28/12/2006

La parole perdue

J’ai saisi une parole au vol.
Quand j’ai voulu la répéter, elle s’était envolée.
J’ai attrapé une parole au passage.
Quand j’ai voulu la partager, on me l’avait piquée.

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

24/12/2006

24 décembre 2006...





Je vous souhaite à tous un très très bon Noël...

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

21/12/2006

La rivière de la vie

A califourchon sur une souche d’arbre, je regarde s’éloigner la rivière. Son débit est rapide en ce début de mois de décembre, elle est plus dodue qu’en été et semble plus sauvage, aussi.
Personne ne s’arrête pour la regarder. Je suis seule avec elle sans qu’elle me remarque. Peut-être cherche-t-elle à me fuir, que si vite elle passe ?
Je me demande ce que ressentent les poissons quand, si pressée de traverser la vallée, elle en oublie leur présence : se joignent-ils à elle ou s’accrochent-ils désespérément aux herbes du rivage ?
Comme je voudrais être un bateau de papier pour voguer sur ces flots brunis par les intempéries. Cahoté de-ci de-là, je me laisserais bercer par la vie sauvage de cette eau tourmentée, je ne résisterais pas, je fermerais les yeux jusqu’à les ouvrir aux premières senteurs de l’océan afin de découvrir l’immensité de l’éternité.

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14/12/2006

Caprice des mois

Quand approche la fin de l’année, déjà les mois de l’année suivante se bousculent au portillon : janvier veut rester le premier, avril voudrait prendre sa place, février cherche à le dépasser, tandis que juillet trépigne d’impatience d’un jour connaître les frimas de l’hiver.
C’est alors que le calendrier se fâche : un peu d’ordre, que diable ! Que chacun regagne son rang, sinon j’arrête le temps et vous ne serez plus qu’un, vos jours s’effilochant à la queueleuleu, sans lumière, sans chaleur, sans nuit et sans froideur. Vous serez rien et vous déambulerez à tout jamais dans le néant.
Aussitôt, janvier se mit en place, le sourire aux lèvres suivi par février, l’air crispé et les 10 mois restant les bras ballants.

Écrit par Hollynx   |     |   |   1 passage(s)

09/12/2006

Il y a tant de choses et puis ces riens

Il y aurait tant et tant de choses
A écrire
A dire
A vivre
Mais il faudrait pourtant que j’ose

Il y a tant et tant de choses
A connaître
A reconnaître
A naître
Mais il faudrait aussi que mon corps ose

Il y a toutes ces choses
A faire
A défaire
A refaire
Mais là, est-ce mon être qui ose ?

Et puis il y a tous ces riens
A apprivoiser
A adopter
A aimer
Et que depuis peu j’ose


Ce poème, aeraine, je l’ai découvert au bout de tes plumes
J’y ai ajouté ces quelques mots…
Afin qu’à quatre mains nous en fassions une chose
A naître, à faire, à vivre, à aimer…

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04/12/2006

Saint-Nicolas

Saint-Nicolas fatigué de sa soirée s’assit sur un banc, dans le parc public tout proche. Il ôta sa mitre qu’il posa à ses côtés, se frotta le bout des doigts endoloris par le froid puis, d’un air penseur, se lissa les moustaches.
Je commence à me faire vieux,pensa-t-il. Ma hotte est plus lourde chaque année, les enfants plus difficiles à satisfaire et les maisons bien compliquées d’accès. Ce manteau que je porte depuis tant de temps laisse passer les frimas de l’hiver et ma crosse me parait plus encombrante, à chaque hiver qui revient…
Comme il se perdait dans ses pensées, un petit garçon vint à passer. Le grand Saint rassembla le peu de courage qu’il lui restait et lui sourit d’un œil avenant, tout en lui proposant quelques bonbons.
Le gamin le regarda d’un air méfiant mais il s’approcha, finalement. Maman ne veut pas que je parle à des inconnus, surtout s’ils me présentent des bonbons, déclara-t-il un peu embarrassé, avant de disparaître dans les fourrés.
Saint-Nicolas saisit sa mitre, la posa sur sa chevelure immaculée, se leva péniblement avec l’aide de sa canne et disparut à son tour dans la nuit.

