13/01/2010

Petite halte salutaire

Salut-bis
Je mets ce blog en repos pour quelque temps....

Ecrire des textes ou des petites histoires m'amusait jusqu'à il y a peu mais au fil des années, cela est devenu une obligation me demandant un effort.
Ce blog est mon plus ancien et je pense qu'il ne correspond plus ni à la mentalité des blogs d'aujourd'hui, ni à mes motivations personnelles.

Je ne le ferme pas et je ne le laisserai pas mourir de sa belle mort si toutefois belle mort il peut y avoir !

Je fais juste un break et je vous reviens dans quelques temps avec une autre formule me permettant de retrouver mon amusement d'antan...

Écrit par Hollynx   |     |   |   1 passage(s)

24/12/2009

Tout simplement...

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Peu importe les mots
Peu importe l'orthographe
Peu importe la syntaxe
En ce jour de Noël, la magie des mots est l'amour

Joyeux Noël à toutes et à tous...

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

20/12/2009

Il neige

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Tombe la neige sur le petit village. Elle recouvre le paysage lui donnant ainsi un air de carte postale. Tout se fige sous le frima, à l’exception des fumées s’élevant des cheminées.
Depuis midi, les flocons tombent du ciel, tandis que les fumées y montent lentement. Un croisement subtil, un échange des dieux vers l’Homme et des hommes vers Dieu.

Le silence règne. Tout se transforme sous la baguette de Dame Nature sans qu’aucun bruit n’altère l’impression de plénitude que ce spectacle crée en moi.Je suis en dehors du décor que je pourrais, si je le voulais, dessiner du bout du doigt sur la vitre de ma cuisine. Mais, pourquoi gâcher l’œuvre qui se crée devant mes yeux, pourquoi y apporter un subjectif mouvement qui le ferait basculer dans le réel de ma conscience ?
Je veux garder en moi ce sentiment étrange qui me prend à l’estomac, comme à chaque événement exceptionnel.
Serait-ce cela le Bonheur ?
Je suis seule et je n’ai pas envie de partager ce moment. Egoïstement, je veux le voler, le garder, le calfeutrer dans ma mémoire, afin qu’il rejaillisse lors des moments difficiles, de joies intenses, de nuits sans sommeil.

Un oiseau traverse le ciel. Ses ailes caressent, l’espace d’un instant, les volutes de fumée de la maison de mon voisin. On dirait qu’il prend plaisir à y planer quelques secondes, avant de s’éloigner.
Le voici qui revient. Peut-être se réchauffe-t-il le bout des plumes. Cette pensée me fait sourire. Je suis bien.
Comme j’aime ces moments de solitude où, telle cet oiseau, je suis libre. Libre de caresser des yeux la beauté de la nature, vierge des Hommes et de leurs contraintes.

Un bruit me fait sursauter. Des lumières colorent d’orange l’horizon. Une masse sombre macule mon étendue blanche, jusque là immaculée.
Le camion d’épandage a tout gâché, me faisant brutalement tomber du sublime au réel quotidien : il me reste deux mannes de linge à repasser !

Écrit par Hollynx   |     |   |   1 passage(s)

13/12/2009

Une vie de papier

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Tout commence par un faire-part de naissance que suivent les photos d'anniversaire, les emballages cadeaux, les cahiers d'école, les cabanes en carton, les dessins pour maman, les cocottes en papier, les copions oubliés, les pense-bêtes improvisés, les premières lettres d'amour, les copains éloignés, le diplôme souhaité, les photos de vacances, le CV envoyé, la lettre d'embauche, l'invitation au mariage, les premières factures, le tonton oublié, les cartes postales et le courrier amical, les livres dévorés, le premier bébé, le procès mal digéré, l'achat de la maison, le dico consulté, la note du super-marché, le concours gagné, l'héritage de mémé et le lotto raté, les dossiers au boulot et le journal dans le métro, la serviette au resto, la boîte à chaussures qui ennuie et la caisse à souvenirs qui enivre et puis, le testament, la liste des médicaments, un faire-part de décès, un billet perdu l'année précédente que l'on retrouve soudain en feuilletant l'album photo d'une vie en papier mâché.

