?
Il reprit sa marche et traversa la route, le geste sûr : il se promenait, tout simplement. S'il en avait eu l'occasion, je suis certaine qu'il aurait sifflé mais il était silencieux et semblait heureux. Il était libre. Il était libre sur une route de campagne et cela lui suffisait.

Il stoppa à nouveau. Il s'approcha d'une souche. Il l'observa longuement puis la contourna et au moment où il m'aperçut, il leva la patte pour se soulager.

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22/06/2008

Feu rouge

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Je vertige des hauteurs. Des hauteurs d'une montagne, d'un pont, d'une terrasse, d'une échelle, d'un tabouret. Je vertige de la hauteur de mes sentiments, de mon amour, de mes passions, de mes colères.

Une sensation moite qui transpire du dedans au dehors, parce que le dehors veut me prendre le dedans, avant de me saisir toute entière dans ses griffes fourchues. Un vertige insaisissable qui me capture et me maltraite jusqu'à l'abandon : le malaise inconscient de ma conscience qui rend haut ce qui est bas et bas ce qui est haut. Le vertige d'un vertige qui va et vient et puis s'en va.

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12/06/2008

Folie maîtrisée

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11/06/2008

Tape, tapez, tapons

Missing imageLe temps passe. Les soucis s'estompent. Les joies se succcèdent. Tout va trop vite, bien plus vite que ma plume, que dis-je ? ... que mon clavier, et les événements se bousculent, plus rapidement que mon loisir ou, dirai-je, mon désir d'écrire ici quelques lignes. Juste quelques lignes...

Est-ce une fatigue, une lassitude, un manque d'intérêt, d'énergie, de plaisir ?
Point du tout. Le temps passe et puis les jours, les semaines, les mois, ma vie. Toute ma vie. Celle que je voudrais décrire, écrire, lire, relire, poster, riposter, reposter et emporter.

Quelques mots, moi à travers ces mots et puis vous de l'autre côté à m'attendre, à m'apprendre, à me lire. Quelques mots entre vous et moi à taper, à cliquer, à envoyer.

Voilà, c'est dit, écrit, tapis, souris. Visualiser, poster, cliquer.

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05/06/2008

Coquelicot comme autrefois

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04/06/2008

Gentil coquelicot

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Dans le talus jouxtant la ligne de chemin de fer, un joli coquelicot s'ébroue de la fraîcheur de la nuit. Il étale ses pétales au soleil encore frais de ce petit matin et découvre à ses côtés un curieux personnage , peu grâcieux, la robe épaisse et la coiffure ébouriffée au vent.

Le coquelicot est stupéfait : comment est-il possible d'ainsi prendre plaisir à se laisser décoiffer ? Tout en inclinant vers son voisin son corps svelte et souple, il s'aperçoit rapidement que l'inconnu reste indifférent à son approche et, pire encore, qu'il ignore tout simplement sa présence trop occupé qu'il est à rester cheveux au vent.

Ne pouvant retenir plus longtemps son courroux, notre végétal rouge se met à gesticuler d'indignation, ce qui a soudain le pouvoir d'enfin faire réagir l'autre qui, de sa position haute dans l'herbe folle longeant les rails, se laisse distraire l'espace d'un instant, si bien que ne pouvant plus résister à la force du vent, sa coiffe moutonneuse s'effiloche et enveloppe notre ami le coquelicot qui se met à toussoter d'étonnement et à éternuer de chatouillement.
Que diable me faites-vous là ? clame-t-il aussitôt ne voyant plus se dresser devant lui qu'une tige verte sans aucune importance.

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26/05/2008

Peur de l'oubli

Si je prenais la mer, m'oublierais-tu?
Si une autre s'emparait de ton amour, m'oublierais-tu?
Si la mort m'arrachait à la vie, m'oublierais-tu?
M'oublierais-tu dans la colère, la maladie ou la démence?