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30/11/2006

Toujours plus vite

Le temps qui passe donne à ma vie un flou que je ne maîtrise pas.

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24/11/2006

Claire-obscure

Il était une fois un carnet à spirales. Une petite fille l’avait ouvert à la première page et y avait dessiné la vie comme elle la voyait avec ses yeux d’enfant. Puis la petite fille avait grandi avec toujours, à ses côtés, le carnet qu’elle avait trouvé. Au fil des ans, elle ne cessa de tourner chacune de ses pages afin d’y déposer secrètement ses joies, ses peines, ses interrogations, ses colères et ses incertitudes, aussi.

Le hasard de la vie fit, qu’un soir, on se croisa, elle la petite fille devenue femme et moi, la femme si petite fille encore. Elle me parla beaucoup de son carnet de vie mais jamais elle ne m’en dévoila une page entière, elle se contenta de l’entrouvrir à plusieurs reprises jusqu’au jour où, avec amertume, je lui fis remarquer qu’il restait bien peu de pages à remplir.
Elle haussa les épaules. Peu lui importait, l’essentiel n’était-il pas rempli ? Chaque page avait été complétée puis tournée, à présent, elle pouvait le refermer sans regret.
On passe, on trace, on dépasse…
Souvent, elle tenta de me persuader de faire pareil. Elle s’étonna de mon envie de relire certains chapitres, elle s’amusa de mes craintes, s’attaqua fermement à mes peurs et s’énerva parfois de mes doutes.
On passe, on trace, on dépasse…

Puis vint le moment où elle décida d’inscrire le mot fin à son recueil. Je n’étais pas prête, j’en voulais encore moi de ces dessins, de ces mots, de tout ce que j’apercevais au travers des pages de ce carnet à peine entrouvert et qui nourrissait mon âme. Mais elle avait choisi de refermer le bouquin, de tourner les talons et de partir comme elle était arrivée en laissant, dans ma mémoire, ce carnet à spirales que j’aperçois là devant moi, prêt à recevoir mes joies, mes peines, mes peurs, mes interrogations, mes colères et mes incertitudes, aussi afin, qu’un jour, moi aussi j’y appose en toute sérénité le mot fin.

Il est un carnet à spirales. Il n’y a plus de petite fille mais tant de pages à partager encore…

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16/11/2006

Cœur d’artichaut

Tout petit le radis. Tout penaud l’artichaut.
Dans le plat à hors d’œuvre, le premier se mit à draguer le second. Imaginez un radis promettant le paradis à un artichaut encore chaud ! Et l’artichaut de prendre cela de haut : pour qui se prenait ce radis pas cuit ?
Le radis se vautra dès lors dans le sel, tandis que l’artichaut s’endormit dans la vinaigrette.
Tout petit le radis salé. Tout penaud l’artichaut vinaigré.
Ils restèrent ainsi un bon moment jusqu’à ce qu’une bouche gourmande ne les engloutissent sans leur laisser le choix.

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09/11/2006

Sensuelle tendance


Qui a laissé cette trace de doigt sur la table de verre ? Qui a imprimé cette forme de lèvres sur la coupe de champagne ? Qui les a abandonnés sans intention et sans attention ?
Une empreinte de vie sans nulle autre pareille, unique trace d’un passage dans un présent désormais passé. Quoi de plus banal qu’une marque de doigt. Quoi de plus sensuel que le dessin d’une bouche féminine aux contours écarlates.
Le doigt est épais. Probablement un pouce. Les lèvres sont fines. Probablement celles d’une demoiselle. Le pouce a touché la bouche qui lui a rendu sa caresse. A moins que d’un geste maladroit, la femme déposa le verre que l’homme rattrapa d’un mouvement sûr, dans l’infinie tendresse d’un amour naissant.
Pourquoi une seule coupe ? Pourquoi un seul doigt sur la surface de verre lui servant de support ?
C’est alors qu’une main se tendit vers le récipient et le porta à la bouche : il était temps pour Raymond de monter en scène à la façon de Marilyn.