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23/11/2009

D = D = D

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Le dé se dandine sur la table : il n'a pas envie de jouer. Les doigts contrariés de Dany le saisissent et le lancent violemment sur le plateau de jeu. Le dé se dit qu'il en a plein le dos de se faire secouer ainsi et s'arrête net, à cheval sur l'arête du jeu. Cassé, hurle une voix d'enfant !

A demi étourdi des tours et détours que le petit garçon lui fait à nouveau subir, le dé se repose un instant sur le deux. Perdu, crie une petite fille tandis que le Dany, furax, empoigne le dé et le jette à nouveau comme si personne n'avait vu qu'il trichait.

S'enchaînent ensuite des cris, des pleurs, des coups de pieds et notre ami le dé termine la partie seul au milieu de la table désertée.

Il n'est pas bon d'être dé, dites-moi !

Écrit par Hollynx   |     |   |   0 passage(s)

15/11/2009

Microbes sur le D

Le temps passe, le temps file et je n'ai pas encore jeté les dés !
Je m'en vais faire dodo et je reviens demain avec sous le bras, un tas de D plus fous les uns que les autres...
Dites donc, vous ne croyiez pas que je vous avais oubliés ?

Et pour vous faire patienter, ces quelques mots de saison...




Je suis partout, votre vie est mon univers. Si l’été je somnole, aux premiers signes de frima, je me réveille avec entrain.
Je rampe sur les surfaces dures, je gigote dans les liquides, je m’enfonce dans les crevasses et je me cramponne sur les étoffes. J’adore l’humidité de vos aisselles, la chaleur de vos replis, l’intimité de votre bouche.

Vous ne pouvez ni me voir, ni me sentir, ni même m’entendre car la nature m’a fait si petit. Pourtant, je suis partout avec vous, sur vous, en vous.
Si vous saviez comme cela est triste de ne pas pouvoir communiquer avec vous qui partagez ma vie. Alors, dès que je le peux, je m’active afin que vous sachiez que je suis là à vos côtés. Je gonfle vos tissus, je rougis votre peau, je fais battre votre pouls ou encore je me loge au fond de votre gorge mais jamais vous ne semblez satisfaits de ces marques d’attention et vous cherchez à vous débarrasser de moi. Vous éternuez, vous toussez, vous expectorez, vous désinfectez, vous arrachez, vous opérez, vous arrosez de produits brûlants ou encore vous m’atteignez en plein cœur, par voie lymphatique ou sanguine, à l’aide de je ne sais quelle substance médicamenteuse.

Avez-vous déjà pris la peine de chercher à me connaître ?
Jadis, vous avez inventé un superbe instrument à cet usage et l’électronique vous apporte désormais la possibilité de me voir en couleurs, en trois dimensions, en mouvement ou en coupe transversale.
Si vous saviez comme j’aimerais être reconnu mais la nature est ainsi faite, je mets en péril votre vie et c’est vous qui, pour sauver la vôtre, à chaque occasion, m’assassinez : les microbes n’ont pas droit de vie dans le monde des hommes.
À chaque mutation, à chaque attaque, à chaque épidémie, vous réagissez. Parfois même vous anticipez. Le combat n’est pas équitable et c’est pourquoi, au bout du compte, nous nous avouons vaincus et disparaissons à tout jamais.

À moins que, quelque part, nous attendions notre heure, tapis dans une cellule congelée d’un pôle ou encore au fond de l’épuisette d’un chercheur fou…

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30/10/2009

Panique chez Halloween

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Le fantôme a troqué son drap blanc et se promène désormais sur le balai de Dame sorcière. Celle-ci a préféré le regard de feu de la citrouille qui, à son tour, s'est emparée de la toile de l'araignée que la chauve-souris initie en vain au vol de nuit.

C'est la révolution au monde d'Halloween : aucun n'est satisfait car tous voudraient faire la fête d'une autre façon mais les cauchemars ne l'entendent pas ainsi. Il est vrai qu'un fantôme sur un balai est rigolo, une sorcière aux yeux de citrouille est plutôt jolie, une citrouille aux cheveux toile d'araignée est ridicule et une chauve-souris découragée de remettre une araignée sur ses pattes ne fait peur à personne.

Vraiment, il n'est plus bon d'être sujet à faire peur la nuit d'Halloween !

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23/10/2009

C + C = C

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C n'est pas content. Imaginez-vous, un intrus lui a volé son identité. De plus, deux individus lui font dire n'importe quoi, tandis qu'un signe venu de nulle part, le transforme à chaque passage.
Vraiment, la vie du c n'est pas une vie simple !