Missing image
 
Il n'existe, à mes yeux, rien de pire que l'oubli : avoir existé, ne plus exister, ne plus jamais exister. Imaginer la vie sans soi, cela ne se peut pas.

Laisser une trace, le sentiment d'avoir compté pour toi, pour lui, pour elle, pour eux.
Laisser de soi une image, une authentique image d'avoir vécu à côté de toi, de lui, d'elle, à côté d'eux. Imaginer la vie sans cela ne se peut pas. L'oubli est pire que la mort, c'est le rien du rien, le néant dans le néant, comme une nuit sans rêve, les cendres du défunt que s'envolent au vent, l'enfant pas encore né, le vide dans le trou, l'inextricable angoisse.
J'aime pour vivre sans la peur de l'oubli. Je donne pour cultiver ma trace. J'écris pour ne pas mourir tout à fait.

Si un matin, je prends la mer, pense à moi.
Si une autre s'empare un jour de ton amour, rappelle-toi.
Quand la mort m'arrachera à la vie, ne m'oublie pas.
Alors, j'aurai la certitude d'avoir réellement existé...

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21/05/2008

Plus loin que nos rêves les plus fous

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20/05/2008

Sur ma route





Une boule un peu maboule, sur la route, en déroute.
Une punaise un peu niaise, bien au milieu, l’air sérieux.
La punaise lève un œil.
La boule rentre la tête.
Devinez ce qui arrive…
Un vélo, un peu sot, vers la boule se dirige.
Un chaton, un peu rond, sur la punaise fonce.
Le vélo évite la boule.
Le chaton enjambe la punaise.
Et alors ?
Des mots ! Rien que des mots qui vont, et puis s’en vont.

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13/05/2008

Cinéphilement nôtre

C'est l'heure de la dernière séance et le public se fait rare. Dans une salle obscure du centre-ville, il ne reste que quelques cinéphiles impénitents commentant le film et un couple d'amoureux s'embrassant amoureusement. Je suis assise au dernier rang. Ma vie est un cinéma de quartier, j'y joue le rôle principal sans même en connaître le scénario.

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Le machiniste rembobine le film, dès le générique de fin terminé et les lumières s'allument brutalement, tandis que je repasse en seconde partie de séance privée le film qui tournait dans ma tête.
A mon tour, je me lève et je quitte la salle, un peu déçue.

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07/05/2008

Question de style, le retour !



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Juste quelques mots concernant QDS qui renaît enfin. Ce retour me tient particulièrement à cœur car ce blog est à l'origine de mon entrée dans la blogosphère. Maintes fois il a été remanié, les articles y sont courts, touffus, on y trouve des coups de cœur, des coups de gueule, des photos et des références mais, surtout, rien ne laisse indifférent dans cet univers de mots pas tout à fait comme les autres...

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01/05/2008

Au premier jour de mai

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Clochette de blanc vêtue, tu nous annonces les beaux jours
Clochettes en grappes venues, vous respirez l'été proche
En brins ce matin, vous entonnez le refrain
En vase ce soir, vous donnerez l'espoir

Et de cœur en main, vous nous apportez le bonheur, quelle que soit l'heure...

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24/04/2008

Spirale

Le monde tourne en rond
La terre tourne en rond
Nous tournons en rond
Rond et rond petits patapons !

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Rond sans fin
Rond de terriens, rond d’humains
Rond sans nom, sans prétention
Blancs et noirs dans le même bain
Tous en quête d'un chemin

Ils tournent en rond, heureux
A la queue-leu-leu, parfois malheureux
Une ronde faite de ronds, de lendemains
D'ambition et de destins qui tournent rond...

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16/04/2008

Promesse printanière

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Ce matin, j'ai découvert un bourgeon qui semblait tendre une tête timide vers la lumière du ciel, encore gris.
Ce midi, il paraissait avoir grandi. Il avait un long cou, un fin duvet recouvrait sa forme brune allongée et une sorte de sirop collant le faisait luire au soleil.
Ce soir, à la lueur de la lune, il avait désormais un corps en plusieurs couches, d'un vert délicat, qu'une fine brise caressait comme pour mieux les faire vibrer, prometteuses à la sortie d'une léthargie humide.
Cette nuit, que deviendra le bourgeon de mon jardin ? Nous le saurons demain...