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07/11/2006

A la vie, à la mort

Il était une fois un citron
On l’oublia et il se transforma
Pourquoi faut-il que tout meurt ?

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02/11/2006

Le jour des Morts

Hier, c’était la fête de tous les Saints, de Saint-André à Sainte-Zoë, sauf qu’il n’y a pas de Sainte-Zoë…
Aujourd’hui, c’est le jour des Morts et là, il y a probablement des Zoë mais qui y pense à part moi ?
Mon cobaye s’appelait Zoë. Ma voisine s’appelle Zoë. Mon cobaye est mort et ma voisine n’a rien d’une sainte. Allez comprendre !

Tout le monde fleurit les tombes le jour des Saints et le lendemain lorsque vient le jour des Morts, une fois le devoir accompli, plus personne ne pense aux morts. Comment comprendre ? Pourquoi comprendre d’ailleurs, l’essentiel n’est-il pas de se souvenir ?
Bien sûr, certains me diront qu’il ne faut pas une date particulière pour penser à André ou à Zoë mais, franchement, en y réfléchissant honnêtement, combien d’entre nous y pense à ses morts en dehors de cette date ?
D’accord, il y a les anniversaires, les albums-photos, les dates de décès mais les pensées sont faciles, elles s’envolent et ne coûtent rien, tandis qu’un passage au cimetière, c’est comme une visite privilégiée à André ou à Zoë.
En tout cas, mes morts à moi, tels ces malades à l’hôpital ne recevant jamais de visite et qui guettent la porte, je les ai entendus sourire de me voir débarquer avec mes fleurs sous le bras, des bruyères, comme à chaque fois.
Chacun fait ce qu’il veut mais pour ma part, jamais je n’ai raté un jour de Toussaint au cimetière de mes ancêtres : ils n’ont rien de saints, aucun ne s’appelle André ou Zoë mais comme j’ai congé ce jour-là, ils méritent bien que je leur consacre un peu de mon temps, ce temps qui s’est arrêté pour eux et qui m’est si précieux, à moi.
Allez, à l’année prochaine !

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

28/10/2006

L'amour à tous les temps


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26/10/2006

Halloween

Le petit fantôme n’en crut pas ses oreilles : sa maman venait de lui dire que, désormais, il était assez grand pour fêter Halloween avec ses cousins et cousines.
Surtout, insista-t-elle, ne te mèle pas aux squelettes, sorcières et autres morts-vivants de la pire espèce et, en aucun cas, ne va vers le cimetière car tu connaîtrais les plus terribles ennuis.
Peu rassuré mais très excité, il lui fit la promesse de rester sage et obéissant.

Vint le soir du grand jour. Il faisait déjà nuit depuis longtemps quand notre apprenti spectre quitta ses parents. Confiant, il longea les façades de sa rue puis sa robe frémit quelque peu quand il tourna le coin. Le spectacle qu’il découvrit l’émerveilla : les boutiques avaient décoré leurs étalages à son image et y avaient joint différentes citrouilles et mascottes de films d’horreur.
Très vite, il aperçut deux de ses cousins qui filaient vers le sud puis une voisine qui, comme lui, hésitait à quitter le rebord d’une fenêtre où elle avait trouvé refuge. Notre ami resta indécis quelques instants quand, soudain, apparut un groupe de joyeux fêtards qui, lanternes à la main, se dirigeaient vers l’épicerie toute proche. Il se joignit à eux et marcha d’un pas glissé, sa robe flottant au vent et ses manches un peu trop longues lui tombant sur les mains. Il avait le cœur léger et l’humeur à l’amusement.
Le petit groupe s’engouffra dans la boutique. Le commerçant fit mine d’avoir peur quand l’un des fantômes lui donna l’ordre de lui céder des bonbons ou la vie. Le petit fantôme n’y prèta que peu d’attention et suivant le mouvement, il se retrouva sur le trottoir, une forme ronde et colllante dans la paume de la main.
Trois magasins furent ainsi visités puis le petit groupe se souhaita une bonne nuit et chacun retourna chez lui.