C ne veut pas que vienne pertuber son existence de ci ou de ça, sans son accord, ce n'est plus tolérable.

La semaine dernière, il a même découvert qu'un long cou se frottait sans cesse à lui, tentant de le faire chavirer. Ch...ut, put-il cependant articuler en se débattant mais dans une ribambelle de sons, tous s'acharnèrent : ceci ou ça, qu'est-ce que cela peut te faire, tu cherches la bagarre ?

Notre c en sortit de justesse et dans un cri, il courut vers un camion, culbuta la bâche et se cacha, recouvert d'une couverture à carreaux, sous le regard de curieux complètement déconfis.

Écrit par Hollynx   |     |   |   3 passage(s)

09/10/2009

B + B = B


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B comme Balthazar, à moins que ça ne soit comme Bernard... baragouinait, balbutiait et bafouillait dans les buissons. Lors d'une balade, le sac en bandoulière et les bras ballants, lors d'un large bâillement, il avait aperçu une sorte de bambin balaise portant balluchon et bonnet blanc.

Baroudeur dans l'âme, Benoît, à moins que ça ne soit Baudouin... aurait bien aimé faire un bout de chemin avec lui mais bizarrement, brouillant les pistes, le bonhomme avait disparu rapidement.

Notre ami sans boussole ni breloque ayant fait quelques pas dans les broussailles dut se rendre à l'évidence : bigre, s'exclama-t-il, quel bêta je fais ! C'est le b.a-ba de tout baladeur : ne jamais abuser de la bière dans les bois...

Et il vit s'envoler un balbuzard, un balafon dans le bec.

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25/09/2009

A + A = A

L’Amitié avec un grand A
C’est de l’amour avec un petit a
C’est comme ça, abracadabra.

L’ambiguïté avec un petit a
C’est de l’Ambivalence avec un grand A
Troublant, abracadabran.

De B à Z, les autres lettres, ont-elles autant de pouvoir ?

Une à une, je les ai étudiées
Toutes, les ai rejetées.
Savez-vous pourquoi ?
Elles ne me ressemblaient pas.

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Voilà ce que j'écrivais, en 2004 sur ce même blog. J'ai décidé de relever le défi : bientôt la lettre B, histoire de me prouver que j'ai évolué et tenter de rendre vie plus active à mon blog initial...

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

17/09/2009

Grisaille

Il pleut. Les gouttes inondent la rue qui, rapidement, se transforme en torrent. Comment est-il possible qu'une petite goutte plus une petite goutte puissent faire autant d'eau?

J'ai les pieds trempés, les mollets éclaboussés, le dos frigorifié d'humidité. Les doigts serrés sur son manche, je m'accroche désespérément à mon parapluie. Mon parapluie à pois rouges sur toile noire, véritable gageure contre les gouttes de pluie s'écrasant, meurtrières, sur l'étoffe tendue de mon protecteur qui, intrépide, les assassine en filets dégoûlinants.

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Nous ne faisons qu'un lui et moi car tandis que je dirige son armature, afin que jamais l'eau n'atteigne mon visage, très fier de son rôle, il se garde de protéger ma nouvelle permanente. Il ne me quitte jamais, c'est mon plus fidèle compagnon. Par temps sec, il repose au fond de mon sac, bien installé dans sa housse élastique. A la première gouttelette, je le saisis d'une main rapide et de l'autre je le retire de son étui. Je presse le bouton et sans plus attendre, il s'étale à mon service. S'il venait à disparaître, si je le perdais ou si on me le dérobait, je n'ose imaginer ma détresse. Il n'est pas neuf, il doit dater des années 80. Nous en avons connu des balades, des villes, des aventures, des intempéries, des hivers et des soirées tardives. Quelques étés particulièrement arrosés aussi. Jamais il ne me fit défaut.

Toute à mes pensées, je marche d'un bon pas. Il est tard et j'ai un rendez-vous important. Ce soir, il m'emmène au restaurant. Nous nous retrouvons de l'autre côté du pont. Il pleut.

