21/07/2009

Des mots de mer

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Soulagés et fatigués, nous marchions le cœur apaisé.
Electrisé et magnétisé, l'océan s'était tu, inconnu.

Anxieux mais heureux, tu as souri. Les yeux assouvis.
Craintive, captive, j'ai regardé le large. Les flots calmes.

D'un pas éphémère, nous avons quitté la mer. Curieux. Radieux.
La quiétude après la tempête.
Une ambiance de charme et de mystère.

Écrit par Hollynx   |     |   |   7 passage(s)

28/07/2008

Fatale étreinte



Elle s'est allongée nue à ses côtés. Tout près, très près, trop près.
Il s'est approché d'elle et l'a caressée de ses lèvres amoureuses. Effleurement doux puis de plus en plus fort.

Elle s'est laissée bercer par ses baisers, victime consentante.
Elle a glissé en son sein. Progression lente puis de plus en plus rapide et s'est donnée à lui pour l'éternité.

Écrit par Hollynx   |     |   |   0 passage(s)

09/07/2008

Le baume au cœur

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Face à la mer, je laisse s'échapper mes pensées au vent: mes soucis s'envolent, d'agréables images colorées envahissent mon esprit, mes tracas se noient dans les flots, tandis que d'étranges énergies positives violent agréablement mon imaginaire, mon cœur et mon corps.
Je suis bien, les pieds dans l'eau, les cheveux gonflés de l'air marin, les yeux au large et les oreilles dans le bruit de l'immensité ondulante.
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Une mouette, à moins que ce ne soit un goéland, crie non loin de moi. Elle me ramène sur le rivage car, l'espace d'un moment et sans même m'en rendre compte, pour de plus mystérieuses aventures, j'avais quitté le sable, clone du coquillage que le courant emporte par delà la réalité de la côte, minuscule crustacé sans âme que rien n'arrête, pas même le cri d'une mouette.

Et voilà que soudain mes pensées reprennent possession de mon esprit, mes soucis reviennent, la lumière diminue, mes tracas sortent des vagues et pourtant je suis bien, les pieds dans l'eau, avec l'impression d'avoir touché au bonheur à l'état pur.

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)

24/08/2007

Une journée particulière

Une fois par an, il m’est coutume de m’offrir l’un de mes cadeaux personnels favoris : une journée à la mer. Prendre le train de bon matin, me laisser bercer par les roulis des voies, l’esprit en vagabondage parmi les mots du bouquin glissé dans mon sac à main. Jeter un œil sur le paysage qui défile à flan de wagon et puis me dire que je vais la retrouver encore une fois.

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Guetter le soleil, craindre la pluie, malgré l’imper rangé au fond de mon sachet, débarquer maladroite dans la gare de la station choisie cette année et faire quelques pas ou plus, afin de l’apercevoir. Déambuler dans la foule d’un jour ou d’un séjour prolongé, sentir les effluves sucrées et salées ne faisant plus qu’une à nulle autre pareille, m’éloigner de la civilisation, profiter de l’air, me remplir d’iode, me gonfler du vent, me fatiguer d’en profiter et puis regarder, humer, écouter jusqu’à revenir vers la gare, remonter dans le train, replonger dans le livre abandonné l’espace d’une journée et rentrer me coucher dans l’attente de déjà y retourner.

Écrit par Hollynx   |     |   |   2 passage(s)