15/11/2009

Microbes sur le D

Le temps passe, le temps file et je n'ai pas encore jeté les dés !
Je m'en vais faire dodo et je reviens demain avec sous le bras, un tas de D plus fous les uns que les autres...
Dites donc, vous ne croyiez pas que je vous avais oubliés ?

Et pour vous faire patienter, ces quelques mots de saison...




Je suis partout, votre vie est mon univers. Si l’été je somnole, aux premiers signes de frima, je me réveille avec entrain.
Je rampe sur les surfaces dures, je gigote dans les liquides, je m’enfonce dans les crevasses et je me cramponne sur les étoffes. J’adore l’humidité de vos aisselles, la chaleur de vos replis, l’intimité de votre bouche.

Vous ne pouvez ni me voir, ni me sentir, ni même m’entendre car la nature m’a fait si petit. Pourtant, je suis partout avec vous, sur vous, en vous.
Si vous saviez comme cela est triste de ne pas pouvoir communiquer avec vous qui partagez ma vie. Alors, dès que je le peux, je m’active afin que vous sachiez que je suis là à vos côtés. Je gonfle vos tissus, je rougis votre peau, je fais battre votre pouls ou encore je me loge au fond de votre gorge mais jamais vous ne semblez satisfaits de ces marques d’attention et vous cherchez à vous débarrasser de moi. Vous éternuez, vous toussez, vous expectorez, vous désinfectez, vous arrachez, vous opérez, vous arrosez de produits brûlants ou encore vous m’atteignez en plein cœur, par voie lymphatique ou sanguine, à l’aide de je ne sais quelle substance médicamenteuse.

Avez-vous déjà pris la peine de chercher à me connaître ?
Jadis, vous avez inventé un superbe instrument à cet usage et l’électronique vous apporte désormais la possibilité de me voir en couleurs, en trois dimensions, en mouvement ou en coupe transversale.
Si vous saviez comme j’aimerais être reconnu mais la nature est ainsi faite, je mets en péril votre vie et c’est vous qui, pour sauver la vôtre, à chaque occasion, m’assassinez : les microbes n’ont pas droit de vie dans le monde des hommes.
À chaque mutation, à chaque attaque, à chaque épidémie, vous réagissez. Parfois même vous anticipez. Le combat n’est pas équitable et c’est pourquoi, au bout du compte, nous nous avouons vaincus et disparaissons à tout jamais.

À moins que, quelque part, nous attendions notre heure, tapis dans une cellule congelée d’un pôle ou encore au fond de l’épuisette d’un chercheur fou…

Écrit par Hollynx   |     |   |   0 passage(s)

23/10/2009

C + C = C

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C n'est pas content. Imaginez-vous, un intrus lui a volé son identité. De plus, deux individus lui font dire n'importe quoi, tandis qu'un signe venu de nulle part, le transforme à chaque passage.
Vraiment, la vie du c n'est pas une vie simple !

C ne veut pas que vienne pertuber son existence de ci ou de ça, sans son accord, ce n'est plus tolérable.

La semaine dernière, il a même découvert qu'un long cou se frottait sans cesse à lui, tentant de le faire chavirer. Ch...ut, put-il cependant articuler en se débattant mais dans une ribambelle de sons, tous s'acharnèrent : ceci ou ça, qu'est-ce que cela peut te faire, tu cherches la bagarre ?

Notre c en sortit de justesse et dans un cri, il courut vers un camion, culbuta la bâche et se cacha, recouvert d'une couverture à carreaux, sous le regard de curieux complètement déconfis.

Écrit par Hollynx   |     |   |   3 passage(s)

09/10/2009

B + B = B


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B comme Balthazar, à moins que ça ne soit comme Bernard... baragouinait, balbutiait et bafouillait dans les buissons. Lors d'une balade, le sac en bandoulière et les bras ballants, lors d'un large bâillement, il avait aperçu une sorte de bambin balaise portant balluchon et bonnet blanc.

Baroudeur dans l'âme, Benoît, à moins que ça ne soit Baudouin... aurait bien aimé faire un bout de chemin avec lui mais bizarrement, brouillant les pistes, le bonhomme avait disparu rapidement.

Notre ami sans boussole ni breloque ayant fait quelques pas dans les broussailles dut se rendre à l'évidence : bigre, s'exclama-t-il, quel bêta je fais ! C'est le b.a-ba de tout baladeur : ne jamais abuser de la bière dans les bois...

Et il vit s'envoler un balbuzard, un balafon dans le bec.

Écrit par Hollynx   |     |   |   6 passage(s)

25/09/2009

A + A = A

L’Amitié avec un grand A
C’est de l’amour avec un petit a
C’est comme ça, abracadabra.

L’ambiguïté avec un petit a
C’est de l’Ambivalence avec un grand A
Troublant, abracadabran.

De B à Z, les autres lettres, ont-elles autant de pouvoir ?

Une à une, je les ai étudiées
Toutes, les ai rejetées.
Savez-vous pourquoi ?
Elles ne me ressemblaient pas.

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Voilà ce que j'écrivais, en 2004 sur ce même blog. J'ai décidé de relever le défi : bientôt la lettre B, histoire de me prouver que j'ai évolué et tenter de rendre vie plus active à mon blog initial...

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)