Il pleut davantage encore. La nuit commence à tomber et le vent accentue la sensation d'humidité. Je le tiens maintenant à deux mains. Je ne sais pas  qui dirige l'autre dans cet affrontement de septembre et ses caprices. Au seuil du pont Kennedy, une bourrasque plus violente nous attaque sans préambule. Mon parapluie tressaille puis glisse un peu entre mes doigts crispés qui, pour rien au monde, ne lâcheraient prise. Soudain, il se retourne en un bruit sourd déconcertant. Je n'ai plus en main qu'un pauvre diable informe, sans plus la force ni la volonté de se relever, ridiculement ébourriffé de sa toile détendue, éventrée par trois baleines pliées. Nous sommes lamentables d'eau et de vent. J'avais un rendez-vous important. Il m'attend. J'irai sans mon parapluie, tant pis. Il m'aime. Il comprendra les cheveux mouillés. Il essuiera le maquillage étalé. Il consolera mon moral décomposé. D'un geste brusque, je dépose la carcasse de mon parapluie sur la poubelle la plus proche, à l'autre bout du pont et j'accélère le pas. Il reste là. Seul. Démantibulé sur le tas de sandwishes non achevés et de cannettes cabossées. 


Il pleut moins. Les gouttes se font plus rares, les gouttières se vident et les rigoles s'affinent du courant d'eau. Je remonte mon col, je replace une mèche rebelle et je souris à la soirée qui m'attend.


Il ne pleut plus. Tout sèche, seuls quelques pois rouges sur une toile noire dépassent désespérément humides d'un tas d'ordures à l'abandon.

 
 


Écrit par Hollynx   |     |   |   3 passage(s)

03/09/2009

Il tourne en carré


Le rond de fumée s'évapore, il spirale, il s'élargit.
Le rond dans l'eau tourne, il s'étrangle, il s'évanouit.


Les pas du prisonnier qui tourne en rond, ronronnent. Ils se suivent et se ressemblent, à la queue leu leu, sans sens, sans mouvement, automatiquement rond, sans grandir, sans rétrécir, sans partir.

Ils tournent en rond, un rond que la fumée de cigarette que l'homme fume tente en vain de suivre, tandis que les traces d'eau qu'il laisse sur le sol, ses larmes et sa sueur, n'étranglent que le bonheur qu'il aurait de marcher un jour en carré.

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Écrit par Hollynx   |     |   |   1 passage(s)

27/08/2009

Le conflit espace-temps


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Tic tac fit le réveil. Tactique fit la boussole.
J'indique le temps, se vanta le réveil. J'organise l'espace, répliqua la boussole.
Mes aiguilles tournent, renchérit le réveil. Et la mienne pivote, ajouta la boussole.
Vous n'avez pas de trotteuse, s'offusqua le réveil. Non, précisa la boussole mais je possède une tête magnétisée... Où donc mettez-vous votre remontoir, si toutefois vous en avez un ?...

Vous me semblez bien aigri pour vouloir à ce point avoir le dernier mot, s'étonna la boussole. Est-ce de voir filer le temps, de tourner sans cesse en rond que vous devenez aussi agressif ? Seriez-vous jaloux de mes 4 points cardinaux alors que vos 24 heures s'égrainent de jour en jour ?

Ce discours ne plut pas du tout au réveil qui de rage déclencha une sonnerie d'enfer.
Le garçon se retourna brusquement, frappa violemment le réveil, se leva du mauvais pied et emporta la boussole et son sac de voyage.

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09/08/2009

Le départ en vacances

Attendre onze mois...

Onze mois de petites routes pour connaître l'échappée du douzième, sur l'autoroute. Après les dédales, les virages, les montées et les descentes, jouir de la rectitude bienfaisante de la ligne plane.
Onze mois de bureau minable à l'horizon. Quelques heures avec à la clef : fariente, bronzage et cocktails frais.

Lever matinal presque de nuit, impensable pour aller bosser. Chargement du coffre qui semble davantage s'adapter aux valises qu'aux courses du supermarché.Vérification de la fermeture des fenêtres et du gaz qui le sont bel et bien alors que, le lundi matin, ils refusent obstinément d'obéir.

Le départ en vacances, quelle aubaine, quelle joie, après onze mois !

Le dernier pipi de cadet, serrer à nouveau le vélo sur le porte-vélo, asseoir Papy à l'arrière et le ceinturer, malgré ses refus capricieux, polir le pare-brise et enfin mettre la clef de contact.
Se rappeler tout-à-coup le niveau d'essence, jeter un oeil sur le niveau d'huile, mesurer le niveau d'excitation du chiot emmené.