Notre petit fantôme regarda sa récolte : il n’avait pas bien compris le sens de ce rituel mais il s’était bien amusé et rentra satisfait auprès de sa maman.
Celle-ci l’accueillit d’un gros bisou lancé qu’il attrapa avec peine, tant il avait les mains pleines de victuailles sucrées. Il déposa sa moisson sur la table et vit sa maman partir d’un rire tonitruant dont seuls les fantômes ont le secret. Toute la maisonnée trembla, tandis que le petit fantôme resta muet d’étonnement quand sa maman lui annonça qu’un fantôme ne pouvait manger ni bonbons, ni sucreries.
Alors, sous son drap blanc légèrement défraîchi, il retint un sanglot car il aurait tant aimé être, l’espace d’un soir, un petit garçon comme les autres.

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22/10/2006

L'Amitié en paroles et musique


Missing image

Des mots si simples chantés par une voix si pure c'en est, je trouve, un vrai bonheur.


Pour profiter de cet instant hors du temps, cliquez sur l'image.
Puis pour faire défiler le diaporama, utilisez la flèche droite.

Écrit par Hollynx   |     |   |   1 passage(s)

21/10/2006

Petit conte à méditer

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d'une perche qu'elle transportait, appuyée derrière son cou.
Un des pots était fêlé, alors que l'autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d'eau. À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n'était plus qu'à moitié remplid'eau.
Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes,alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu'un pot et demi d'eau.Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Maisle pauvre pot fêlé lui avait honte de ses propres imperfections, et sesentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pourlequel il avait été créé.

Après deux années de ce qu'il percevait comme un échec, il s'adressa unJour à la vieille dame, alors qu'ils étaient près du ruisseau. " J'ai hontede moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l'eau s'échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison. " La vieille dame sourit :
" As-tu remarqué qu'il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu'il n'yen a pas de l'autre côté ? J'ai toujours su à propos de ta fêlure, doncj'ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais.
Pendant deux ans, j'ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pourdécorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n'aurait puy avoir cette beauté pour agrémenter la maison. "


Pour l'instant, je me sens comme le pot fêlé car je ne remplis plus ces pages de mes mots personnels. Le temps me manque et l'inspiration aussi peut-être, car la vie me prend par la main pour toutes sortes d'aventures. Mais qu'à cela ne tienne, je n'abandonne pas ces pages qui me tiennent tant à coeur et je remplis mon esprit de sensations et de sentiments qui nourrissent mon imaginaire au jour le jour pour mieux écrire dans un avenir peu lointain...

Comme le pot fêlé, j'arrose, j'arrose ma route de pensées, de perceptions et de souvenirs.

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18/10/2006

QDS, le retour



Question de style est de retour après quelques mois d’absence.

QDS avec son noir et son blanc, avec ses mots en noir et ses mots en blanc, on aime ou on n’aime pas, mais il ne laisse pas indifférent…
Pour découvrir la nouvelle version de ce blog alliant mots, illustrations et photos, cliquez sur l’image.

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La petite écrevisse

Ce soir, je ne prendrai pas la plume et donnerai la parole à notre ami Pierrot de Dparoles, un super site commun de 66 auteurs (à visiter absolument si vous ne connaissez pas) qui publie des textes glanés ça et là chez différents blogueurs attirés par l’écriture.
Pierrot cherchait une eau confortable pour sa petite écrevisse et c’est avec plaisir que je l’accueille aujourd’hui dans les flots de mes mots.



