10/10/2011

Retour peu attendu



Il est arrivé sans même que je m'en rende compte. Sur la pointe des pieds. Il m'avait bien semblé sentir son odeur mais je me disais qu'il était trop tôt pour qu'il revienne. Il est revenu en laissant quelques traces de son passage. Il n'est pas resté. Il est passé et m'a laissé l'assurance qu'il allait revenir. Il est comme ça, timide puis avec le temps, il s'affirme, ses traces devenant des marques, des empreintes indélébiles qui mettent des mois à disparaître.

Ne cherchez pas à le retenir. Ne tentez pas de le chasser. Il va et vient comme il l'entend, sans crier gare, sans violence, avec juste une pointe de fermeté.

Il est beau gosse. Il est sauvage et capricieux. Il aime la liberté, le calme et le chaos en même temps. Il est artiste quand il utilise sa palette de peintures pour vous offrir son plus beau tableau. Il est fort, avec un rien nostalgique. Il est tonique, avec un tout anarchique.

Il est passé chez moi, incognito et de nuit : les matins s'en souviennent mieux que les soirs. Il semble désormais sur le point de s'installer, il est prêt, à l'affût d'un signe, d'un geste, d'une date anniversaire car il aime la ponctualité même si parfois il est en avance ou en retard.

Il est arrivé sans même que je m'en rende compte. Sur la pointe des pieds. J'ouvre ma porte, je respire à pleins poumons : l'automne est de retour, qu'on se le dise !

Écrit par Hollynx   |     |   |   4 passage(s)

15/10/2008

La naissance de l'automne


Une petite fille demanda à sa poupée : Dis, pourquoi les arbres perdent-ils leurs feuilles en automne ? La poupée, quelque peu embarrassée, se mit à raconter...

Dans le monde des jouets d’où je viens, on raconte qu’un jour, l’arbre le plus puissant de la forêt tomba amoureux du soleil. A cette époque, il n’y avait pas de saison, tous les jours étaient pareils, les heures se superposaient et les secondes ne faisaient pas les minutes.
On dit même que les nuits étaient si courtes que la lune n’avait jamais le temps d’être pleine.

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Cependant les jours se mirent à raccourcir et les nuits commencèrent à s’allonger. La lune passa du croissant à la demi-lune et parfois même elle dessinait un cercle parfait. Certains prétendirent que c’était pour plaire au soleil.
Cette remarque ne laissa pas l’astre de feu indifférent et, très rapidement, le bruit d’un rendez-vous entre les deux intéressés courut.
Pendant ce temps, sur la terre, au fond de la forêt, l’arbre le plus puissant n’arrêtait pas de pousser et de s’étoffer car il avait, en son cœur, le désir secret d’atteindre un jour le zénith afin d’épouser le soleil. C’est ainsi que quand la rumeur de l’idylle des deux astres lui parvint aux oreilles, une colère terrible s’empara de lui.
Rien n’y fit : le rendez-vous des amoureux eut lieu en une magnifique éclipse, dont tous les habitants du monde imaginaire dont je te parle se souviennent encore aujourd’hui. La lune enlaça le soleil qui l’étreignit de ses plus beaux rayons, dans une étreinte qu’ils croyaient éternelle.

Mais dans sa forêt, l’arbre hurlait, trépignait et gesticulait comme un forcené : la folie l’avait gagné et il criait vengeance, les bras levés au ciel et ses feuilles tombant à ses pieds, en des larmes de sang.
Un dieu en eut assez de ce chaos : il stoppa l’éclipse, sévit et dicta sa loi : dorénavant, le temps serait répartit en saisons afin que chacun y trouve son compte et lui, le calme. Le soleil fut promu maître du jour, la lune maîtresse de la nuit et l’arbre, roi de la forêt.

Mais le nouveau roi n’accepta pas cette sentence et il transmit à sa descendance une rancœur puissante et indestructible. Et c’est ainsi, vois-tu, qu’à chaque fois que les jours raccourcissent, l'automne revenu, les arbres deviennent mélancoliques et pleurent des larmes de sang aux reflets d’argent.


La poupée regarda la petite fille qui restait sans réaction : elle s’était endormie…

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

30/09/2008

Lueurs d'automne


Profitons de ces derniers jours de douceur vagabonde..
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Le soleil bas torture les feuilles des arbres qui se séchent sur les branches, se détachent et s’en vont mourir sur le sol encore tiède de l’été.
J’aime les écraser du pied et entendre leur crissement quand, telles de grandes mains gantées, elles griffent la terre du chemin et tentent de camoufler les marrons trop vite tombés à la grande joie des enfants étonnés.

Écrit par Hollynx   |     |   |   0 passage(s)

14/10/2007

Feuilles mortes d'automne


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Feuilles d'automne, rouges, jaunes ou brunes, vous tapissez mes promenades d'une douceur inexpliquable et toute particulière à mon coeur, car si je crains la mort, vous êtes le témoin qu'elle peut être différente que le rien que j'imagine.

L'automne est la saison que je préfère, elle est couleur, senteur et musique quand, de mes pieds bottés, je m'amuse à vous faire crisser.

Écrit par Hollynx   |     |   |   1 passage(s)