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Vive la transhumance, la liberté nous attend !

(Rendez-vous pour Le de vacances après le 15 août. A bientôt...)

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06/08/2009

La mouche et le moustique

Une mouche en déroute aperçoit, sur un bois, un moustique sympathique qui s’astique.La dodue se pose près de l’échalas et le regarde de ses yeux ronds.
Il s’étire élastique sans la moindre attention, tandis qu’elle s’approche d’un pas décidé.

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« Quelle allure squelettique, s’exclame-t-elle, les yeux mobiles, vous ressemblez à un fil agité par le vent… »

« Qu’importe l’apparence, répond le moustique grand seigneur, mieux vaut mon profil que votre masse disgracieuse. »

Sans un mot, il s’envole et se pose sur l’arête d’un mur tout proche. La mouche le rejoint et attire à nouveau son attention.Le moustique solitaire reste immobile ne lui accordant que dédains et, sans le moindre battement d’aile, regarde au loin.
La mouche curieuse suit son regard et découvre une tartine. La confiture y est généreuse et s’écoule sur les côtés.
Sans hésiter, elle décolle et s’y vautre impertinente, entre la croûte et un énorme morceau d’abricot.La réaction ne se fait pas attendre, une main géante la bouscule sur la table, tandis qu’un treillis violent l’assomme d’un coup sec.

Le moustique hausse les épaules et pense à la nuit prochaine où, habile, il viendra délicatement taquiner l’homme à la tartine.

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21/07/2009

Des mots de mer

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Soulagés et fatigués, nous marchions le cœur apaisé.
Electrisé et magnétisé, l'océan s'était tu, inconnu.

Anxieux mais heureux, tu as souri. Les yeux assouvis.
Craintive, captive, j'ai regardé le large. Les flots calmes.

D'un pas éphémère, nous avons quitté la mer. Curieux. Radieux.
La quiétude après la tempête.
Une ambiance de charme et de mystère.

Écrit par Hollynx   |     |   |   7 passage(s)

09/07/2009

Mon histoire en quelques pages


J’y inscris mes minutes, mes heures, mes jours, mes secondes, aussi.C'est un livre blanc.

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Sur la première page, j’y ai dessiné un sablier en noir et blanc.
Il ne peut s’écouler. C’est pourquoi je n’ai rien mis dans son cœur de verre. C’est un sablier tout en contours, une esquisse d’ombre et de lumière.

A la seconde page, vous trouverez une montre.
Je la voulais sans aiguille. Mais j’ai finalement préféré l’arrêter, la petite sur le 2 et la grande sur le 12. Peut-être parce que je suis née un 2 à 2 heures du matin.

Sur la troisième page, j’ai joué avec les couleurs du temps.
Mon temps est blanc, fond blanc sur lequel j’ai collé du noir, du rouge, du vert ou du jaune, selon les jours et les moments.Blanc la minute de ma naissance, noir l’instant d’une déception, rouge ma première colère, vert mes espoirs. Il y a déjà 53 pages décorées de la sorte dans cet album, l’album de ma vie, de mon temps qui passe, en noir, en blanc, et en couleurs.

Il reste encore pas mal de pages, dites donc !
Probablement pas pour vingt-cinq chapitres mais suffisamment pour terminer cette belle histoire, l’histoire de ma vie, de ma naissance à ma mort, avec ses peines et ses déceptions, ses joies et ses richesses, avec mes humeurs, mes coups de cœur, vous et moi.

Un livre blanc, mille fois ouvert et mille fois refermé, au gré du temps.
Je l'ai ouvert lors de mon premier souffle et je le refermerai lors de mon dernier.Il me reste à trouver la couleur du mot fin mais pour cela, j'ai bien le temps...

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07/07/2009

Demain, des mots


L'écriture de chaque instant...
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L'écrit qui rit
L'écrit qui pleure
L'écrit qui se moque
L'écrit qui instruit
L'écrit qui condamne

L'écrit qui libère
L'écrit qui appelle
L'écrit qui rappelle
L'écrit qui meurt
L'écrit qui vit



Promis, demain je reprends la plume !

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21/06/2009

Ponctuation en ribote

CrayonPoint rencontra Poing et ce dernier lui tapa sur le nez. Cela lui donna l'air d'un point-virgule mais ce ne fut point le point final de leur aventure.
Le regard en point d'interrogation, il n'en revint pas mais mit un point d'honneur à ne pas riposter, le coquin ayant tourné le coin.