Destin ?

Dans l’embouchure de la Vilaine, vivait une jeune écrevisse orpheline.Elle s’ennuyait, elle s’ennuyait et peu à peu se recroquevillait sur elle-même. Pourtant le courant qui passait près de son abri lui colportait d’étranges visites parlant d’un ailleurs mystérieux. Elle qui se morfondait entre quelques pierres, la rumeur de l’eau lui murmurait l’existence d’un autre monde infini aux bleus édeniens.

Notre petite écrevisse voulait changer sa vie, voyager et rencontrer les peuples de la mer. A chaque jusant elle se disait : « Voilà je pars, je sors de mon trou et je pars. » Mais le courage lui manquait encore. C’est qu’il fallait se placer dans le lit du grand inconnu pour se laisser ensuite entraîner sans retour. L’auriez-vous fait si aisément ?

Mais un jour un petit crabe, arrivé là par la coque d’un voilier, eut le temps – avant de mourir- de lui raconter la mer, son goût salé et iodé, ses vagues roulant sable coquillages et cailloux, ses algues chamarrées, ces grandes marées qui découvrent et recouvrent les paysages marins jamais monotones.

Elle n’y tint plus, quitta son repaire d’un grand coup énergique de sa palette, décidant ainsi de son destin.

Une main enfantine alors l’attrapa.

La petite écrevisse ne vit jamais la mer, ne connut jamais d’ailleurs.

Pierrot (17/10/2006)

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17/10/2006

Prendre le temps

Le temps ne me laisse pas le temps de prendre mon temps ! Prendre mon temps à bras-le-corps, le rouler sous mon bras, pour ne pas le perdre. Mais que diable alors en ferai-je ? Je n’ai pas encore eu le temps d’y penser que déjà il me dépasse. Attends, le temps d’une pause… Le temps n’a pas le temps, il s’éfiloche ou il file loin de moi. Je voudrais tant qu’il me laisse le temps : arrête-toi, tant qu’il est temps ! Le temps n’écoute que sa course, il passe et me dépasse sans même me remarquer, moi et mon essouflement de tenter de l’apprivoiser. Le temps ne s’arrête pour personne et même quand on croit qu’il se repose, il ne s’agit que d’une pause car il redémarre de plus belle. Le temps est éternel, pourquoi se fatiguerait-il dans une course poursuite dont il sortirait gagnant ? Le temps est là pour la nuit des temps, il le sait et c’est probablement pour ça qu’il refuse que je le capture.

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13/10/2006

Le bonheur

Découvrez avec humour le poids des mots...
Cliquez sur le mot magique : je suis un homme HEU-REUX.

(Une vidéo à ne rater sous aucun prétexte !)

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12/10/2006

Une cage pas comme les autres

Ouvrons la cage aux oiseaux. Ouvrons et regardons-les s’envoler. A moins qu’ils ne restent à nos côtés, afin de nous remercier de leur avoir rendu la liberté.
Et si la porte de ma cage s’ouvrait, que se passerait-il ? Si l’on ouvrait ma cage à moi, jusqu’où mes ailes m’emporteraient-elles ? Oserais-je seulement les déployer pour m’éloigner ou resterais-je cette prisonnière volontaire aux plumes de plomb ?
Le doute s’installe sous un flou anesthésiant : elle est ouverte, ma porte, et aucun barreau ne freine mes mouvements si ce n’est la peur, la peur d’avancer, la peur d’exister.
Je suis ma propre cage et le cadenas en est encore plus fort. Il suffirait pourtant de si peu de chose pour ouvrir ma prison et m’envoler. Bien sûr, je resterais à vos côtés mais je serais libre et je ne cesserais de vous remercier de m’avoir rendu la liberté.