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13/04/2008

Mon œil dans vos yeux

Les murs ont des oreilles. S'ils avaient des yeux, ils en verraient des choses!

Il y en a qui les fermeraient, c'est certain. D'autres lanceraient des regards francs, des regards perçants, des regards vicieux, aussi. Tous les murs ne sont pas borgnes !
Voilà un clin d'œil aux regards indiscrets mais, croyez-moi, mieux vaut tenir l'œil...

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Les yeux sont les fenêtres sur le monde, c'est pourquoi ils s'ouvrent curieux à la naissance et se referment à la dernière seconde de notre existence, après avoir appris, pleuré, cherché, observé, ri, surveillé ou que sais-je encore ?
Durant toute cette vie, ils ne nous quittent pas une seconde, sans qu'il n'y ait ni bon, ni mauvais œil car ils ne sont que le reflet de ce que nous sommes.
Les yeux parlent à notre place, qu'ils soient bruns ou bleus, pochés ou pétillants, à lunettes ou à lentilles. Ils ne cessent de jeter des regards fous, des regards amoureux ou des regards vides. Ils espionnent, ils admirent, ils vous transpercent. Il y a les regards louches et puis, ceux qui louchent.

Bref, ne fuyez aucun regard, il cherche à vous dire quelque chose.

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10/04/2008

Inconnus

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Inconnu vivant quelque part, inconnue ne vivant nulle part
Inconnu du monde, inconnue d'entre ciel et terre
Inconnu homme d'ailleurs, inconnue femme d'ici
Inconnu drapé de mystères, inconnue noyée de misères
Inconnu d'aventures et de voyages, inconnue d'errances et de hasards

Inconnus, méconnus, reconnus, qu'êtes-vous devenus ?

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03/04/2008

Combat de pâtes

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Un spaghetti s'étirait de tout son long dans l'eau frémissante d'une marmite. Il était entouré de congénères mais n'y prêtait aucune attention, préoccupé qu'il était d'être al dente à la sonnerie de la minuterie. Alors qu'il plongeait pour la seconde fois au fond de la casserole, il croisa le regard médusé d'un macaroni. Mais que diable faisait cet intrus dodu dans son bain chaud ?

Le spaghetti, quelque peu dédaigneux, s'approcha du macaroni déconfi. Frétillant dans le courant du bouillon ou tremblant dans les remous de l'étonnement, celui-ci se dressa à la verticale. Le spaghetti le contourna, l'enlaça puis, de toutes ses forces, tenta de le faire remonter à la surface afin d'attirer l'attention du cuisinier distrait. Déséquilibré, le macaroni bascula à l'horizontale et fut pris, de plus belle, dans le tourbillon de l'eau en ébullition. Il entraîna avec lui le spaghetti peu ravi.

La minuterie se mit à retentir. Il s'ensuivit un branle-bas de combat hors du commun : surprises par tant de précipitation, les deux pâtes n'eurent pas le temps de se séparer et c'est enlacées qu'elles se mêlèrent aux autres dans l'égouttoir, dont le mouvement de va-et-vient les rapprocha davantage encore, avant que le macaroni n'engloutisse le spaghetti et tombe dans l'assiette creuse que le cuisinier noya de sauce rouge, avant de la présenter à une énorme dame blonde, affamée.

Celle-ci, armée de sa fourchette et de sa cuillère, se jeta sur les pâtes. Elle découvrit soudain une anomalie dans son met préféré. Illico, de ses faux ongles, elle saisit le macaroni trop peu cuit qui, dans un cri, entraîna le spaghetti en une chute libre vers la bouche béante d'un affreux caniche gourmand.

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