Point, tout en rondeur, regarda ses mains: deux mains, dix doigts mais impossible d'en faire des poings. Qu'ils plient ou qu'ils se nouent, ses doigts restaient aussi raides que des points d'exclamation.

Le lendemain, Point les mains sous les bras, revint au point d'impact de la veille: plus de Poing, rien. Jouant avec ses mains, il s'impatienta. Il s'impatienta si bien qu'il ne vit point le temps passer et le surlendemain, plus de mains, plus de poings car était née la parenthèse.

Point, tout étonné, n'en crut pas ses yeux : ses mains devenues courbes, quelle aventure!C'est à ce moment qu'apparut Poing. Celui-ci ricana quand il aperçut Point puis, il analysa point par point la nouvelle situation. Il tapa du poing sur le mur, tant il la trouvait drôle, ce qui ne plut pas à Point qui bondit les deux mains (pardon: les deux parenthèses) en avant.Point d'hésitation, point de remords, il enferma Poing dans son étau. Poing ruait poings et pieds liés mais il ne put se libérer.

Ne voyez aucune morale à cette histoire, il n'y en a point.

C'est l'histoire de deux points qui ne voulurent pas finir en tréma, écrite de ma main, le poing en poche avec entre parenthèses mon humour et ma joie.

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09/06/2009

La boulette de papier

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Un petit papier s'envola. Un coin de fenêtre ouverte avait suffit à son envol.
Il échappa de peu à la corbeille à papiers car un petit garçon qui passait par là le ramassa. Le gamin le retourna dans tous les sens sans bien savoir que pouvoir en faire. Dans l'hésitation, il le poussa dans la poche de son pantalon.

Une fois rentré à la maison, Stéphane, tel était son nom, oublia sa trouvaille et partit jouer au fond du jardin. Là-bas, il retrouva ses amis qui comme lui avaient envie de passer agréablement cette fin de journée sous les derniers rayons du soleil.
Ensemble, ils grimpèrent aux arbres, ils firent des ronds dans l'eau de la rivière toute proche et construisirent un barrage fait de cailloux et de branchages.

Puis, le soir tomba. Les enfants se quittèrent et Stéphane rentra chez lui, le petit papier toujours au fond de sa poche. Celui-ci avait été bien malmené tout au long de la journée et c'est une boule informe qui tomba à terre quand l'enfant se déshabilla.
Le ploc que la chute provoqua attira l'attention du petit garçon qui s'étonna de voir la boulette sur son parquet. Il la ramassa et d'un geste brusque la fit atterrir dans la poubelle.

Le petit papier s'y trouva bien triste mais il se dit que, finalement, il avait vécu une aventure que peu d'autre papier avait vécu avant lui et il s'endormit pour la nuit.

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15/05/2009

Maboule

Du déjà vu, du déjà lu.
Amusant, sautillant, enfant et calmant.
Du déjà lu en sautillant à moins que ce ne soit de l'amusant en l'ayant déjà vu...



Coucou-super
Une boule un peu maboule, sur la route, en déroute.
Une punaise un peu niaise, au milieu, l’air sérieux.
La punaise lève un œil. La boule rentre la tête.
Devinez ce qui arrive…

Un vélo, un peu sot, vers la boule se dirige.
Un chaton, un peu rond, sur la punaise fonce.
Le vélo évite la boule.
Le chaton enjambe la punaise.

Et alors ?

Des mots ! Rien que des mots qui vont, et puis s’en vont.

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30/04/2009

Retour et détour

Un petit voyage de rien du tout et c'est le retour. Que tout me semble si familier ! Si différent aussi. Commme le disait Stendhal : ce que j’aime dans les voyages, c’est l’étonnement du retour.
Comme vous aviez raison, Monsieur !

C’est à peine croyable : ce fauteuil qui me semblait si vieux, paraît beaucoup plus jeune aujourd’hui, le salon beaucoup plus grand et la cuisine beaucoup plus claire.
Ce portrait fait très bien sur la cheminée et ce vase n’est pas vraiment à donner à la prochaine fancy-fair du quartier.
Pourquoi diable avoir voulu repeindre l’escalier ? Il peut encore durer des années dans ce jaune lumineux que le bois de la rampe met si bien en valeur. Une petite lampe dans l’entrée ferait plus joli c’est vrai, mais cela n’a rien d’urgent, ouvrons davantage la tenture en attendant.

lit
Une bonne nuit, des images plein la tête puis les valises à défaire, le linge à trier, la lessive à repasser, les factures à payer et la vie reprendra son court.