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04/10/2006

Silence de rêve

Le silence de ma chambre est si fort que je l’entends se fondre dans mon oreille. Il tapisse mon conduit auditif en une progression lente qui, à son tour, me procure une impression de resserrement à gauche et à droite de ma tête.
Le silence s’installe, il glisse vers mon tympan, je le sens, je l’entends, je le prends. Tout à coup, mes neurones s’en emparent et mon cerveau l’englobe. Il est à moi, en un léger sifflement diffus et caressant dans la totalité de mon crâne, dans la globalité de mon être. Je suis bien.
Cela me détend d’entendre le silence. Il devient mon compagnon de chambrée, il me guérit des bruits du jour et me construit un monde de nuit, un monde nouveau de sensations, d’impressions, d’imagination.
Allongée sur le lit, avec pour seule parure ce silence, je crains qu’on ne me le vole, qu’on me le sabote. Il suffirait d’un train qui passe, d’une porte qui claque, d’un chien qui aboie. Mais je n’ai pas de chien, les portes sont verrouillées et les trains passent à plus de vingt kilomètres. Je savoure mon silence, je ferme les yeux et je me perds dans le rêve.

Écrit par Hollynx   |     |   |   4 passage(s)

29/09/2006

OUPS !!!

Mon skin perso ayant disparu mystérieusement, j'ai pu récupérer mes textes afin de les replacer dans ce skin de base, en attendant reconstruction d'un nouveau tout beau tout neuf. A moins que l'ancien ne redevienne fonctionnel par miracle.
Allez, ça ira mieux demain...

Nous voici demain, ou plutôt après-demain : je vous présente mon nouveau skin ! Qu’en pensez-vous ? Moi, je le trouve plus moderne, plus dynamique aussi.
Allez, on continue…

Voyez-vous le gif à gauche de ce texte ? Il semblerait que les utilisateurs d’Internet Explorer ne l’aient pas. Même chose avec l’illustration de "L'oubli".
Mon blog serait-il la proie d'un mauvais esprit ?

Écrit par Hollynx   |     |   |   7 passage(s)

28/09/2006

La page blanche


J’ai regardé vers le large : la mer et le ciel s’épousaient.
J’ai regardé le ciel, il était bleu et la mer lui rendait le même bleu parfait. J’avais emmené mon stylo mais l’encre était noire. Alors, je n’ai rien écrit de peur de voir apparaître des nuages.

Une fois rentrée au port, j’ai voulu reprendre mon stylo mais je l’avais égaré. Alors, j’ai regardé vers le large et j’ai vu apparaître un oiseau blanc. Il a frôlé mes cheveux et je l’ai regardé s’éloigner. Il volait vers les terres en emportant les secrets de la mer. Alors j’ai fait comme lui, emmenant ma page blanche…

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

15/09/2006

En vacances




Une semaine de vacances, quelle chance ! Du repos au bord de l'eau, des excursions, des gueuletons, du soleil, et puis la mer. J'emmène mon bloc et mon stylo pour mettre tout ça en mots et partager avec vous dès mon retour mes souvenirs, mes plaisirs, mes coups de coeur et mes impressions.
Je vous donne rendez-vous aux alentours du 23 septembre.

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

14/09/2006

L'oubli

Une paire de lunettes abandonnée sur une table de café. Un journal ouvert sur un banc du parc public, effeuillant au vent ses derniers articles. Un trousseau de clefs figé dans la serrure d’une porte fermée, une pièce de dix cents au fond d’une poche, un mouchoir au creux d’un fauteuil, un enfant à la grille d’une école, un être cher seul dans un cimetière sans âge.
Tous ces objets oubliés, tous ces êtres négligés ont le point commun d’avoir compté pour nous, un moment, un jour, une saison, toute une vie.
Ne laissons pas le vide s’emparer de ces choses et de ces personnes, restons vigilants de toujours les avoir au fond de soi.
Les lunettes sur le nez, le journal sous le bras, les clefs à la ceinture, les dix cents dans le porte-monnaie, l’enfant par la main et le défunt dans mon coeur, je traverse la rue et je rentre chez moi, l’esprit tranquille…

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

10/09/2006

La différence




La différence, quelle importance ?
L'essentiel est de s'aimer en tout sécurité et de faire ensemble le plus beau chemin :
celui de l'Amour...