Un petit voyage de rien du tout, un minitrip et me voilà de retour . Que tout me semble si familier ! Si peu différent aussi, le charme du retour terni par les habitudes de l’existence...

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19/04/2009

A s'arracher les cheveux


Pas envie de couper les cheveux en quatre ni d'écrire une histoire tirée par les cheveux. Cependant, au risque de tomber comme un cheveu dans la soupe ou de vous les faire dresser sur la tête, je me lance dans la reprise d'un ancien texte. Et pourquoi pas, après tout ?
Difficile de replonger ainsi dans le passé.... Tout aussi difficile que la déclaration d'amour que tente de me faire, depuis des mois, mon voisin de palier. Vous savez, celui qui a un cheveu sur la langue. Le pauvre !


L'autre jour, je le suivais cheveux au vent et je me suis aperçue qu'il n'avait plus un cheveu sur la tête. Un chauve... Mon voisin de palier est chauve! Chauve avec un cheveu sur la langue.

Allez savoir pourquoi, c'est en lui emboîtant le pas que m'est venue cette idée. Elle m'est venue d'un coup, sans même chercher, comme lorsque vous recevez un cheveu dans l'oeil. A la différence près que j'ai couché cette idée sur papier.

Vous ne couchez jamais de cheveux sur une feuille. Quoique, j'ai chez moi une collection de mèches de cheveux : des blonds, des bruns, des roux, des longs, des courts, des bouclés, jusqu'aux gris de ma grand-mère, récoltés furtivement avant sa mise en terre. Vestiges du passé, ils sont le trésor d'un présent dépassé et d'un futur pas encore né.


Eh bien, le voilà écrit mon texte! N'y voyez que des cheveux.

Des mots et des cheveux, deux éléments capables de résister au temps.
Il y en a de nombreux autres, je sais mais je les garde pour d'autres récits...


Écrit par Hollynx   |     |   |   4 passage(s)

12/04/2009

A vous tous...




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06/04/2009

Blog au régime

Je me pose une question. Je me pose des questions.
La plume ne me chatouille plus et les visiteurs de ce blog doivent perdre bien des plumes à venir en vain chez moi. Relisent-ils mes anciens textes ? Découvrent-ils mes anciens mots ?
Ou tout simplement m'oublient-ils ?

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Je n'ai plus la soif d'écrire, je n'ai plus la foi de taper de petits textes sur mon clavier.
Probablement la lassitude de tant d'années de blog ou le manque de commentaires ou encore le rythme effréné qu'il faut adopter dans la blogosphère : aller plus vite, clic, une photo, clic, un p'tit comment, clic ...
Quelle place reste-t-il aux blogs dits de littérature ? Quel avenir pour ceux-ci ?
Je n'y cois plus qu'à moitié...

Une moitié vide ou une moitié pleine ?

Allez, je vote pour la moitié pleine et le fait de poser ici toutes ces questions, voici que mes doigts me chatouillent et que ma plume se déverrouille.
Me voilà repartie : je ne le fermerai pas ce blog, non je ne le laisserai pas mourir de sa belle mort, je le mettrai simplement au régime !

A bon et peut-on savoir comment l'on met un blog au régime ?

Et bien ça, monsieur, c'est une autre histoire, bonsoir !

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22/03/2009

Pensées au fil de l'eau


A califourchon sur une souche d’arbre, je regarde s’éloigner la rivière. Son débit est rapide en ce début de mois de mars, elle est plus dodue qu’en été et semble plus sauvage, aussi.

Personne ne s’arrête pour la regarder. Je suis seule avec elle sans qu’elle me remarque. Peut-être cherche-t-elle à me fuir, que si vite elle passe ?
Je me demande ce que ressentent les poissons quand, si pressée de traverser la vallée, elle en oublie leur présence : se joignent-ils à elle ou s’accrochent-ils désespérément aux herbes du rivage ?