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31/08/2006

La brindille et l'escargot


La petite brindille frétille : qu’il fait froid, dans ce bois ! L’automne approche, c’est dans la poche. Je n’ai pas envie de ce temps humide…
L’escargot ajoute tout de go : parlez pour vous, moi ça me rend fou ! Cette brise m’enivre et cette brume peu commune, au raz du sol, quel bol ! Je m’en vais me promener, voulez-vous m’accompagner ?
La demoiselle répond, choquée : pas question, pour quelle raison ? tandis que notre ami, hésitant, reprend : pour vous évader et retrouver la liberté.
L’air de rien, l’escargot marqua un point.

La petite brindille frétille : que cette promenade semble agréable ! La liberté est proche, je ne veux pas rater le coche. Que dois-je faire pour vous plaire ?
Le rampant sourit et dit : laissez-vous tomber à mes pieds et je vous emmène, pas de problème.
La petite brindille se tortilla et tomba. L’escargot sur elle s’étala et la dévora. En guise de liberté, elle servit de goûter.

Écrit par Hollynx   |     |   |   5 passage(s)

30/08/2006

Les mots d'un poète hors du commun



Une fois n'est pas coutume, je donne la parole à Grand Corps Malade, grand artiste que j’ai découvert il y a peu avec sa façon toute personnelle d’interpréter le slam. Un être de sensibilité que je tenais absolument à vous faire découvrir…

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

26/08/2006

Trente minutes

Il me reste trente minutes.
Non, pas trente minutes à vivre. Enfin, je l’espère !
En vérité, je dispose de trente minutes avant de fermer la porte de mon bureau et oublier le boulot.
Que faire de trente minutes ?
Pas question d’entamer un nouveau dossier et je n’ai pas envie de nettoyer le poisson rouge. Ranger un tiroir ? Après une journée aussi remplie, où trouver l’énergie nécessaire à cette tâche ? Je mangerais bien un biscuit. Il n’y a plus de café et je fais régime depuis hier. Lire un chapitre de mon nouveau livre… Judicieux mais je vais être tentée de lire le suivant et pas question de faire des heures sup. Regarder les oiseaux par la fenêtre et tenter la photo qui fera de mon blog-photo le plus visité demain. Il pleut !

Il me reste vingt minutes.
Le temps passe si vite quand mes idées à le faire passer me surpassent. Je vais rédiger un article pour mon autre blog, je dispose exactement des minutes nécessaires. Comment est-ce possible, je n’ai pas les références ni les notes indispensables à cette tâche ?
Que vais-je donc faire de ces vingt minutes ? Je pourrais déjà fermer à clef la barrière de la propriété, mais si un dernier patient se présentait pour sonner…

Il me reste dix minutes.
Pas le courage de ranger les puzzles éparpillés ou les cubes dispersés. Je le ferai demain car des pièces ont rampé sous l’armoire et il fait trop sombre pour les apercevoir. Pourtant, me mettre à quatre pattes me permettrait de faire les abdos que je me promets de faire depuis des semaines. Non, dix minutes d’abdos, c’est bien trop ! Arroser les plantes ? Voilà ce qu’il me faut. Où est mon arrosoir, elles chancellent de soif ?
Mais, je rêve…il est l’heure ! Où sont donc passées mes dix minutes, mes vingt minutes, mes trente minutes ?
Pas le temps de chercher, je suis en retard.

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)