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Comme je voudrais être un bateau de papier pour voguer sur ces flots brunis par les intempéries. Cahoté de-ci de-là, je me laisserais bercer par la vie sauvage de cette eau tourmentée, je ne résisterais pas, je fermerais les yeux jusqu’à les ouvrir aux premières senteurs de l’océan afin de découvrir l’immensité de l’éternité.

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09/03/2009

La ronde des alternances

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(L'étrange dans l'étrange d'une photo ratée...)


Lorsque survient l'hiver, je suis ravie de retrouver mes cols roulés et ma couette ouatée mais je ne vous cache pas qu'à la vue du premier rayon de soleil, je me sens revivre sous les senteurs toutes particulières du printemps.
Quand l'été prend sa place, les vacances me font tout oublier, tandis qu'une balade à vélo me fait rêver des couleurs uniques de l'automne qui se prépare déjà, en cachette.

La nuit, j'imagine le lendemain et le lendemain, je me réjouis du soir afin de profiter du cocoon obscur que parsèment les lumières chaudes. Je désire les congés et je me presse pour ne pas rater la rentrée.

Je pleure et je ris. Je ris et je pleure. J'ouvre les yeux et puis je les ferme. J'inspire et j'expire sans jamais me lasser, au fil des années.
Je vis. Un jour, je mourrai. Tout se succède de façon régulière. Je fais ma place et d'autres la prendront ensuite.

C'est l'éternelle alternance de la vie sans laquelle nous ne serions pas. La vie est belle !

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02/03/2009

La brisure


Passent les heures. Passent les saisons. Passe la vie. Reste la mort.

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Il est des choses inacceptables comme cet arrêt sur images, cette fin des choses telle un coup de canif, accroc irréparable dans le cours du temps devenu soudain définitif.

Toute une existence, des mots, des rires, des odeurs, des musiques, des touchers, des images, des souvenirs qui se figent, s'effacent et qui disparaissent à tout jamais.
Le noir, le silence, le vide, l'absence et puis le rien.
Où s'en vont les mots, les sens, les pensées, les plaisirs ? Où s'en vont mourir les regards, les souvenirs, les ambitions, les projets ? Où es-tu, toi que j'ai connu, toi que j'ai croisé, toi que je n'ai pas rencontré ? Et je reste là à ne pas savoir, à ne pas comprendre, à refuser.
Comment le monde peut-il tourner sans tous ces gens disparus, sans tous ces êtres pas encore là ?

Où donc étais-je ? Où irai-je ?
Je veux rester, je veux être au présent, je veux continuer sans plus bouger.

Arrêter le temps pour qu'il ne devienne pas rien, pour qu'il reste tout avec moi et pas sans.

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19/02/2009

La semaine sans samedi

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Samedi et dimanche sont ensemble depuis des décennies et samedi en a assez. Il louche donc à gauche, vers vendredi et puis à droite, vers lundi mais il ne sait lequel choisir comme nouvel ami.
Il y a aussi mercredi...
Samedi se décourage. Il s'ennuie et soupire.
Son souffle est si fort que les pages du calendrier se mettent à tourner et le voici tout ahuri de se retrouver, la tête à l'envers, sur le samedi de la semaine suivante. A moins que ce ne soit celui du mois précédent.

Samedi se redresse et n'en croit pas ses yeux : il n'est plus dans sa semaine.
Et le voilà perdu dans le temps, dans l'espace, dans les pages de ce calendrier qu'il pensait être le sien.
Samedi pleure. Il pleure si fort que ses larmes l'emmènent en un torrent sur une autre page et il se retrouve à nouveau aux côtés de dimanche.
Alors samedi pense : qu'il est bon d'être auprès de ceux qu'on aime...

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09/02/2009

La route de l'eau

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La pluie sur la route n'a pas le même visage que celle qui, goutte à goutte, mouille mon carreau.
L'une s'échappe et roule verticale, tandis que l'autre s'étale à l'horizontale et se rassemble en flaques. Mon doigt suit celle de ma vitre et mon pied foule celle de mon chemin. L'une est limpide et légère, l'autre est changeante et chargée d'impuretés.

Pourtant avec le temps, elles ne feront plus qu'une, mêlant gouttes et flaques pour ne plus faire qu'une bruine sur mon visage lorsque, curieuse, je lèverai le nez à la recherche de l'éclaircie.

Écrit par Hollynx   |     |   |   1 passage(s)